Parce qu’un couple séparé de Rhénanie du Nord-Westphalie n’était pas parvenu à s’entendre sur qui pourrait garder leur chien, le tribunal de district de Siegburg a pris une décision inhabituelle (numéro de dossier 124 C 102/25) : l’animal doit être vendu aux enchères – celui qui fait l’offre la plus élevée obtient le chien.
Le tribunal considère les deux comme des propriétaires égaux
Le couple a acheté le Labrador noir « Boon » en 2021 : tous deux figurent dans le contrat d’achat et ont chacun payé la moitié du prix d’achat. Après la séparation en 2023, le chien s’est d’abord déplacé régulièrement entre les deux foyers.
Comme cela devenait de plus en plus difficile, le litige a été porté devant les tribunaux. La femme a fait valoir, entre autres, qu’elle avait plus de temps pour s’occuper du chien et qu’elle devait supporter seule de nombreux frais vétérinaires.
Cependant, le tribunal de district de Siegburg n’a pas suivi cet argument. Selon le tribunal, les deux ex-partenaires forment une communauté dite fractionnée sur le chien. Selon l’article 90a du Code civil, les animaux ne sont pas des choses. Mais sur le plan juridique, les mêmes réglementations s’appliqueraient en grande partie.
Par conséquent, aucune des deux parties concernées n’a le droit de devenir l’unique propriétaire du chien.
Le chien ne peut pas être partagé
Selon les règles légales, une telle association de propriétaires doit être dissoute. Un chien ne pouvant naturellement pas être divisé, le tribunal a ordonné une vente aux enchères entre les deux copropriétaires. Celui qui fait l’enchère la plus élevée remporte le Labrador.
Le raisonnement qui sous-tend le jugement indique que la loi ne prévoit fondamentalement aucune autre forme de dissolution dans une telle situation. Les difficultés liées à une vente aux enchères ne sont pas légalement suffisantes pour s’en écarter.
Le demandeur doit tolérer « la vente aux enchères du chien entre les partenaires de la communauté fractionnaire (demandeur et défendeur) ».
De l’avis du tribunal, le bien-être animal ne conduit pas à un résultat différent. Les deux parties sont également aptes à garder le chien. Contrairement aux litiges concernant les enfants, le tribunal ne peut pas déterminer la volonté de l’animal.
L’appel n’a pas abouti
Le jugement du tribunal de district de Siegburg a été confirmé par le tribunal régional de Bonn. Il en reste donc : le Labrador doit être vendu aux enchères. Celui qui remportera le marché dépendra uniquement du montant de l’offre.