De nombreux parents ne veulent pas élever de petits preneurs de commandement. Les enfants doivent comprendre pourquoi il est important d’aider et ne pas se contenter de réagir parce que les adultes disent quelque chose. C’est pourquoi beaucoup comptent sur les explications, les éloges et les demandes amicales dans la vie de tous les jours.
Mais cette stratégie bien intentionnée n’a apparemment pas toujours l’effet escompté sur les très jeunes enfants. Une étude réalisée par l’Université de Durham dans la revue « Developmental Psychology » suggère que la volonté d’aider des enfants est plus étroitement liée à des demandes claires et directes qu’à une longue persuasion. L’important semble être moins l’explication détaillée qu’une simple annonce que les enfants comprennent immédiatement.
L’utilité commence tôt dans l’enfance
Même les bébés manifestent le désir d’aider les autres. Cela commence souvent vers le premier anniversaire et pas seulement à la maternelle. De nombreux adultes sous-estiment la manière dont les jeunes enfants assument leur responsabilité sociale.
Pour l’étude, les chercheurs ont accompagné 273 couples mère-enfant issus de trois milieux de vie très différents.
- 49 enfants venaient de l’Ouganda rural,
- 162 personnes originaires des zones urbaines de l’Ouganda
- et 62 de Grande-Bretagne.
Les enfants avaient 16 mois lors du premier rendez-vous. Plus tard, 221 enfants âgés de 22 mois ont de nouveau participé à l’étude.
Deux tâches simples ont révélé des différences
Une tâche était délibérément simple. La mère doit demander à son enfant de mettre trois objets dans une boîte. Elle avait trois minutes pour le faire, et une minute de plus si nécessaire. La deuxième situation mettait à l’épreuve l’aide spontanée. Un sujet a laissé tomber une tasse ou une bouteille et a fait semblant de ne pas pouvoir atteindre l’objet. L’enfant pouvait désormais aider sans qu’on le lui demande directement. Cela a permis de différencier facilement :
- L’enfant aide-t-il lorsqu’on lui demande ?
- L’enfant aide-t-il aussi tout seul ?
Cette différence est passionnante pour les parents. Beaucoup de gens veulent non seulement l’obéissance, mais aussi une réelle volonté d’aider.
Les annonces claires ont eu un effet plus fort que les demandes amicales
Les chercheurs ont observé des différences significatives dans la langue des mères. En Ouganda, de nombreuses mères ont utilisé des invites courtes et directes telles que : « Maintenant, mets le stylo dans la boîte. » En Grande-Bretagne, cela sonnait souvent différemment. Là-bas, les mères étaient plus susceptibles d’en expliquer la raison et étaient plus susceptibles d’utiliser des termes suppliants, tels que : « Maman a besoin du stylo, pouvez-vous m’aider s’il vous plaît ?
Les scientifiques appellent le premier style un « échafaudage assertif », c’est-à-dire des instructions claires et spécifiques. Le deuxième style est appelé « échafaudage délibéré » et repose davantage sur les encouragements, les explications et les choix. Les résultats montrent que les enfants aidaient plus souvent lorsque les adultes donnaient des instructions claires et précises. Cela s’appliquait aussi bien à l’aide sur demande directe qu’à l’aide spontanée.
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En Ouganda, aider est une évidence
En Ouganda, les mères attendaient beaucoup plus tôt l’aide de leurs enfants. Là-bas, aider fait souvent partie du quotidien. Les jeunes enfants assument dès leur plus jeune âge des tâches ménagères simples, apportant des objets ou aidant aux tâches ménagères. Les enfants y grandissent avec le sentiment qu’aider fait partie du vivre ensemble. En Grande-Bretagne, cependant, de nombreux parents considèrent l’aide davantage comme une décision personnelle de l’enfant. Là-bas, l’indépendance et la liberté de choix étaient plus importantes.
Le professeur Zanna Clay de l’Université de Durham explique : « Des recherches comme la nôtre montrent que les jeunes enfants sont très motivés à aider dès leur plus jeune âge, quel que soit l’endroit où ils grandissent. » Elle ajoute : « Alors que dans les cultures occidentales, on suppose que l’encouragement favorise l’aide, nous avons constaté que des instructions claires fonctionnaient mieux. »
Au lieu de pression, c’est une question de clarté
L’étude ne signifie pas que les parents devraient devenir plus stricts. Ce n’est pas une question de pression, mais de clarté. Les jeunes enfants comprennent souvent mieux les actions concrètes que les longues explications. Une courte phrase comme « S’il vous plaît, mettez la tasse sur la table » peut être plus efficace qu’un long discours sur la responsabilité. Pour la vie de tous les jours, cela signifie :
- Formuler des tâches claires
- utiliser des phrases courtes
- Exprimez clairement vos attentes
- Considérez l’aide comme un élément normal de la vie familiale
L’utilité ne vient pas uniquement de l’éloge. Les enfants les apprennent également grâce à des routines, des orientations et des mots clairs. Surtout au cours de la deuxième année de leur vie, ils ont souvent besoin de moins de discussions et de conseils plus compréhensibles.
Par Eva Schmitt
L’original de cet article « Une annonce claire au lieu d’une longue explication : ce qui rend les enfants utiles » vient de Smart Up News.