Après une longue et stressante journée de travail, de nombreuses personnes ont du mal à se détendre. Les pensées concernant le travail, la famille ou les finances continuent de vous venir à l’esprit. Une méthode scientifique pour arrêter le carrousel de pensées est ce qu’on appelle le « temps d’inquiétude ». Elle jouit actuellement d’une grande popularité sur les réseaux sociaux.
Voici comment fonctionne « Worry Time »
Le concept est simple : au lieu de vous soucier des problèmes toute la journée, reportez consciemment la rumination à un moment fixe de la journée. Prenez environ 15 minutes pour écrire vos inquiétudes et les gérer spécifiquement. Le but de la méthode est de développer une manière plus consciente et contrôlée de gérer les pensées stressantes.
Le portail finlandais de la santé « MentalHub » propose des instructions étape par étape pour intégrer le temps d’inquiétude dans la vie quotidienne :
1. Définir le temps d’inquiétude
Prévoyez 15 à 30 minutes par jour comme temps d’inquiétude dédié. Si possible, choisissez toujours la même heure dans la journée ; le début de soirée est un bon moment. Évitez les heures proches de l’heure du coucher pour permettre à votre esprit de se calmer par la suite.
2. Notez les soucis de la journée
Si une inquiétude vous dérange constamment pendant la journée ou si vos pensées vous empêchent de dormir la nuit, procédez comme suit :
- Écrivez brièvement votre inquiétude sur une feuille de papier ou dans un cahier.
- Dites-vous consciemment : « Je m’en soucierai plus tard, lorsque je serai inquiet. »
- Remettez d’y réfléchir à la prochaine fois que vous vous inquiétez, même si c’est difficile au début.
De cette façon, vous vous entraînez à ramener votre attention sur le moment présent.
3. Traitez les soucis pendant la période d’inquiétude
Pendant votre période d’inquiétude prévue, jetez un œil à la liste des inquiétudes que vous avez notées. Parcourez les points calmement et réfléchissez-y consciemment.
Les questions suivantes peuvent vous aider :
- Que se passe-t-il si je ne parviens pas à résoudre ce problème ou s’il tourne mal ?
- Alors que se passe-t-il ensuite ?
- Qu’est-ce que cela signifie pour moi personnellement ? Qu’est-ce que cela dit de la situation ?
Ces questions aident à mieux comprendre la structure de pensée derrière l’inquiétude.
Ce que dit la recherche à ce sujet
Une méta-analyse de 2023 a examiné si le fait de reporter consciemment les inquiétudes à une heure ultérieure et fixe pouvait aider à réduire les inquiétudes dans la vie quotidienne. Cette stratégie a été comparée à une autre approche dans laquelle les gens remarquent et enregistrent simplement leurs inquiétudes sans les reporter activement.
Les résultats combinés de plusieurs études montrent que le report des inquiétudes est associé à des effets légers mais significatifs. Les personnes qui ont délibérément repoussé leurs inquiétudes à plus tard s’inquiètent moins souvent et pendant une période plus courte dans la vie quotidienne que les personnes des groupes de comparaison.