Quiconque prend de toute façon des vacances refusées risque son emploi. C’est ce que démontre un arrêt du tribunal régional du travail de Cologne (numéro de dossier 6 SLa 119/25).
L’affaire : que s’est-il passé ?
Un employé de 47 ans et père de trois enfants originaire de Rhénanie du Nord-Westphalie avait été autorisé à prendre des vacances pour l’été 2024. Du 1er au 19 juillet. Cependant, les vols qu’il avait déjà réservés étaient les 27 juin et 23 juillet, soit quatre jours ouvrables en dehors des vacances approuvées.
Il a d’abord demandé un horaire flexible pour les jours supplémentaires, puis un congé sans solde. L’employeur a rejeté les deux. L’homme a néanmoins fait le voyage et s’est absenté sans excuse les 27 et 28 juin.
Le tribunal régional du travail de Cologne a considéré qu’il s’agissait d’un « abus de congé non autorisé » et a confirmé le licenciement de l’employeur sans préavis.
Le tribunal dit clairement : vous n’êtes pas autorisé à prendre des vacances vous-même
Selon les juges, les salariés ne peuvent pas simplement prendre des vacances simplement parce qu’ils estiment qu’un refus est injuste. Même si un employeur rejetait illégalement une candidature, cela ne donne pas droit au droit de s’absenter du travail.
« Un refus illégal de vacances ne devient pas automatiquement une approbation », précise le jugement.
Quiconque estime que le refus est irrecevable doit plutôt engager une action en justice et, le cas échéant, demander une injonction provisoire auprès du tribunal du travail.
11 ans de service n’ont pas aidé
L’homme était employé par l’entreprise depuis 2013. Néanmoins, de l’avis du tribunal, l’intérêt de l’employeur à mettre fin immédiatement à la relation de travail prévalait.
Ce qui était particulièrement important, c’était que l’employé avait été informé à plusieurs reprises des conséquences de son comportement et qu’il s’en tenait toujours à ses projets de voyage.
« Un tel comportement se caractérise par un manque de fiabilité et un manque de loyauté envers l’employeur », a déclaré le tribunal.
Il y a également eu un conflit antérieur entre les parties. En 2020, le salarié avait déjà séjourné à l’étranger pendant une période plus longue après un congé dans les foyers autorisé et s’était déclaré malade pendant une période pour laquelle il s’était vu auparavant refuser un congé supplémentaire et un congé parental. Le tribunal a interprété cela comme une indication que la relation de travail ne se déroulait pas sans problème avant l’incident actuel.
Le silence de l’employeur ne vaut pas consentement
Peu avant le voyage, le salarié a de nouveau demandé un congé sans solde. Comme l’employeur ne répondait plus, l’homme a supposé qu’il y avait un consentement tacite.
Le tribunal n’a pas non plus retenu cet argument. En principe, aucune approbation ne peut découler du silence – surtout pas si les demandes correspondantes ont été expressément rejetées plusieurs fois au préalable, expressément six fois au total.
« Il ne s’agit que d’un souhait individuel », a jugé le juge.
Cette décision montre que quiconque continue de prendre des vacances refusées marche sur une glace extrêmement mince en vertu du droit du travail. Les employés ne devraient jamais éviter un refus par eux-mêmes, mais devraient le faire vérifier légalement. Dans le cas contraire, dans le pire des cas, il existe un risque de résiliation immédiate.