Six semaines de vacances, cela ressemble à de la détente, mais pour de nombreux enfants, la phase la plus risquée de l’année commence maintenant.
490 minutes par jour : ce que révèlent les chiffres sur le temps passé devant un écran en vacances
L’actuelle étude DAK Media Addiction 2026, réalisée par le Centre allemand pour les problèmes de toxicomanie chez les enfants et les adolescents de l’hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf, fournit des chiffres inquiétants : lors d’une journée d’école normale, les enfants passent déjà 343 minutes devant les écrans – y compris les jeux, les réseaux sociaux et le streaming.
Les jours sans école, cette valeur passe à 490 minutes, soit huit bonnes heures par jour. Extrapolé sur six semaines de vacances d’été, cela équivaut à environ 340 heures de temps d’écran, soit plus de quatorze jours complets d’affilée. Ce numéro montre clairement qu’il ne s’agit pas d’un jeu occasionnel ou d’un défilement occasionnel, mais d’un phénomène structurel qui démarre presque automatiquement à la fin de l’année scolaire.
Florian Buschmann, fondateur de « Offline Heroes », promeut l’éducation aux médias, la prévention de la dépendance aux médias et l’utilisation correcte de l’IA. Il fait partie de notre réseau d’experts EXPERTS Circle.
Pourquoi l’écran gagne quand la structure manque
Dès que l’école, les rendez-vous et les routines quotidiennes fixes ne s’appliquent plus, l’écran devient nettement plus attrayant pour de nombreux enfants. La raison réside dans le fonctionnement des médias numériques : ils offrent des stimuli immédiats, des tâches clairement définies et un feedback immédiat. Un jeu indique à l’enfant à chaque minute quoi faire ensuite et si c’était bien. En revanche, la vraie vie pendant les vacances est souvent ouverte, lente et plus fatigante. Il n’est pas étonnant que de nombreux enfants choisissent l’option soi-disant la plus simple, avec un retour d’information plus clair. Cela devient critique lorsque les activités réelles perdent de plus en plus d’importance.
Pour moi, les vacances n’étaient pas une détente, mais plutôt un accélérateur
Je connais ce modèle non seulement grâce à mon travail avec les enfants et les jeunes, mais aussi grâce à ma propre histoire. Adolescente, j’étais moi-même accro aux médias. Mon addiction n’est pas née du stress de l’école, mais des lacunes. Et aucune période n’a connu des interruptions aussi importantes que les vacances d’été. Durant l’année scolaire, le cadre extérieur me retenait tant bien que mal. Ce cadre n’existait pas pendant les vacances – et c’est exactement à ce moment-là qu’un hobby est devenu le centre de ma vie.
Épuisé au lieu de détendu – quand les vacances ont l’effet inverse
Les vacances d’été devraient permettre aux enfants de dormir, de faire de l’exercice et de se détendre véritablement face à la pression de l’année scolaire. Cependant, lorsque la consommation des médias pose problème, cet effet est souvent inversé. Si vous jouez jusqu’à quatre heures du matin et dormez jusqu’à midi, vous ne récupérerez pas, mais modifierez tout votre rythme. L’irrigation constante est le contraire de la relaxation.
Deux leviers concrets pour les parents – sans interdictions et contrôle constant
Six semaines d’interdiction des téléphones portables ne fonctionnent pas et ne feront que brûler la relation. Au lieu de s’appuyer sur des restrictions générales, il existe deux approches qui fonctionnent réellement dans la vie familiale quotidienne, même sans surveillance constante. Premier levier : lier le temps d’écran à des heures fixes de la journée, et non à un compte horaire renégocié chaque jour. Le deuxième levier : endurer l’ennui au lieu de le bourrer d’emblée.