Suis-je simplement oublieux ou dément ? Gudrun Sommer*, 79 ans, se pose cette question alors que son quotidien commence soudainement à présenter des lacunes. Les rendez-vous lui glissent souvent entre les doigts. Le contenu de la conversation est moins susceptible de rester fidèle. Elle ne retrouve pas les objets qu’elle a rangés.
Un changement d’apprentissage est particulièrement stressant pour eux. Même à un âge avancé, Sommer continue de s’engager dans des contenus exigeants. Mais depuis peu, elle a plus de mal à se concentrer. Les connexions déjà comprises disparaissent plus rapidement de votre mémoire.
Ceci est suffisamment visible pour que le patient consulte dans un premier temps un neurologue. On soupçonne alors une maladie d’Alzheimer précoce.
Un homme de 79 ans remarque des trous de mémoire
Sommer se rend ensuite à la consultation commémorative à la clinique LMU de Munich. La neurologue Sonja Schönecker décrit Sommer comme étant mentalement très productif, comme le rapportera plus tard la clinique LMU. « Le patient a un niveau mental initial très élevé. » C’est précisément pour cette raison que l’homme de 79 ans a remarqué les changements particulièrement tôt.
La consultation de mémoire aborde alors une question cruciale : Gudrun Sommer est-elle une candidate à de nouveaux médicaments ? Ces principes actifs ciblent les dépôts amyloïdes dans le cerveau. De tels résidus protéiques sont considérés comme une caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Cependant, avant que les médecins puissent commencer le traitement, ils doivent détecter les dépôts.
« Fauteuil de coiffeur avec hotte séchante » facilite le diagnostic d’Alzheimer
À cette fin, la clinique LMU utilise ce qu’on appelle la tomographie par émission de positons, ou PET en abrégé. Cette procédure permet de visualiser la protéine amyloïde dans le cerveau et de mesurer l’exposition. Contrairement à l’examen du liquide céphalo-rachidien, aucun liquide ne doit être retiré de la moelle épinière.
La clinique LMU, l’un des rares centres en Allemagne, a récemment commencé à utiliser un scanner TEP très spécial, « qui ressemble à une chaise de coiffeur avec une hotte de séchage », rapporte la clinique.
Diagnostic sans tube étroit
Le nouveau scanner s’appelle « NeuroLF ». Il a été développé spécifiquement pour les études sur le cerveau. Les patients n’ont plus besoin d’entrer dans un tube étroit. Cela peut faciliter l’examen, en particulier pour les personnes qui deviennent rapidement agitées ou qui trouvent le tube étroit d’un scanner stressant.
Le scanner «est également idéal pour les patients qui ne peuvent pas rester allongés pendant de longues périodes, ce qui est assez courant en cas de démence ou de troubles du mouvement», explique Johannes Gnörich, spécialiste en médecine nucléaire.
L’analyse révèle des dépôts dans le cerveau
Dans le cas de Gudrun Sommer, l’enquête confirme les soupçons. Le scanner a montré des dépôts amyloïdes dans le cerveau. L’équipe organise également un examen dit tau-PET. Il est destiné à montrer à quel point votre cerveau est déjà chargé en protéine tau. Cette protéine est également étroitement liée à la progression de la maladie d’Alzheimer.
Les résultats déterminent le traitement
D’autres découvertes clarifient que Sommer répond aux exigences d’un traitement avec un nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer. Il n’existe pas de gène de risque ApoE4 dans le génome du patient. Selon Schönecker, l’imagerie par résonance magnétique ne révèle aucune raison contre ce médicament.
La thérapie s’adresse aux patients présentant des troubles cognitifs légers ou une démence légère faisant partie de la maladie d’Alzheimer. La condition préalable est un diagnostic confirmé à un stade précoce de la maladie. Le traitement n’est pas destiné aux personnes atteintes de démence modérée ou sévère de la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence.
Les anticorps sont censés ralentir la progression
Les nouveaux anticorps amyloïdes monoclonaux se lient spécifiquement à la protéine bêta-amyloïde. Les cellules immunitaires peuvent alors décomposer les dépôts. La thérapie ne guérit pas la maladie d’Alzheimer. Cependant, l’objectif est de ralentir la progression de la maladie à un stade précoce.
« Le médicament », explique Schönecker, « retarde manifestement la progression de la maladie à ce stade précoce ». Cette période est cruciale pour Gudrun Sommer. Elle vit de manière indépendante, est en forme pour son âge et souhaite se débrouiller le plus longtemps possible sans aide.
Un autre scan vérifie le succès des perfusions
Sommer reçoit désormais une perfusion d’anticorps toutes les quatre semaines. Le traitement est conçu pour durer au maximum 18 mois. Après seulement douze mois, une nouvelle scintigraphie cérébrale de la maladie d’Alzheimer sans tube devrait vérifier si suffisamment de protéine amyloïde a été éliminée du cerveau. Si tout se passe bien, la thérapie pourrait se terminer plus tôt.
Matthias Brendel, directeur adjoint de la Clinique et Polyclinique de médecine nucléaire, voit des utilisations possibles du « NeuroLF » dans plusieurs maladies du cerveau : « Il convient au diagnostic des tumeurs cérébrales et de l’épilepsie ainsi que des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer. »
*Le nom du patient a été modifié par la Clinique LMU.
Par Anne Bajrica
L’original de ce post « Un nouveau scanner cérébral de la maladie d’Alzheimer détecte des dépôts dangereux – sans tube » vient de Smart Up News.