Depuis cette semaine, les réveils sonnent à nouveau plus tôt dans le dernier Land. L’année scolaire a commencé progressivement pour un total d’environ 11,5 millions d’élèves dans toute l’Allemagne. Revoir des amis, de nouveaux professeurs, une nouvelle classe – pour beaucoup, l’excitation en fait partie. Pour certains enfants, cependant, la rentrée scolaire a des conséquences néfastes sur le corps : ils ont mal au ventre, à la tête, leurs mains deviennent moites ou ils ne veulent pas dormir la nuit.
Le terme « syndrome du retour à l’école » revient sans cesse. Cela ressemble à une maladie. Mais ce n’est pas médicalement le cas. Le psychiatre pour enfants et adolescents Gerd Schulte-Körne de la clinique LMU de Munich qualifie les plaintes dans un reportage radiophonique actuel sur Bayerischer Rundfunk comme une réaction temporaire au passage des vacances à la vie scolaire quotidienne.
Pas de diagnostic médical : syndrome du retour scolaire
« Cette peur du retour, souvent évoquée, n’est bien sûr pas un diagnostic au sens médical du terme », déclare Schulte-Körne au BR. Après de longues vacances, les enfants s’habituent à dormir plus longtemps, à passer plus de temps en famille et à organiser leur journée plus librement.
Et puis pratiquement tout change d’un coup. Le matin, il faut encore se lever tôt, l’emploi du temps et les devoirs déterminent la routine quotidienne. Il y a aussi la pression de la performance et la question de savoir comment s’entendre dans une nouvelle classe ou avec de nouveaux professeurs.
Le corps peut réagir clairement à cette tension. Les plaintes possibles comprennent :
- Troubles du sommeil
- Le cœur bat la chamade et les mains sont froides et moites
- agitation
- Estomac ou mal de tête
Cela ne signifie pas automatiquement qu’un enfant souffre d’une maladie mentale. Schulte-Körne, qui travaille sur l’anxiété scolaire et l’absentéisme scolaire à la clinique LMU de Munich, décrit ainsi la différence cruciale : Pour de nombreux enfants, la peur habituelle du retour à l’école disparaît après peu de temps.
Moins de symptômes d’anxiété et de dépression pendant les vacances
Le fait que les périodes scolaires et les vacances puissent être associées à divers degrés de problèmes psychologiques est cohérent avec une étude publiée dans le British Journal of Psychiatry Open en 2025. Des chercheurs de l’Université Central South en Chine ont comparé les symptômes d’anxiété et de dépression des adolescents pendant l’école à ceux pendant les vacances d’été.
Plus de 1 000 jeunes ont participé à chaque enquête. Les symptômes d’anxiété et de dépression étaient nettement inférieurs pendant les vacances. Un rôle important dans les symptômes d’anxiété était joué, entre autres, par la nervosité, les inquiétudes difficiles à contrôler et la difficulté à se détendre.
La rentrée scolaire ne doit pas toujours être le problème
Il est donc important de se demander combien de temps durent les symptômes et ce qui les déclenche. Toutes les peurs qui surviennent le matin avant l’école ne sont pas nécessairement causées par le changement des vacances.
Une anxiété importante liée à l’école est beaucoup plus grave. Selon Schulte-Körne, environ six à huit pour cent des étudiants sont concernés. Plusieurs raisons peuvent expliquer l’évitement scolaire :
- Intimidation ou conflits avec les camarades de classe
- Peur de l’échec et des examens
- Anxiété de séparation et difficulté à se séparer des parents
C’est pourquoi les parents ne devraient pas s’empresser d’écarter comme excuse un mal de ventre ou un mal de tête avant le cours.
Ce que les parents et les écoles peuvent faire
La première étape semble simple : écouter. Les parents devraient essayer de découvrir de quoi l’enfant a particulièrement peur.
- Est-ce un devoir de classe ?
- Un certain camarade de classe ?
- La nouvelle classe ?
- Le rythme quotidien précoce ?
- Ou peut-être que la cause se situe en dehors de l’école ?
Les écoles peuvent également faciliter la transition. Schulte-Körne recommande une atmosphère dans laquelle les enfants peuvent revenir après les vacances et que leurs préoccupations soient prises au sérieux.
En cas de légères tensions, une routine quotidienne aussi régulée que possible peut également aider. Les mêmes heures de coucher, routines matinales et heures de repas fixes permettent de s’orienter à nouveau après des vacances relativement libres.
Mais ce qui est crucial, c’est l’évolution des jours suivants. Si l’enfant se calme à nouveau et que les symptômes disparaissent, tout porte à croire qu’il s’agit d’une réaction d’adaptation normale.
En revanche, si la peur persiste au quotidien, l’enfant en souffre considérablement ou commence à éviter les cours, conseille Schulte-Körne un soutien professionnel. Il ne s’agirait alors peut-être plus d’un « syndrome de la rentrée » inoffensif, mais plutôt d’une peur dont il faudrait rechercher la véritable cause.
En résumé :
- Le syndrome de retour à l’école n’est pas un diagnostic médical, mais décrit plutôt des symptômes tels que la peur, l’agitation, les problèmes de sommeil ou les maux de ventre lors du passage des vacances à la vie scolaire quotidienne.
- Ces symptômes disparaissent souvent après quelques jours ; S’ils persistent, l’anxiété scolaire, le harcèlement, la pression des examens ou l’anxiété de séparation peuvent également en être la cause.
- Les parents doivent prendre les symptômes au sérieux, s’enquérir des causes spécifiques et demander l’aide d’un professionnel si l’enfant souffre gravement ou commence à éviter l’école.
Par Anne Bajrica
L’original de cet article « Syndrome de la rentrée scolaire : quand la rentrée scolaire provoque des problèmes physiques et psychologiques chez les enfants » vient de Smart Up News.