Des maux de ventre, des ballonnements ou une fatigue persistante peuvent être les signes d’une intolérance alimentaire. Lors des tests IgG, le sang est examiné à la recherche de certains anticorps (immunoglobuline G). Cela détermine si le corps est entré en contact avec un agent pathogène spécifique ou s’il réagit aux aliments avec une réaction retardée. Les tests sont facilement disponibles en ligne.
L’immunologiste Falk Nimmerjahn de l’Université d’Erlangen-Nuremberg a une position claire à ce sujet. Il explique sur Bayerischer Rundfunk : « Je pense que ces tests ne peuvent pas faire ce qu’ils prétendent réellement faire, à savoir détecter les intolérances alimentaires. Parce qu’il n’existe aucune preuve scientifique à ce sujet. »
« Le test montre seulement que nous avons mangé de la nourriture »
Selon Nimmerjahn, la première étape pour les personnes concernées est souvent une recherche sur Google au lieu d’une visite chez le médecin. Beaucoup tombaient sur les tests IgG et les commandaient. Mais selon le généticien, ces tests ont leurs limites : « Ces tests montrent seulement que mon système immunitaire, mon corps, a reconnu quelque chose qui est étranger. C’est pour cela que notre système immunitaire est conçu, et dans ce cas, il s’agit d’un composant d’un aliment que nous avons mangé. Le test montre donc seulement que nous avons mangé un aliment, que notre système immunitaire l’a reconnu et que des anticorps IgG se sont formés. »
L’immunologiste conseille : il vaut mieux faire le test chez son médecin de famille
Nimmerjahn conseille d’aller directement chez votre médecin de famille et de faire un test d’allergie. Alternativement, un médecin nutritionnel pourrait également vous aider. Il recommande également de tenir un journal alimentaire et de prêter attention aux réactions physiques après avoir mangé certains aliments.