Le discours intérieur peut réduire le stress et apporter de la clarté

Beaucoup de gens se parlent sans s’en rendre compte. Les psychologues n’y voient souvent pas un problème, mais plutôt un outil cérébral utile.

Selon une étude de « Scientific Reports », se parler à voix haute est souvent un moyen d’organiser ses pensées et de contrôler ses émotions. Ce n’est donc pas automatiquement considéré comme un signe de solitude ou de stress psychologique.

Discours intérieur : les psychologues expliquent les avantages

Les experts décrivent le discours intérieur comme une forme d’autorégulation interne. Les enfants utilisent le langage dès leur plus jeune âge pour guider leurs actions. À l’âge adulte, ce processus se produit généralement silencieusement, mais peut redevenir audible lors de phases de stress lorsqu’une tâche devient frustrante, émotionnelle ou plus facile à accomplir lorsqu’elle est entendue à voix haute.

Comme le rapporte l’étude, exprimer consciemment ses sentiments peut aider à réduire les tensions. Les phrases à la troisième personne pourraient également créer une distance et faciliter ainsi des décisions plus claires.

Ce comportement se produit particulièrement souvent lors de routines calmes, comme lorsque vous cuisinez, conduisez ou faites le ménage. Le cerveau traite ensuite linguistiquement les tâches ouvertes, les conflits ou les conversations à venir. Le contenu est crucial. Ceux qui se calment, se motivent ou se préparent à une situation sont plus susceptibles d’utiliser le discours intérieur de manière constructive.

Une étude enregistre le discours intérieur dans la vie quotidienne

L’étude a suivi 208 personnes pendant deux semaines. Cela a donné lieu à 12 966 enquêtes couvrant 20 646 situations quotidiennes. Dans 61 pour cent des situations enregistrées, les gens se parlaient intérieurement. Cela se produisait généralement à la première personne (43,2 pour cent), beaucoup moins souvent sous une forme distanciée, c’est-à-dire avec son propre nom ou à la deuxième ou à la troisième personne (14,5 pour cent).

L’expression distante s’est avérée être un trait de personnalité relativement stable et a été utilisée particulièrement fréquemment dans les moments d’autocritique (21 %) ou pour réguler sa propre humeur (20 %).

Si vous regardez la fonction de ces dialogues intérieurs, vous constaterez que le discours intérieur à distance a un effet positif sur le bien-être actuel, notamment lorsqu’il s’agit de préparer des actions ou des conversations. En revanche, aucun lien n’a pu être trouvé entre la forme respective du discours intérieur et des traits de personnalité tels que le stress émotionnel ou le narcissisme.

Ce qui compte, c’est la façon dont nous nous parlons

Le psychologue d’entreprise Joern Kettler souligne également dans un article sur FOCUS Online que le discours intérieur fait partie du quotidien de nombreuses personnes. Ce qui est particulièrement important, c’est la façon dont les gens se parlent intérieurement, car elle influence la façon dont les situations sont perçues et évaluées.

Selon Kettler, les personnes qui s’adressent les unes aux autres en interne sur un ton constructif sont plus susceptibles de rester capables d’agir. D’un autre côté, une attitude désobligeante envers soi-même pourrait favoriser le retrait, la maussade et les blocages mentaux.

Il ne s’agit pas ici d’une « pensée positive » rigide à tout prix. Ce qui est plus important, c’est le ton de la voix intérieure et l’espace mental qu’elle ouvre aux gens. La langue a un impact, même s’il n’a lieu qu’en interne.

Selon Kettler, cela ne nécessite pas de changement radical dans la voix intérieure. De petits changements linguistiques suffisaient souvent :

  • « Je devrais être capable de faire ça » pourrait devenir « Je pratique ça en ce moment »
  • de « C’était stupide de ma part » plutôt « Ce n’était pas idéal, mais c’était résoluble »
  • et de « Je n’y arriverai jamais » à « Je ne sais pas encore comment ».

De telles reformulations n’ont pas modifié la réalité elle-même, mais elles ont modifié la marge d’action mentale. Dans ce contexte, la force mentale ne signifie pas être constamment d’humeur positive, mais plutôt se traiter de manière équitable sans se perdre dans des rumeurs.







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