Moins de lumière du jour, des températures froides et un quotidien modifié mettent le corps et l’esprit à rude épreuve en hiver. De nombreuses personnes se sentent plus fatiguées, moins motivées ou émotionnellement déséquilibrées. Outre l’exercice et le sommeil, l’alimentation joue un rôle central dans le bien-être à cette période de l’année. Il a été prouvé que certains nutriments soutiennent les fonctions cérébrales, le système immunitaire et la stabilité psychologique – et peuvent aider à amortir les dépressions hivernales typiques.
Pourquoi les acides gras oméga-3 sont particulièrement importants pour l’humeur en hiver
Les acides gras oméga-3 font partie des nutriments les plus importants pour le cerveau, surtout pendant les mois d’hiver. Les experts soulignent que c’est précisément à ce moment-là que les sautes d’humeur se produisent plus fréquemment : moins de soleil peut réduire les niveaux de sérotonine, tandis que dans le même temps les processus inflammatoires dans le corps augmentent. Les deux peuvent avoir un impact négatif sur le bien-être mental.
Le Dr Katharina Merker, spécialiste en chirurgie, allie dans son cabinet privé à Aschaffenburg savoir-faire médical et sensibilité esthétique pour des résultats naturels et individuellement harmonieux. Elle fait partie de notre Cercle d’Experts. Le contenu représente leur opinion personnelle basée sur leur expertise individuelle.
Les acides gras oméga-3 jouent un rôle central dans le fonctionnement cérébral. Ils font partie des membranes cellulaires des cellules nerveuses et assurent le bon fonctionnement de la communication dans le cerveau. Si ces graisses manquent, la transmission du signal entre les cellules nerveuses peut devenir plus lente, ce qui peut également affecter l’humeur, comme le montrent des études.
Un autre point important est l’effet anti-inflammatoire des Oméga-3. Des études montrent que l’inflammation chronique du cerveau est liée à une humeur dépressive et à une susceptibilité accrue au stress. Les acides gras oméga-3 peuvent affaiblir ces processus inflammatoires et ainsi contribuer à la stabilité émotionnelle. Cet effet peut être particulièrement important en hiver, lorsque des aliments fortement transformés et riches en glucides sont consommés plus souvent.
De plus, des critiques (voir une étude publiée dans Science Direct et une étude publiée dans la National Library of Medicine) suggèrent que les acides gras oméga-3 peuvent atténuer les symptômes dépressifs, en particulier chez les personnes présentant des niveaux d’inflammation élevés. Cependant, les experts soulignent que les oméga-3 ne remplacent pas le traitement, mais peuvent avoir un effet de soutien.
Les poissons de mer gras comme le saumon, le maquereau ou le hareng sont considérés comme des sources particulièrement bonnes d’oméga-3. Si vous mangez peu de poisson, vous pouvez également assurer votre approvisionnement avec d’autres produits adaptés. Un apport adéquat peut contribuer à soutenir les fonctions cérébrales, la résilience émotionnelle et le bien-être général en hiver.
Vitamine D pour un système immunitaire fort et une bonne humeur
La vitamine D occupe une place particulière car elle est en grande partie produite dans la peau par la lumière du soleil. Cependant, pendant les mois d’hiver, le rayonnement UV-B en Europe centrale n’est généralement pas suffisant pour assurer une synthèse suffisante dans l’organisme. Par conséquent, de faibles niveaux de vitamine D sont souvent mesurés pendant cette période.
La vitamine D n’est pas seulement importante pour le métabolisme osseux, mais elle influence également le système immunitaire et le système nerveux. Des études montrent un lien entre de faibles niveaux de vitamine D et un risque accru de symptômes dépressifs. (5.6)
Comme la vitamine D n’est présente en quantité significative que dans quelques aliments – comme les poissons gras, les jaunes d’œufs ou le foie – une supplémentation peut s’avérer judicieuse en hiver après consultation d’un médecin.
Autres nutriments importants pour le corps et l’esprit
Outre les oméga-3 et la vitamine D, d’autres micronutriments jouent un rôle dans le bien-être psychologique. Les vitamines B, notamment la vitamine B12 et l’acide folique, participent à la formation des neurotransmetteurs. Une carence peut se manifester, entre autres, par de la fatigue ou des problèmes de concentration.
Le magnésium soutient le fonctionnement normal du système nerveux et contribue à la régulation du stress. Le fer est également important, car une carence peut être associée à un épuisement et à une diminution des performances – des symptômes qui surviennent plus fréquemment en hiver.
Une alimentation équilibrée comprenant des produits à base de céréales complètes, des légumes, des légumineuses, des noix et des sources de protéines de haute qualité constitue la base d’un approvisionnement suffisant.
Conclusion : prodiguer des soins ciblés, prévenir les dépressions hivernales
En hiver, les besoins en certains nutriments augmentent, alors que dans le même temps, l’approvisionnement de l’organisme peut être plus difficile. Les acides gras oméga-3 et la vitamine D jouent un rôle central dans le fonctionnement cérébral, la régulation de l’inflammation et la stabilité psychologique. Quiconque veille à une alimentation équilibrée et compense spécifiquement les éventuelles carences peut apporter une contribution importante au bien-être physique et mental pendant la saison froide.