Les entreprises subissent actuellement de fortes pressions. L’incertitude, la volatilité des marchés et la hausse des coûts obligent de nombreux pays à réagir rapidement. C’est compréhensible, mais cela n’a pas toujours de sens.
Le réflexe typique de crise
Un schéma peut être observé dans de nombreuses organisations : à mesure que la pression augmente, l’activité augmente. Il y a plus de votes, plus de rapports, plus de décisions.
Cependant, le problème n’est pas la rapidité mais – surtout dans le contexte de crise actuel – la qualité des décisions. Parce que plus de décisions ne conduisent pas automatiquement à de meilleurs résultats.
Friederike Müller-Friemauth est futurologue et professeur de gestion de l’innovation à l’université FOM de Cologne, spécialisée dans l’évolution des marchés du travail. Elle fait partie de notre réseau d’experts EXPERTS Circle.
Au contraire : lorsque les voies de décision ne sont pas claires, que les responsabilités sont floues et que les informations sont fragmentées, une chose surgit avant tout : un malaise opérationnel. Les organisations apparaissent alors capables d’agir, mais bien souvent elles ne le sont pas.
Petite expérience de crise
Cela révèle une faiblesse structurelle, moins perceptible en période de stabilité : de nombreuses entreprises ne sont pas prêtes à prendre des décisions cohérentes en période d’incertitude notoire. Ils réagissent, mais ils ne contrôlent pas.
La différence réside dans la préparation. Les entreprises qui restent stables même dans des situations volatiles ont un point commun : elles ont réfléchi à l’avance aux options de décision. Ils savent quels scénarios sont pertinents et quels leviers sont à leur disposition en cas de pire situation.
Cela ne réduit pas l’incertitude de l’environnement, mais augmente la capacité d’agir en interne, car cela augmente la capacité à prendre des décisions commerciales intelligentes en cas de crise.
Planifiez différemment
En période de crise, ce n’est pas la rapidité qui compte, mais la qualité des décisions préparées.