Un petit-déjeuner tardif réduit l’espérance de vie

  • Dans la vidéo ci-dessus : céréales, pain ou soupe épicée ? – Un expert surprend avec sa réponse : c’est le petit-déjeuner le plus sain au monde

Selon une nouvelle étude, le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée, surtout pour les personnes qui souhaitent perdre du poids. L’étude, publiée dans le « British Journal of Nutrition » en février 2026, a montré : les personnes en surpoids et obèses qui consommaient 45 pour cent de leurs besoins caloriques quotidiens au petit-déjeuner et seulement 20 pour cent le soir ont perdu en moyenne quatre kilos.

Mais non seulement la quantité mais aussi le moment du petit-déjeuner sont d’une grande importance pour la santé. Une étude à long terme a montré en 2025 : un petit-déjeuner tardif chez les personnes âgées est associé à un risque accru de décès. Les problèmes de santé tels que la dépression, la fatigue chronique ou les problèmes de sommeil sont également plus fréquents.

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Le rythme recule souvent

L’analyse s’est basée sur les données de 2 945 personnes âgées de 42 à 94 ans. Toutes vivaient de manière indépendante et ont participé à des enquêtes répétées sur une période de 34 ans – par exemple sur les heures de repas, les habitudes de sommeil et l’évolution de la maladie.

Les résultats montrent une tendance claire : à chaque décennie supplémentaire de vie, le petit-déjeuner est retardé d’environ trois minutes en moyenne. Sur cinq décennies, il y a une différence de plus de 45 minutes. Le dîner est également reporté, mais dans une moindre mesure. La durée quotidienne des repas – c’est-à-dire la période entre le petit-déjeuner et le dîner – devient globalement plus courte à mesure que nous vieillissons.

Ceux qui prennent leur petit-déjeuner plus tard sont plus susceptibles de tomber malades

Ce qui est particulièrement frappant : les personnes qui prennent régulièrement leur petit-déjeuner plus tard sont plus souvent malades. Les chercheurs ont trouvé un lien avec divers problèmes de santé :

  • Dépression
  • Troubles anxieux
  • Fatigue permanente
  • Maladies dentaires
  • Apparition simultanée de plusieurs maladies (multimorbidité)

Même ceux qui souffrent de troubles du sommeil ou qui ont des difficultés à cuisiner prennent souvent leur petit-déjeuner plus tard. Le report de l’heure des repas ne semble pas être une cause, mais plutôt l’expression de changements généraux dans l’état de santé.

Petit-déjeuner tardif, risque de décès plus élevé

Une conclusion centrale de l’étude concerne le lien entre l’heure du petit-déjeuner et l’espérance de vie. Quiconque retarde considérablement son premier repas court un risque de décès nettement plus élevé.

Plus précisément, l’évaluation montre :

  • Pour chaque heure de petit-déjeuner tardive, le risque de mourir pendant la période d’observation augmente jusqu’à 11 %
  • Dans le groupe du petit-déjeuner précoce, 89,5 pour cent ont survécu après dix ans
  • Dans le groupe du petit-déjeuner tardif, le taux n’était que de 86,7 %

Cette différence persiste même lorsque d’autres facteurs tels que

  • Dormir,
  • Alcool,
  • Fumée
  • ou statut socio-économique

être pris en compte.

« Ces résultats donnent un nouveau sens à l’adage selon lequel « le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée », en particulier pour les personnes âgées », a déclaré Hassan Dashti, responsable de l’étude, du Massachusetts General Hospital.

Deux types, deux habitudes alimentaires

Dans leur analyse, les chercheurs ont différencié deux groupes : les mangeurs précoces et les mangeurs tardifs. Les premiers mangeurs ont maintenu leurs horaires de petit-déjeuner à des heures constantes au fil des ans. Les mangeurs tardifs commençaient leur premier repas de plus en plus tard au fil du temps – et présentaient un risque global de maladie plus élevé.

« Nos résultats suggèrent que prendre un petit-déjeuner tard pourrait être un simple marqueur de l’état de santé des personnes âgées », explique Dashti.

Les gènes jouent également un rôle

Dans le cadre de l’étude, des données génétiques ont également été évaluées. Il s’est avéré que les personnes ayant une prédisposition génétique à un « chronotype du soir » – c’est-à-dire des lève-tard – prenaient leur petit-déjeuner en moyenne sept minutes plus tard. Le déjeuner et le dîner ont également légèrement changé.

Selon l’étude, les gènes associés à l’obésité n’influencent pas le moment où les gens mangent, mais la durée de leur repas dans la journée.

Pourquoi l’heure du petit-déjeuner est plus qu’une habitude

Les chercheurs voient le repas du matin comme une sorte de système d’alerte précoce. Si le début de la journée est définitivement retardé, cela pourrait être le signe de problèmes de santé, surtout si l’appétit, la qualité du sommeil ou le niveau d’énergie diminuent en même temps.

Un petit-déjeuner régulier le matin pourrait aider à maintenir l’horloge interne stable à mesure que nous vieillissons – et ainsi mieux préparer le corps pour la journée.

En résumé :

  • À mesure que nous vieillissons, le petit-déjeuner est souvent retardé, en moyenne d’environ 45 minutes sur cinq décennies.
  • Un petit-déjeuner tardif est associé à la dépression, à la fatigue, aux troubles du sommeil et à plusieurs maladies à la fois.
  • Prendre un petit-déjeuner toutes les heures plus tard augmente sensiblement le risque de décès – un début régulier de la journée pourrait donc stabiliser la santé des personnes âgées.

Par Anne Bajrica

L’original de cet article « Une étude met en garde : un petit-déjeuner tardif chez les personnes âgées augmente le risque de décès » vient de Smart Up News.





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