Nutrition pendant la ménopause : de nombreuses femmes font ces erreurs

De la baie miracle au régime hormonal : lorsque les femmes arrivent à la ménopause, les conseils nutritionnels poussent comme des champignons. Parfois, plus de soja devrait aider, parfois moins de glucides, parfois une certaine préparation vitaminée.

Mais la réalité scientifique est bien plus sobre : à ce jour, il n’existe pratiquement pas de recommandations nutritionnelles claires et générales pour la ménopause. Cela ne veut pas dire que la nutrition est sans importance. Mais les données montrent avant tout une chose : le corps humain réagit individuellement – en particulier dans une phase où le système hormonal change fondamentalement.

Uwe Knop est nutritionniste diplômé, auteur et conférencier dans des associations professionnelles, des entreprises et lors de formations médicales. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.

Le mythe du « bon » régime alimentaire pour la ménopause

Les données nutritionnelles et les organisations spécialisées le soulignent depuis des années : l’« alimentation saine » généralement valable n’existe pratiquement pas scientifiquement – et cela est particulièrement vrai pour la ménopause. Durant cette phase, le corps féminin subit une transformation hormonale complexe. Il n’a pas encore été scientifiquement prouvé que ce processus puisse être contrôlé par une liste générale des « bons » et des « mauvais » aliments.

Certaines études examinent les liens entre l’alimentation et certains aspects de la ménopause. Des études observationnelles menées en Grande-Bretagne et aux États-Unis montrent que les femmes qui consomment des poissons gras ou des légumineuses atteignent statistiquement plus souvent la ménopause un peu plus tard.

Mais de telles études ne peuvent pas prouver une relation de cause à effet. Car nous avons ici affaire à un « classique de la recherche nutritionnelle » : les corrélations ne sont pas des causalités. En d’autres termes, c’est peut-être le poisson. Ou peut-être un mode de vie globalement soucieux de sa santé. Les relations statistiques ne constituent pas une preuve de cause à effet.

Compléments nutritionnels : l’espoir du flacon de pilules ?

Une situation similaire se dessine également avec les compléments alimentaires. Certaines études trouvent des relations statistiques entre certains micronutriments et le moment de la ménopause. Aucune recommandation claire ne peut toutefois en être tirée. Surtout, des recherches antérieures montrent que les compléments alimentaires n’offrent pas de bénéfices constants pour de nombreux symptômes de la ménopause. Donc, si vous espérez arrêter les montagnes russes hormonales avec quelques pilules, vous pourriez être déçu.

L’intuition au lieu des dogmes nutritionnels

Au lieu de suivre des règles rigides, il peut être plus logique de considérer la ménopause comme une phase absolument individuelle de réorientation physique et mentale et de découverte de soi. Pendant cette période, de nombreuses femmes remarquent non seulement des changements « classiques » tels que des bouffées de chaleur, des sueurs et une prise de poids, mais aussi de nombreux changements en termes de faim, de satiété ou de tolérance.

Peut-être avez-vous soudainement plus de mal à tolérer un expresso tardif. Ou encore, un verre de vin le soir provoque un sommeil agité. De tels changements ne sont pas rares : ils font partie de l’adaptation physique.

Une stratégie utile peut donc consister à accorder encore plus d’attention que d’habitude aux signaux de votre propre corps pendant ce « processus de transformation ». Aiguisez vos sens culinaires intérieurement. Cela comprend

Attention à la compatibilité :

Les aliments qui ne posaient auparavant aucun problème peuvent soudainement sembler différents. Alors cela vaut la peine d’y regarder de plus près.

Prenez la saturation au sérieux :

À mesure que nous vieillissons, les besoins énergétiques peuvent changer, notamment en raison de changements dans la composition corporelle et les niveaux d’activité.

Comprendre la faim et le désir comme des indices :

Le désir de certains aliments peut être un signal que vous pouvez suivre au moins occasionnellement. Cela ne signifie pas faire aveuglément confiance à chaque impulsion. Mais votre propre perception peut être un guide utile – aux côtés des découvertes scientifiques.

Quand le corps devient un sac miracle

Un peu d’humour aide aussi. Hier, vous aviez encore des engelures – aujourd’hui, il suffit de penser à un thé chaud et vous aimeriez passer la nuit dans le rayon congélateur du supermarché. La ménopause n’est pas une maladie, mais une phase naturelle de la vie. Quiconque essaie de contrôler chaque changement avec des règles alimentaires strictes crée souvent plus de stress que de bénéfice. Et le stress, à son tour, peut aggraver de nombreuses plaintes.

Aliments qui pourraient valoir la peine d’être essayés

Même s’il n’existe pas de recommandations universelles, les femmes pourraient rapporter des expériences positives avec les aliments suivants, car un effet semble très plausible d’un seul point de vue physiologique. Les effets scientifiquement prouvés ne sont pas toujours évidents, mais cela vaut quand même la peine d’essayer.

Piment fort ou poivre de Cayenne

Les épices piquantes favorisent la circulation sanguine et peuvent déclencher la transpiration, ce qui peut non seulement être perçu comme un refroidissement, mais aussi un refroidissement physique (vous pouvez en savoir plus à ce sujet ici).

Poissons gras (par exemple saumon ou maquereau)

Apporter des acides gras oméga-3, qui sont généralement statistiquement liés à un certain nombre d’effets positifs (tels que la santé cardiovasculaire et les processus inflammatoires).

légumineuses et soja

Contient ce qu’on appelle des phytoestrogènes. Certaines études suggèrent qu’ils pourraient légèrement influencer certaines affections.

Substances amères (par exemple chicorée ou roquette)

Peut soutenir la digestion et aider certaines personnes à mieux réguler les fringales.

sage

Traditionnellement utilisé comme thé contre la transpiration excessive, il montre un possible effet apaisant.

Conclusion: La ménopause n’est en aucun cas un déficit qui doit être réparé ou compensé par une « bonne » alimentation. Il s’agit bien entendu d’une phase de changement au cours de laquelle les directives nutritionnelles physiques peuvent également changer. Les études scientifiques fournissent des informations importantes, mais elles ne décrivent que des valeurs moyennes.

La façon dont votre propre corps réagit peut varier considérablement. C’est pourquoi il vaut la peine, surtout dans cette phase absolument individuelle de la vie, de rester curieux et de s’écouter encore plus intensément : que me dit mon « corps dans cette « métamorphose de la méopause » ?

  • Source des images : Uwe Knop

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