Presque aucune autre phrase n’accompagne autant de moments romantiques que cette phrase. Mais quiconque ne pense qu’aux clichés dépassés de la femme au foyer échoue. En tant que nutritionniste qui s’oppose depuis des années aux règles alimentaires dogmatiques et prône la confiance dans son propre corps, je dis : il y a plus de vérité biologique dans cette phrase que de nombreuses tendances en matière d’« alimentation saine » voudraient nous le faire croire. La nourriture n’est pas seulement la somme de ses nutriments : c’est le « lubrifiant social » de notre espèce.
Cela devient particulièrement visible le jour de la Saint-Valentin. Presque aucune autre date ne combine de manière aussi cohérente le cœur, le commerce et les calories. Mais au lieu d’évaluer moralement les chocolats, cela vaut la peine de jeter un œil à ce qui se passe réellement lorsque vous les dégustez ensemble.
Uwe Knop est nutritionniste diplômé, auteur et conférencier dans des associations professionnelles, des entreprises et lors de formations médicales. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.
Pourquoi la nourriture nous relie : la chimie de la proximité
Manger ensemble est un signal primal évolutif de sécurité. Au début de l’histoire, un repas partagé signifiait : pas d’évasion, pas de danger, suffisamment pour tout le monde. Ce sentiment de sécurité active le système nerveux parasympathique du corps – le mode « repos et digestion ». Le niveau de l’hormone du stress (cortisol) baisse et l’ocytocine et la dopamine sont libérées en même temps. L’ocytocine renforce les liens et la confiance, tandis que la dopamine nous récompense pour cette expérience agréable.
La science suggère que la fréquence cardiaque et le langage corporel des personnes sympathiques s’alignent lorsqu’ils mangent ensemble. Vous vous balancez littéralement l’un contre l’autre. Ainsi, lorsque nous disons que l’amour passe par l’estomac, ce que nous entendons d’un point de vue biologique, c’est que la proximité naît là où la détente est possible, là où s’épanouit une véritable résonance. Et la détente vient particulièrement facilement avec un bon repas en bonne compagnie.
Un retour en arrière passionnant sur la tradition
La phrase n’a été documentée par écrit qu’à la fin des années 1920, dans les guides d’étiquette de Paula et Burghard von Reznicek. Là, il s’est inscrit dans des modèles classiques : la « dame parfaite » était censée conquérir « l’Adam parfait » grâce à ses talents culinaires. Mais l’idée elle-même est probablement bien plus ancienne. Le lien entre soins, nourriture et affection est culturellement ancien – bien avant qu’il ne soit imprimé.
Supprimons donc la connotation conservatrice : il ne reste que l’attention culinaire. Aujourd’hui, cuisiner pour quelqu’un n’est plus un devoir, mais une décision consciente : « Je te donne mon temps ». Dans un monde où la nourriture est livrée via une application, la cuisine faite maison est presque un luxe, un signe de profonde affection (si la qualité, la fraîcheur et le goût sont corrects).
Une idée universelle
La combinaison de la cuisine et de l’amour n’est pas un phénomène allemand :
- En Italie, on dit : « La via del hearto passe prima dallo stomaco. »
- En France: « L’amour passe par l’estomac. »
- En anglais: « Le chemin qui mène au cœur d’un homme passe par son estomac. »
Dans de nombreuses cultures asiatiques, la nourriture est aussi une expression de soin. En Chine, la question « Avez-vous déjà mangé ? traditionnellement quelque chose comme « Est-ce que ça va ? En Amérique latine, l’hospitalité est inextricablement liée au divertissement. C’est évident partout : il ne s’agit jamais seulement de quoi, mais de qui et avec qui.
Saint Valentin 2026 : Plaisir sans dogmes
Le 14 février, la cuisine devient une scène d’émotions. Mon conseil : oubliez les plans de régime, les listes de superaliments et les tableaux de calories. Le véritable amour ne vient pas du pudding au chia simplement parce qu’il est censé être sain. Elle vit ce qu’ils apprécient vraiment tous les deux.
Qu’il s’agisse d’un steak juteux, de pâtes crémeuses, d’une bolognaise végétalienne ou d’une mousse au chocolat, ce qui compte, c’est le sentiment de bien-être partagé. Les divisions morales et scientifiques entre « bien » et « mal », entre « sain et malsain » prennent fin le jour de la Saint-Valentin – et idéalement entre le 15 février. et 13.2. aussi.
Conseils culinaires pour un menu sans stress
- Cuisinez ce que vous savez cuisiner. Une expérience gastronomique ratée tue toute romance. La souveraineté a un effet relaxant – et la relaxation est le meilleur ingrédient.
- Restez flexible au lieu de faire du prosélytisme. Vegan, végétarien ou amateur de viande ? Choisissez une base personnalisable – comme des pâtes ou du curry.
- Concentrez-vous sur la décélération. La fondue ou la raclette sont peut-être rétro, mais elles sont psychologiquement géniales. Vous attendez, parlez, profitez – ensemble.
- Des petits gestes au lieu du grand kitsch. Œuf au plat en forme de cœur dans un anneau de poivre. Chocolats faits maison avec messages privilégiés. Un bon pour un pique-nique printanier. C’est la touche personnelle qui compte.
- Ce qui compte vraiment, c’est la vraie volonté, la véritable intention, l’envie de rendre l’autre heureux ! C’est exactement ce que ressent la personne que vous aimez.
Conclusion : Fini les dogmes nutritionnels, plus de sensualité sur la table
L’amour ne passe pas littéralement par l’estomac – mais il y trouve un espace de résonance. Si nous ne moralisons plus la nourriture et ne l’étiquetons plus de manière scientifique et arbitraire, mais la comprenons pour ce qu’elle est réellement : le plaisir, la proximité, la connexion – alors le vieil adage prend tout son sens.
C’est peut-être exactement son vrai message : ce n’est pas le ventre qui fait l’amour. Mais passer du temps ensemble à table la nourrit. Alors faites confiance à votre intuition – en amour comme en nourriture.
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Source des images : Uwe Knop
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« ENFIN MANGER BIEN » Profitez honnêtement et en toute conscience – faites confiance à votre ÉTHIQUE et à votre INTUITION d’Uwe Knop