Le principe du Wolf Protein Fasting ou More Protein Fasting repose sur un déficit calorique grâce à la combinaison de jeûnes intermittents et de shakes protéinés. Il s’agit d’une forme de jeûne intermittent, généralement au rythme 16:8 ou 18:6, dans lequel la phase de jeûne proprement dite est complétée par deux shakes protéinés hypocaloriques.
Le but est de favoriser la satiété tout en limitant la perte musculaire. Au cours de la fenêtre de repas suivante d’environ six heures, deux repas riches en protéines sont consommés pour favoriser la perte de graisse et éviter les fringales. Les besoins caloriques quotidiens sont couverts par la combinaison de deux shakes et de deux repas.
Le Dr Matthias Riedl est un médecin nutritionnel renommé, un médecin de télévision et un auteur. Il a co-développé l’application myFoodDoctor et fait partie de notre réseau d’experts EXPERTS Circle.
Le jeûne protéiné a peu d’avantages pour la santé
D’un point de vue nutritionnel, cette tendance doit être évaluée de manière critique. La consommation de protéines en poudre pendant la phase de jeûne interrompt le jeûne, il ne s’agit donc plus techniquement d’un jeûne. Le concept apparaît donc contradictoire. L’impression est qu’un produit est annoncé ici sans qu’il n’en découle aucun bénéfice clair pour la santé des consommateurs.
De plus, selon le site More Nutrition, la quantité de protéines est généralement trop faible avec le jeûne intermittent classique. « Comme nous le savons, les protéines sont l’un des facteurs les plus importants pour notre corps : par exemple, elles garantissent que nous pouvons développer et entretenir nos muscles », écrit l’entreprise. On dit ailleurs que le jeûne protéiné peut optimiser l’apport en protéines.
Les lecteurs pourraient avoir l’impression que l’apport en protéines pendant la phase de jeûne peut prévenir la dégradation musculaire et même favoriser le développement musculaire. Il n’existe aucune base scientifique convaincante pour cela dans ce contexte. Au contraire, l’apport en protéines élimine la phase de repos métabolique et physiologique, qui est un élément central du jeûne intermittent.
En outre, la stratégie sous-jacente contredit les recommandations de sociétés scientifiques telles que la Société allemande de nutrition, dont les lignes directrices fondées sur des preuves sont ici largement ignorées. Dans l’ensemble, la tendance peut donc être qualifiée de tendance marketing.
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Source des images : Matthias Riedl
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Une consommation continuellement excessive de protéines peut endommager les vaisseaux sanguins
L’augmentation de la consommation de protéines n’est pas fondamentalement problématique, mais elle peut présenter des risques chez certains groupes de personnes. Un apport élevé en protéines peut exercer une pression supplémentaire sur les organes, en particulier chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale.
Une consommation excessive permanente de protéines est également soupçonnée d’avoir des effets négatifs sur la santé vasculaire et d’influencer l’espérance de vie à long terme. Cela vaut particulièrement pour les protéines animales, qui sont souvent contenues dans les produits correspondants.
Un autre aspect concerne la composition de nombreuses poudres de protéines. Ceux-ci contiennent souvent des additifs dont les effets sur la régulation de l’appétit, les performances cognitives et la flore intestinale ne sont pas encore entièrement élucidés.
La tendance actuelle aux aliments riches en protéines peut donc être considérée comme une expérience sociale à grande échelle. Les conséquences à long terme d’un apport permanent en protéines n’ont pas encore été suffisamment étudiées scientifiquement.
Quand les protéines aident à perdre du poids
Les protéines sont un facteur de satiété important, surtout lorsqu’elles sont associées à une alimentation riche en légumes. Un apport accru en protéines peut donc vous aider à perdre du poids, à condition qu’il soit adapté à vos besoins. Il existe un consensus scientifique selon lequel l’apport en protéines, en particulier chez les personnes âgées, devrait être d’environ 1,2 gramme par kilogramme de poids corporel et par jour, réparti en trois repas.
La proportion de sources de protéines végétales devrait être d’environ 70 pour cent. De plus, un apport hydrique adéquat est important, car la soif est souvent confondue avec la faim. Les graisses saines comme l’huile d’olive contribuent également à la satiété grâce à leurs ingrédients.
L’apport en protéines doit provenir de préférence d’aliments également riches en fibres et contribuant ainsi également à la satiété. Il s’agit notamment des légumineuses. Une focalisation unilatérale sur des protéines isolées, voire un surdosage, contredit les recommandations nutritionnelles de base.