Revue Le Flyer Archives Cyberpresse SYNERGIE - Réseau Ville Hôpital

alcool

  • Intervention du Dr Olivier Ameisen lors du colloque dur le baclofène, organisé par l'association AUBES le 26/06/2010 à Villejuif .
    Le Dr Olivier Ameisen, cardiologue, décédé le 18 juillet 2013, publie en 2008 une autobiographie atypique intitulée "Le dernier verre", où il raconte son parcours de patient alcoolique, qui après de nombreux sevrages et rechute, expérimente le baclofène, un antispasmodique indiqué pour traiter les contractures, notamment liée à la sclérose en plaques, et il augmente les doses à des niveaux jusqu’à dix fois supérieurs au maximum autorisé. Il parvient à un état de désintérêt  pour les boissons alcooliques.
    Le baclofène a un effet de diminution de la libération de dopamine agoniste du récepteur GABAB et limite, ainsi, la libération de dopamine dans les structures du cerveau qui composent le circuit de récompense. Cette action a pour effet de diminuer d’une manière générale l’appétit et la motivation pour la consommation d’un produit. En empêchant les pics d’activité dopaminergique, le baclofène va donc réduire l’envie d’alcool.
    Son "Dernier verre" rencontra un très grand succès. Olivier Ameisen devint un habitué des studios radiophoniques et des plateaux de télévision. Par contre, les professionnels – notamment parce qu’il n’y a pas d’essais cliniques démontrant l’efficacité et l’innocuité du baclofène dans cette indication et à de telles doses. Mais le rejet d’un bonne part de la communauté médicale créer un climat polémique, Olivier Ameisen n’hésitant pas à répliquer : "Si le baclofène supprime la maladie les conséquences pour les alcoologues et addictologues signeraient la fin de leur "spécialité’’. Les conséquences pour eux en seraient de fermeture de lits et de services entiers. Ce serait aussi la fin pour les chefs de services des essais cliniques lucratifs de molécules nouvelles pour l'alcoolisme. Le baclofène tue leur poule aux œufs d'or."

  • pdfBaclofène, élargissement de la RTU et dépôt d’une demande d’AMM

     

    La rédaction de Flyer

     

    PDF, 2 pages

  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé
    La consommation d'alcool de votre enfant vous inquiète ? Il existe un lieu près de chez vous pour en parler et faire le point : ce sont les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC). En savoir plus ou être aidé sur www.drogues-info-service.fr ou au 0800 23 13 13, 7j/7 de 8h à 2h, appel anonyme gratuit depuis un poste fixe (01 70 23 13 13 pour les portables au coût d’une communication ordinaire).

  • "Alcool, drogue et cyber dépendance" conférence par Dominique Rouch, journaliste, professeur agrégée de biologie,  féministe et écrivain. Elle est co-auteur, avec le docteur William Lowenstein, de 2 ouvrages "Ces dépendances qui nous gouvernent : Comment s'en libérer ?" et "Femmes et dépendances : Une maladie du siècle de William Lowenstein et Dominique Rouch"
    Elle intervient sur la question de l'adolescence et les usages de substances psychoactives.

  • Le Professeur Olivier Cottencin (Université Lille Nord de France, CHRU de Lille - Service d'addictologie), lors de la 3ème journée universitaire inter régionale d'addictologie Poitou-Charentes, région centre et limousin (2013), présente une très riche revue de littérature internationale sur le baclofène.
    Pour voir la vidéo sur le site de l’Université de Poitier


  • Intervention du Pr Olivier Cottencin à l'occasion du Colloque de la revue LE FLYER 05/09/2014. La consommation d’alcool durant un traitement par méthadone peut être à l’origine de nombreuses complications : overdose, dégradation de la qualité de vie… Le Pr Olivier Cottencin (CHRU de Lille), à l’occasion d’une revue de la littérature sur le sujet, s’intéresse aux motifs pouvant conduire aux alcoolisations, aux risques qui y sont associés, mais aussi à leur impact sur les modalités de prise en soin.
    Programme du Colloque du Flyer
    https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/1402944714.pdf
    Voir les vidéos du FLYER sur YOUTUBE
    https://www.youtube.com/channel/UCRpD0edRi4SyRpsBps0AU0Q

  • Dans cette vidéo de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), le Dr Mickaël Naasila (inserm ERI24, Université de Picardie)  présente certains des effets du binge drinking sur le cerveau, tels que mis en évidence par des études scientifiques sur l'animal et l'être humain et précise les vulnérabilités spécifiques des adolescents.

  • Le Pr Philippe Jaury (Université Paris-Descartes) présente les résultats d’une étude, menée avec le Renaud de Beaurepaire (chef de service en psychiatrie à l'hôpital Paul-Guiraud de Villejuif), étude préliminaire à un essai clinique comparatif en double aveugle et le ont en effet rendu les résultats de leur étude préliminaire à l’essai clinique comparatif en double aveugle qui doit démarrer en mai 2012 et se terminer fin 2013. Pour l’étude préliminaire, 181 patients, gros consommateurs d'alcool se sont vu administrer, durant une année, de fortes doses de baclofène. Au final, 132 patients ont pu faire l'objet d'une évaluation : après l'année de traitement, 80% d'entre eux étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés (28). D’après l’étude préliminaire, la dose moyenne efficace à un an serait estimée entre 130 et 140 mg.

  •  

    pdfLa guerre du baclofène n’aura pas lieu, faute de combattants…!

    Dr Didier Bry , Avignon (84), Dr Pascal Hamm, Strasbourg (67), Grégoire Caracotch, Besançon (25),
    Éric Doudet, Tours (37), Dr Richard Lopez, Saint-Denis (93), Pr Christophe Lançon, Marseille,
    Dr Benjamin Rolland, Amiens (80), Dr Philippe Masson, Pont-à-Mousson (54),
    Dr Béatrice Cherrih-Pavec, Charleville-Mézières (08), Dr Jean-Jacques Pik, Beauvais (60),
    Dr Christophe Cutarella, Marseille (13), Dr Thierry Jamain, Nancy (54),
    Dr Jean Lévy, Charleville-Mézières (08), Dr Patrick Vogt, Mulhouse (68),
    Dr Anny Zorn, Strasbourg (67), Dr Roseline Chavagneux, Arles (13), Stéphane Robinet, Paris (75)

     

    Le Flyer, 6 pages

  • Intervention du Dr Jérôme Lacoste, CHU de Fort-de-France (Martinique) et Université des Antilles et de la Guyane, le 12/04/2012, sur le thème "Alcool et cocaïne: des liaisons dangereuses" à l'occasion des Deuxième journée universitaire de l'addictologie en Poitou-Charentes (37:43)
    Voir la vidéo sur le site de l'Université de Poitiers
    http://uptv.univ-poitiers.fr/program/les-addictions-deuxieme-journee-universitaire-de-l-addictologie-en-poitou-charentes/video/3103/alcool-et-cocaine-des-liaisons-dangereuses/index.html
    Le Dr Jean Lacoste évoque l'histoire de la cocaïne (le Vin tonique Mariani, Coca-Cola, usage thérapeuthique, notamment comme anesthésiant), sa perception par le corps médical qui ne reconnaît sa dangerosité qu'à partir des années 80, l'apparition du crack. Aujourd'hui, la consommation de cocaïne est en croissance en Europe.
    La polyconsommation cocaïne-alcool est fréquente du fait du mode consommation festif, de contextes de marginalité (crack), d'alternance binge drincking/usage de coke, d'usage de l'alcool pour assurer la "descente", se calmer, trouver le sommeil, réduire le "craving". 70% des personnes dépendantes à la cocaïne sont co-dépendante à l'alcool. La co-consommation induit des dépendances et des troubles plus sévères, des rechutes plus fréquentes.
    Il fait le point sur le modèle thérapeutique de la "gestions de contingence" où l'on "récompense" l'abstinence grâce à des "bons-cadeaux" semble donner des résultats et sur les médicaments disponibles.

  • Intervention du Dr Claude Lejeune à l'occasion du Colloque de la revue LE FLYER 05/09/2014.
    Le Dr Lejeune, du Groupe d’Etude Grossesse et Addiction (GEGA), revient sur des débats et polémiques récentes autour des effets de l'exposition in utero à l'alcool. Il propose une synthèse à partir des données les plus récentes concernant l’usage d’alcool durant la grossesse.
    Programme du Colloque de la revue LE FLYER 05/09/2014
    https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/1402944714.pdf
    Voir les vidéos du FLYER sur YOUTUBE
    https://www.youtube.com/channel/UCRpD0edRi4SyRpsBps0AU0Q

  • pdfLigands du récepteur GABAB (baclofène) pour le traitement des troubles liés à la consommation d'alcool : données cliniques et précliniques

     


    Roberta AGABIO et Giancarlo COLOMBO, Cagliari, Italie

     

    Le Flyer, PDF, 11p.

  • Conférence de Véronique Nahoum-Grappe, le 15/05/2014, dans le cadre du séminaire d’ALCOOLOGIE "L'alcool en corps !", conjointement organisé par CSAPA Alcoologie CIPAT (Châtellerault) et par le GRESCO(Groupe de Recherches et d'Etudes sociologiques du centre Ouest).

    Véronique Nahoum-Grappe, auteur de "La Culture de l'ivresse" (1991), "Histoire et alcool" (1999), "Soif d'ivresse" (2005) et "Vertige de l'ivresse. Alcool et lien social" (2010) interroge la différence, dans la culture, entre ivresse et alcoolisme. C'est à partir du XIXe siècle avec, d'une part avec la montée en puissance du monde médical (le Dr Magnus Huss, médecin suédois qui forge la notion d'alcoolisme) et le développement des ligues antialcooliques, qui stigmatisent l'alcool comme un fléau social, que le discours sur l'alcool se modifie.
    Néanmoins la culture de l'ivresse se perpétue, l'alcool ne perdant pas sa valeur symbolique complexe dans le lien social. Cette complexité s'incarne dans le fait que l'ivresse est liée tout aussi bien à des situations de jubilation sociale (fête) comme de déchéance (ivrognerie) ; il est marqueur du succès (toast) comme de l'échec (boire pour noyer la tristesse) ; il est lié à la vie (l'alcool qui "réchauffe") comme à la mort (la violence) ; à la confiance réciproque (trinquer) qu’à la disqualification de l'autre (serment d'ivrogne) ; à la bagarre comme à la réconciliation…
    L'ivresse crée une situation d'emphase du corps dans la présence sociale (impudeur, élévation de la voix...) qui déconstruit la personne sociale, en telle sorte que l'être intime se fait jour, ce qui peut mettre l’individu en danger.  Dans la culture, le dimorphisme dans l’usage de l'alcool est d’ailleurs moins entre groupes sociaux, qu’entre le masculin (l’homme boit plus, a un boire socialisé et qui le virilise) et le féminin (la femme boit moins, en cachette et, ivre en public, elle laisse supposer qu’elle "consent" facilement à l'acte sexuel). L'alcool est aussi source de "performance" (tenir l'alcool) et de prestige social.
    La consommation s'inscrit aussi dans la logique de don-contre don (payer sa tournée), à celle du précieux (alcool comme cadeau), aux liens qui transcendent les clivages sociaux, à la fête, à la rencontre et à la sexualité. La consommation d'alcool intervient à des moments de transition (journée, semaine, de l'année, moments importants de la vie) et il marque les changements dans l'espace-temps social ; d'où, notamment, son importance à l'adolescence.


    Sur le site de l'Université de Poitiers
    http://uptv.univ-poitiers.fr/program/l-alcool-en-corpsetnbsp/video/4313/alcool-et-transfert-d-identiteetnbsp-le-corps-comme-chemin-vers-l-alterite/index.html

  • Interview par le Parisien d'Alain Rigaud, président l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA), qui estime que la loi Bachelot du 27 juillet 2009 est incohérente et en contradiction avec la lutte contre l’alcoolisme chez les jeunes (et notamment avec les lois Evin et la loi Bachelot sur l'hôpital qui interdit toute vente d'alcool et de tabac aux moins de 18 ans, ainsi que la vente d'alcool au forfait type open-bar). Votée à l’initiative de parlementaires, l’inclusion d’Internet comme faisant parti des médias autorisés à faire de la publicité pour l’alcool (avec la presse écrite – sauf celle destinées à la jeunesse -, la radio, les affiches et enseignes, les catalogues et brochures envoyés par les professionnels), satisfait les revendications des alcooliers et viticulteurs qui souhaitent développer la vente sur Internet. La loi prévoit l’interdiction de tout caractère incitatif dans les messages et la mention "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé". Le psychiatre rappelle que l'"on observe un rajeunissement de l'âge des premières consommations et des premières ivresses. Périodiquement, des jeunes font des ivresses massives et défraient la chronique des faits divers. On voit le nombre d'hospitalisations aux urgences pédiatriques, c'est-à-dire des moins de 15 ans, augmenter".

     
    Pour aller plus loin :

    Sur le site de l'INA : Publicité alcool à la télévision en 1987
    JT d'Antenne2 du 19 févr. 1987, 2:06
    Démission du professeur Claude GOT du Haut comité d'étude et d'information de l'alcoolisme, après la publication d'un décret autorisant la publicité en faveur des boissons alcoolisées de moins de 9 degrés sur les chaînes privées de télévision.

  • Spot de prévention anglais sur le binge drincking