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Un café le matin, un travail devant un écran, un verre de vin le soir : beaucoup de choses dans la vie quotidienne se produisent automatiquement. Certaines de ces routines sont inoffensives, d’autres nous font plus de mal que nous ne le pensons. Cela devient particulièrement critique lorsqu’il s’agit du cerveau.
Parce que certains schémas comportementaux peuvent détériorer considérablement nos performances mentales si nous ne les détruisons pas à temps.
L’accent est mis sur la question de savoir dans quelle mesure nous pouvons résoudre les problèmes, prendre des décisions et traiter les informations dans la vie quotidienne. Les psychologues parlent ici d’« intelligence réussie ». Et cela dépend bien plus de nos routines quotidiennes que beaucoup de gens ne le pensent.
1. Pensée rigide
Une idée fausse très répandue est que l’intelligence est immuable. Quiconque croit cela gaspille des opportunités, selon un article paru dans Psychology Today. Cette attitude est connue en psychologie sous le nom de « mentalité fixe ». Le contraire – ce qu’on appelle la « mentalité de croissance » – suppose que l’intelligence peut être entraînée comme un muscle.
Une étude largement citée de Blackwell et ses collègues montre que les élèves qui apprennent avec cette attitude ont amélioré leurs résultats en mathématiques en un an. Les pairs aux mentalités fixes ont stagné. « Il est fascinant que le scénario interne que nous jouons puisse littéralement changer la direction de notre performance », ont écrit les chercheurs.
2. Manque de sommeil
Le sommeil est bien plus qu’une simple pause pour le cerveau. Pendant la nuit, il traite les expériences, relie les souvenirs et se répare. Si ce temps manque, les performances chutent sensiblement.
Une étude EEG a révélé que seulement 24 heures sans sommeil augmentent considérablement le temps de réaction. Un manque de sommeil encore moins grave a des conséquences : l’attention, le jugement et la mémoire en souffrent. « Le sommeil fait partie intégrante du bien-être de nombreuses espèces. Notre cerveau est lié aux rythmes d’une horloge interne », précise l’étude.
3. Boire de l’alcool
L’alcool ne change pas seulement votre façon de penser à court terme. Des études montrent que même une consommation régulière et modérée peut endommager le cerveau de manière permanente.
Une étude portant sur 1 781 personnes décédées a montré que les gros buveurs étaient 133 % plus susceptibles de développer des lésions vasculaires cérébrales. Même parmi les anciens gros buveurs, ce chiffre était encore 89 pour cent plus élevé que parmi les abstinents. En outre, les fibrilles dites tau, étroitement liées à la maladie d’Alzheimer, étaient 41 pour cent plus fréquentes chez les gros buveurs et 31 pour cent plus fréquentes chez les anciens buveurs. « Même une consommation modérée d’alcool peut affecter vos performances cognitives à long terme », préviennent les chercheurs.
4. Manque de structure
Le cerveau a besoin de processus clairs. Sans structure, on a un sentiment d’oisiveté. Ceux qui reportent constamment leurs tâches travaillent de manière moins efficace et se sentent en même temps plus stressés.
Une étude menée par Rinaldi et ses collègues montre que les étudiants ayant de fortes tendances à la procrastination ont obtenu de moins bons résultats aux tests des fonctions dites exécutives. « Même les penseurs les plus brillants ont besoin de discipline et de structure pour fonctionner pleinement », conclut-elle.
5. Environnement négatif
L’environnement mental est tout aussi important que le sommeil ou la nutrition. Les personnes négatives, les distractions constantes ou un excès de contenu non pertinent agissent comme de la malbouffe pour le cerveau.
Une étude à long terme réalisée en 2017 par Eyre, House, Hill et Griffiths montre qu’avec le temps, l’humeur des adolescents se rapproche davantage de celle de leur groupe d’amis. Les sentiments négatifs en particulier se sont révélés contagieux. « Le niveau mental de base s’adapte silencieusement à la « nourriture » émotionnelle que l’on reçoit », écrivent les auteurs.
Comment pouvez-vous le contrecarrer
Les cinq points le montrent : ce ne sont pas des événements spectaculaires, mais de petites routines qui façonnent notre forme mentale. Ils sont particulièrement dangereux car nous les remarquons souvent à peine. Un manque de conscience de soi augmente l’effet. « Si l’on ne prête pas attention à ce qui se passe dans l’esprit, ces schémas persistent inaperçus », expliquent les psychologues.
Quelques changements suffisent pour stopper la tendance à la baisse. Ces approches sont particulièrement utiles :
- Protéger le sommeil : Respectez des horaires de sommeil réguliers et évitez le manque de sommeil.
- Réduire la consommation d’alcool : Reconsidérez votre consommation régulière et limitez-la si nécessaire.
- Créer une structure : Structurez clairement les tâches, fixez des délais et respectez-les.
- Vérifiez l’environnement social : Maintenez le contact avec des personnes qui semblent positives et stables.
- Promouvoir un état d’esprit de croissance : Reconnaissez votre propre capacité d’apprentissage et entraînez-la de manière ciblée.
Quiconque dort suffisamment, boit moins, maintient des routines claires et choisit un environnement positif renforce sa concentration, sa mémoire et sa capacité de prise de décision.
Par Anne Bajrica
L’original de cet article « 5 habitudes qui nous rendent plus stupides chaque jour – et comment nous pouvons les arrêter immédiatement » vient de Smart Up News.