Vous êtes autorisé à appuyer sur le bouton snooze le matin

Le bouton snooze du réveil est considéré comme un symbole de manque de discipline. Les experts du sommeil mettent régulièrement en garde contre le report répété du réveil. Même moi, je mets en garde contre les conséquences négatives dans mon livre « Follow Your Flow ». Mais d’un point de vue neuroscientifique, cela vaut la peine de jeter un regard plus différencié sur le bouton snooze. La courte somnolence après la première sonnerie peut constituer une transition précieuse – entre le sommeil et l’éveil, entre l’intuition et l’analyse.

Le facteur décisif est le dosage : un ou deux cycles de répétition de cinq à dix minutes chacun suffisent. Il est tout aussi important d’utiliser activement ce temps – comme un espace d’observation et non comme un autre sommeil profond.

Hypnopompie : Un état transitionnel sous-estimé le matin

Le moment qui suit le premier signal de réveil est appelé hypnopompie. Vous êtes alors dans une phase entre le sommeil et la pleine conscience. Dans cet état, le contenu du rêve est souvent encore présent, les pensées circulent plus librement, les émotions semblent plus accessibles, écrit « ZEIT Wissen ».

Le Dr Frederik Hümmeke est un philosophe comportemental et culturel renommé et est considéré comme un coach d’affaires recherché en Europe. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.

1. Le mode Snooze laisse libre cours à la créativité

Des études neuroscientifiques suggèrent que les réseaux qui jouent également un rôle dans la rêverie, la simulation intérieure et la pensée créative sont de plus en plus actifs dans les états de transition entre le sommeil et l’éveil – en particulier le réseau dit du mode par défaut. Dans le même temps, le contrôle exécutif du cortex préfrontal n’est pas encore pleinement activé. Le filtrage analytique passe au second plan et une association plus libre est encouragée.

Historiquement, des états de transition similaires étaient utilisés spécifiquement – mais principalement lors de l’endormissement, ce qu’on appelle l’état hypnagogique. Le peintre espagnol Salvador Dalí et l’inventeur américain Thomas Edison l’ont consciemment expérimenté afin de capturer des idées créatives au moment de s’endormir.

L’état hypnopompique du matin partage des caractéristiques neurophysiologiques similaires et peut être conçu tout aussi spécifiquement. Si vous appuyez intentionnellement sur le bouton snooze, vous prolongez cette transition et créez ainsi une fenêtre créative naturelle avant que la vie quotidienne ne prenne le dessus sur votre esprit.

2. Si vous vous réveillez plus doucement le matin, vous réduisez le stress

Un argument courant contre la sieste est que cela perturbe votre rythme de sommeil. En fait, des études médicales sur le sommeil montrent que des phases de sieste très courtes de cinq à dix minutes ne suffisent généralement pas pour que les personnes bien reposées réintègrent une phase de sommeil profond et stable. Au lieu de cela, le corps reste en mode transition.

Les recherches sur ce qu’on appelle l’inertie du sommeil montrent que la transition du sommeil à l’état de veille complet est associée à des processus complexes d’adaptation hormonale et neuronale qui peuvent subjectivement être vécus comme du stress. Une transition progressive peut être moins brusque sur le plan physiologique et émotionnel et peut avoir un impact positif sur l’humeur et les performances cognitives le matin.

Les personnes souffrant d’un stress mental élevé au quotidien ressentent souvent le fait de se lever brusquement comme un facteur de stress supplémentaire le matin. Ils bénéficient d’un début de journée progressif. Le bouton snooze n’agit alors pas comme un facteur perturbateur, mais plutôt comme un tampon entre la régénération nocturne et l’activation professionnelle.

3. Restez au lit et remarquez votre corps et vos sentiments

Les dernières minutes avant de se lever sont propices à un entraînement actif de votre propre conscience corporelle. En psychologie, cette capacité est appelée conscience intéroceptive, c’est-à-dire la perception d’états internes tels que la respiration, le rythme cardiaque ou la tension musculaire, explique l’Université d’Innsbruck.

Les méthodes basées sur la pleine conscience utilisent spécifiquement ces moments de transition entre le repos et l’activité. Si vous planifiez intentionnellement la phase de répétition – sans utiliser immédiatement votre smartphone – vous pouvez observer vos pensées, vos sentiments et vos signaux physiques avant que les stimuli externes ne dominent.

Cela transforme la sieste en un micro-entraînement à l’autorégulation. Il favorise la prise de conscience de ses propres états émotionnels et favorise ainsi une maîtrise de soi plus réfléchie tout au long de la journée.

4. La sieste comme mini-rituel pour la clarté mentale

La transition du rêve à la réalité est souvent chargée d’émotion. Il n’est pas rare que ces minutes révèlent des sujets éclipsés dans la vie quotidienne. Si vous utilisez spécifiquement cet espace, vous pouvez faire la distinction entre les réactions impulsives et les besoins réels.

Toutefois, cet écart n’a de valeur que s’il est activement conçu. Il ne s’agit ni de se retourner et de s’endormir à nouveau, ni de se lancer directement dans les e-mails et les rendez-vous. Une ou deux courtes impulsions de répétition peuvent servir de transition – un sommeil répété et automatique continu pendant 30 minutes ou plus, en revanche, fragmente le sommeil et augmente la paresse. L’effet est alors inversé.

Au lieu de cela, un mini-rituel clair est recommandé : d’abord l’intention claire de se réveiller, puis deux respirations profondes, une dénomination interne de l’humeur actuelle, une décision claire pour la première étape d’action de la journée. De cette manière, le bouton snooze passe du statut de symbole de retard à celui de rituel d’alignement mental.

Faire une sieste le matin : c’est pourquoi cela peut être une bonne chose

  • Transition au lieu d’un début de choc : La sieste prolonge l’hypnopompie – la douce transition entre le sommeil et l’éveil – et atténue le « stress du démarrage à froid » du matin.
  • Utiliser la fenêtre de création : Dans cet état intermédiaire, le cerveau est plus libre, plus créatif, moins filtré. Notez les idées, les images ou les idées qui surviennent.
  • Mieux percevoir les sentiments : Utilisez les minutes pour ressentir votre corps et votre humeur : respiration, rythme cardiaque, tension, humeur. Cela renforce la conscience de soi.
  • Entraîner l’alignement mental : Court mini-rituel : prenez deux respirations profondes, nommez ce que vous ressentez, puis décidez consciemment de la première étape de la journée.
  • Mais cela dépend de la durée de la répétition : Utilisez 1 à 2 cycles de répétition de 5 à 10 minutes chacun – pas de répétition automatique au-delà de 30 minutes, sinon l’effet sera inverse.





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