L’obligation de cotiser demeure : les retraités doivent payer 30 000 euros

Un retraité constituait depuis des années des provisions supplémentaires pour sa vieillesse – grâce à une assurance directe et à un modèle dans lequel il transformait une partie de son bonus en une future prévoyance. Lorsqu’il a reçu l’argent, la caisse d’assurance maladie est intervenue : des cotisations d’assurance maladie et dépendance étaient dues sur les prestations en capital. L’homme a estimé qu’il s’agissait d’une double charge injuste et s’est adressé au tribunal social de l’État de Rhénanie du Nord-Westphalie (affaire numéro L 10 KR 137/24).

L’affaire : des cotisations à 166 000 euros

L’homme a bénéficié de plusieurs avantages en capital de son avoir de vieillesse :

  • 27 452,71 euros d’assurance directe
  • 138 828,69 euros issus d’un programme dit de rémunération différée, une forme de prévoyance d’entreprise par rémunération différée
  • D’autres versements de pensions d’entreprise ont également été effectués

Même si l’argent est versé sous forme de capital, la caisse d’assurance maladie traite les montants comme une pension mensuelle supplémentaire sur dix ans. Résultat : les cotisations à l’assurance maladie et dépendance sont dues sur 120 mois.

Le procès : en fait, le fardeau est double

Le retraité a fait valoir qu’il avait payé l’assurance directe avec son propre salaire. A cette époque, les cotisations étaient considérées comme exonérées de cotisations de sécurité sociale. Mais comme il a quand même payé la cotisation maximale à l’assurance maladie, cela ne lui a apporté aucun avantage. Néanmoins, il doit désormais à nouveau payer des cotisations ; Le plaignant se voit donc doublement chargé.

Le programme de rémunération différée n’est pas non plus une pension d’entreprise classique, mais plutôt une sorte de modèle d’épargne : il renonce au paiement de redevances et « gare » l’argent chez l’employeur afin de le récupérer plus tard sous forme de capital. Ceci est comparable à un contrat d’épargne privé et aucune cotisation d’assurance maladie n’est due.

Il a également évoqué l’ampleur : au cours de sa vie active, il a payé environ 5 000 euros par an en cotisations de santé et de soins ; en tant que retraité, la charge s’élève désormais à environ 7 500 euros par an.

La décision : recours rejeté

Le Tribunal social de l’État de Rhénanie du Nord-Westphalie a rejeté le recours et l’a également exclu, bloquant ainsi la voie vers le Tribunal social fédéral. « Les décisions contestées du défendeur sont licites et ne violent pas les droits du plaignant », ont expliqué les juges dans leur décision.

Avec l’assurance directe, peu importe qui a payé les primes de manière économique. Le facteur décisif est la construction d’une pension d’entreprise : « L’assurance vie sous-jacente était une assurance directe (…) et donc (…) une pension d’entreprise. »

Le fait que le retraité ait financé ses cotisations sur son propre salaire n’a pas d’importance : « Les prestations d’assurance directes ne perdent pas leur caractère de pension car elles reposent en tout ou en partie sur les prestations du salarié. » Il n’est pas question que l’exonération des cotisations de la phase d’épargne doive également s’appliquer au versement.

Pourquoi la rémunération différée est également considérée comme une pension d’entreprise

Le tribunal considère également le paiement provenant du programme de rémunération différée comme un régime de retraite d’entreprise. Le versement forfaitaire est une pension car il provient d’un salaire différé dans la relation de travail et sert à subvenir aux besoins de la vieillesse ou des survivants.

Le tribunal rappelle le principe suivant : quiconque convertit une rémunération en espèces bénéficie d’un « droit à des prestations de retraite de même valeur ». Cela signifie qu’il s’agit d’un régime de retraite d’entreprise – et soumis à cotisations.

Même si la prestation est versée en une seule fois, elle est légalement considérée comme une pension mensuelle supplémentaire sur dix ans. Le tribunal se réfère à la réglementation légale selon laquelle « le cent vingtième de la prestation est considéré comme un montant de paiement mensuel » – pour un maximum de 120 mois. Celui-ci transforme un paiement unique en montants mensuels fictifs et y contribue.

Ce que la décision signifie pour les retraités

Cette décision est un signal d’alarme pour tous les retraités bénéficiant d’une assurance maladie légale et d’un plan de retraite d’entreprise :

• Les versements ponctuels de l’assurance directe restent soumis à cotisations.
• La rémunération différée (également via des modèles de bonus) est considérée comme une pension d’entreprise.
• « Autofinancé » ne protège pas contre les cotisations s’il est organisé comme un plan de retraite d’entreprise.
• La règle des 120 mois s’applique souvent aux versements forfaitaires : les cotisations peuvent s’accumuler pendant dix ans.

Quiconque est sur le point de recevoir un paiement doit donc non seulement tenir compte des impôts, mais aussi prévoir la charge de l’assurance maladie et soins infirmiers, sinon la pension complémentaire supposée diminuera considérablement.




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