« Arrêtez de tomber dans le piège de ces erreurs du cœur ! »



  • Dans la vidéo ci-dessus : Risqué pour le cœur ! Faites vérifier votre valeur ApoB

« Arrêtez de tomber dans le piège de ces erreurs du cœur. » Avec cet appel, le cardiologue américain Sanjay Bhojraj ouvre l’une de ses vidéos éducatives sur Instagram. Le cardiologue interventionnel traite des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires depuis plus de 20 ans. Aujourd’hui, il touche des centaines de milliers de personnes avec ses vidéos et dissipe régulièrement les mythes répandus sur le cœur.

FOCUS en ligne a répertorié les raisons pour lesquelles certaines de ces hypothèses répandues sont scientifiquement intenables et quelles conséquences elles peuvent avoir sur la santé cardiaque, sur la base des études et des directives médicales actuelles.

Mythe 1 : « Aucun symptôme ne signifie aucun problème »

Beaucoup de gens pensent que tant qu’ils n’ont aucun problème, leur cœur n’a rien de mal. C’est précisément cette erreur que Bhojraj considère comme particulièrement dangereuse.

En fait, d’importants facteurs de risque de maladies cardiovasculaires demeurent, comme

  • Hypertension artérielle
  • augmentation du taux de cholestérol
  • ou artériosclérose naissante

passe souvent longtemps inaperçu. Ils ne provoquent généralement aucun symptôme au début, mais peuvent endommager le cœur et les vaisseaux sanguins au fil des années.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 19 millions d’adultes âgés de 30 à 79 ans souffrent d’hypertension en Allemagne. Comme la maladie ne provoque souvent aucun symptôme pendant une longue période, elle reste initialement indétectable pour beaucoup de personnes touchées. C’est précisément pourquoi l’hypertension artérielle est souvent qualifiée de « tueur silencieux ». L’American Heart Association prévient que l’hypertension artérielle non traitée augmente considérablement le risque de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque et de maladie rénale.

Les premiers symptômes n’apparaissent souvent que lorsque la circulation sanguine est déjà restreinte ou qu’un vaisseau sanguin est obstrué. Les signes avant-coureurs tels que des douleurs thoraciques, un essoufflement ou un rythme cardiaque rapide doivent toujours être vérifiés par un médecin. Les sociétés spécialisées recommandent de faire contrôler régulièrement la tension artérielle et les autres facteurs de risque cardiovasculaire, même si vous vous sentez en bonne santé.

Mythe 2 : « Je suis mince – mon cœur est en bonne santé »

Beaucoup de gens assimilent automatiquement la minceur à la santé. Sanjay Bhojraj pense également qu’il s’agit d’une idée fausse très répandue. Ce n’est pas seulement le poids qui est déterminant pour le risque cardiovasculaire, mais aussi la santé métabolique, comme la tension artérielle, la glycémie, le taux de cholestérol et d’autres valeurs métaboliques.

Un poids corporel normal ne signifie pas automatiquement que votre métabolisme est sain. Même les personnes minces peuvent souffrir d’hypertension artérielle, d’un taux de cholestérol élevé, d’une résistance à l’insuline ou d’une glycémie élevée. Même avec un poids corporel normal, la graisse peut s’accumuler autour des organes internes. Cette graisse abdominale dite viscérale n’est souvent pas visible de l’extérieur, mais est considérée comme particulièrement défavorable car elle libère des substances messagères inflammatoires et augmente ainsi le risque de maladies cardiovasculaires.

L’American Heart Association souligne donc que l’indice de masse corporelle (IMC) à lui seul ne renseigne pas beaucoup sur la santé cardiaque. La tension artérielle, les lipides sanguins, la glycémie, l’exercice et l’alimentation jouent également un rôle crucial. La Société européenne de cardiologie (ESC) recommande donc que le risque cardiovasculaire individuel soit toujours évalué sur la base de plusieurs facteurs et pas uniquement sur la base du poids corporel.

Être mince est toujours fondamentalement associé à des bienfaits pour la santé. Si vous vous fiez uniquement au chiffre sur la balance, vous risquez de négliger des facteurs de risque importants. Les experts recommandent de faire vérifier régulièrement votre tension artérielle, votre taux de cholestérol et votre taux de sucre dans le sang, quel que soit votre poids.

Mythe 3 : « Mon entraînement compense le fait de rester assis longtemps »

Beaucoup de gens pensent qu’une heure d’exercice par jour suffit à compenser les effets d’un mode de vie majoritairement sédentaire. Il considère également ce mythe comme problématique.

En fait, rester assis pendant de longues périodes est désormais considéré comme un facteur de risque indépendant de maladies cardiovasculaires. Quiconque reste assis plusieurs heures d’affilée met son métabolisme à rude épreuve, même s’il fait régulièrement de l’exercice. Pendant de longues périodes en position assise, les grands groupes musculaires ne travaillent presque plus. En conséquence, la glycémie, le métabolisme des graisses et la circulation sanguine, entre autres, sont affectés.

Un article de synthèse paru dans la revue « The Lancet » montre qu’une activité physique régulière peut réduire considérablement les risques pour la santé liés à une position assise prolongée. Cependant, il ne peut être entièrement compensé. C’est pour cette raison que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande non seulement de faire suffisamment d’exercice, mais aussi d’interrompre le plus souvent possible les longues périodes de position assise.

Ce que cela signifie dans la vie de tous les jours : Même des pauses sportives régulières peuvent aider. Des études montrent que même de courtes pauses de marche pendant de longues périodes en position assise peuvent améliorer la glycémie et le métabolisme. Lorsqu’il s’agit de santé cardiaque, ce n’est pas seulement l’entraînement du soir qui compte, mais aussi votre niveau d’activité tout au long de la journée.








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