Notre système éducatif est une relique d’un autre temps

Le sujet de l’éducation ne pourrait pas être plus d’actualité : il y a le choc de l’IA dans les salles de classe, la perplexité en matière de politique éducative au sein du gouvernement fédéral et des États et l’épuisement agacé des parents, des enseignants et des élèves. Le drame de l’éducation ne commence pas avec de mauvais enseignants ou avec des élèves paresseux. Cela commence beaucoup plus profondément. Notre système éducatif a été construit pour un monde qui n’existe plus. Pour la stabilité, pour des CV prévisibles, pour des emplois restés les mêmes depuis des décennies. Cette commande a disparu. Ce qui reste, c’est la bureaucratie, les structures, les tests et les rituels qui promettent la compétence mais ne fournissent plus aucune orientation.

L’école examine le passé – l’avenir est laissé de côté

Aujourd’hui, les connaissances deviennent obsolètes bien plus vite que les programmes ne peuvent être renouvelés. Les technologies, notamment l’intelligence artificielle, modifient à un rythme rapide le monde du travail, la communication et les processus décisionnels. Dans le même temps, les écoles continuent de mesurer la capacité des individus à reproduire le passé. Le résultat est un déséquilibre dangereux : l’éducation vous endort au lieu de vous responsabiliser. Elle gère là où elle devrait repenser. Elle spécule sur les endroits où elle devrait se renforcer.

L’IA fait depuis longtemps partie de la vie quotidienne – mais l’éducation est bloquée

Cette rupture devient particulièrement visible lorsqu’il s’agit d’IA. Des millions de personnes les utilisent depuis longtemps. Élèves, étudiants, actifs, seniors. Vous pouvez faire expliquer des textes, organiser des informations et préparer des décisions. L’IA n’est plus un rêve d’avenir, elle fait partie du quotidien. Mais institutionnellement, elle est souvent ignorée, interdite ou tolérée sans enthousiasme. Cela crée un vide traumatisant : la technologie est là, mais la classification pédagogique manque. Quiconque n’apprend pas à contrôler consciemment l’IA court le risque d’être contrôlé par elle. Il ne s’agit pas là d’un discours alarmiste, mais d’une déclaration sobre.

L’éducation manque le changement

Le véritable drame éducatif n’est pas que le monde change. Le problème est que l’éducation évolue trop lentement. Les examens mesurent le travail acharné et non le jugement. Les diplômes promettent une sécurité qui n’existe plus. Les universités forment des spécialistes là où l’orientation, la réflexion significative et les liens systémiques deviennent de plus en plus importants. L’apprentissage est traité comme une phase, même s’il est depuis longtemps devenu un mode de vie.

Éducation du futur : comprendre l’apprentissage d’une nouvelle manière

Et pourtant, cette crise offre une opportunité historique. L’éducation peut être repensée : non pas comme une réparation, mais comme un réalignement. Le nouveau concept de l’éducation future commence ici. Elle ne considère plus l’apprentissage comme un stockage de connaissances, mais plutôt comme la capacité de faire face à l’incertitude, de prendre des décisions et d’assumer ses responsabilités. La connaissance reste importante, mais elle n’est plus un objectif mais un outil.
L’éducation future remplace les tests purs par l’efficacité. Il s’appuie sur un apprentissage par projet, sur des problèmes réels, sur une pertinence sociale. Elle considère les enseignants non pas comme des contrôleurs, mais comme des facilitateurs. Il intègre l’IA non pas comme une menace, mais comme un partenaire d’apprentissage capable de fournir des soins individuels. La technologie ne doit pas affaiblir le pouvoir, mais plutôt élargir le champ d’action.

L’éducation comme mode de vie et non comme diplôme

Un changement de perspective est particulièrement important : l’éducation ne s’arrête pas à un diplôme. Elle accompagne les gens tout au long de leur vie. Elle touche aussi bien les enfants que les adultes, les jeunes actifs et les retraités. Quiconque apprend à anticiper, à élaborer des scénarios et à façonner activement son propre avenir gagne en efficacité personnelle. Ceci est indépendant de l’âge. L’éducation devient alors une question de dignité et de participation sociale.

Courage de changer – maintenant !

Cette réorientation demande du courage. Cela nécessite de dire adieu aux certitudes chères et d’être prêt à essayer de nouvelles choses sans attendre la perfection. Mais l’immobilisme et l’impuissance politique ne sont plus une option. Le monde n’attend pas les débats sur les réformes. L’avenir est arrivé depuis longtemps et nous risquons de perdre le contact. L’éducation telle que nous la connaissions ne fonctionne plus. L’éducation dont nous avons besoin commence là où nous sommes prêts à repenser. Nous devons le faire ici et maintenant, haut et fort, ensemble, de manière responsable et tournée vers l’avenir. La nouvelle publication : Future Education – Rethinking Education and Learning – fournit des suggestions et des impulsions.

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  • Source des images : Thomas Druyen

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    « Pédagogie du futur » par Thomas Druyen.

En tant que sociologue, Thomas Druyen étudie depuis 30 ans les effets psychologiques du changement et dirige deux instituts à l’Université Sigmund Freud de Vienne. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.





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