Pas de streaming, pas de réseaux sociaux, pas de friandises, pas d’achats en ligne, pas de commande de nourriture : la journaliste de PULS, Leah Nlemibe, renonce consciemment à ces récompenses rapides pendant une semaine. Avec cette auto-expérience, elle teste la tendance détox dopaminergique et remet en question les habitudes qui la stressent ou qui ont un impact négatif sur son quotidien.
Pause consciente des stimuli constants
Le concept de désintoxication dopaminergique remonte au psychologue Cameron Sepah. Il ne s’agit pas de renoncer complètement à la dopamine, un neurotransmetteur, mais plutôt de s’éloigner consciemment des stimuli qui promettent des récompenses rapides. Des périodes de quelques heures à une semaine sont recommandées. L’objectif est de réduire les comportements impulsifs et de rendre à nouveau des activités simples plus conscientes.
Pour Leah, passer des heures sur les réseaux sociaux est un problème particulier. Au début de sa cure de désintoxication dopaminergique, elle désactive toutes les applications pertinentes. Afin de bien utiliser le temps gagné, elle se lance dans le crochet d’une écharpe. « C’est inhabituel de supporter cette sensation désagréable sans pouvoir immédiatement me distraire », explique le journaliste.
La dopamine est un messager chimique qui signale la récompense dans le cerveau. Les likes et les contenus sur les réseaux sociaux peuvent activer ce système en permanence. « La dopamine n’est pas toxique, c’est pourquoi le terme de désintoxication est en réalité erroné. Néanmoins, c’est une belle façon de décrire le fait que l’on s’éloigne du stimulus constant », explique Falk Kiefer, chercheur en toxicomanie.
La dépendance aux réseaux sociaux
Au début, Léa a du mal à abandonner. «Mon doigt recherche automatiquement Instagram», rapporte-t-elle. Elle a l’impression d’être accro aux réseaux sociaux. L’expert en recherche sur les addictions partage également cette évaluation : « Les addictions se caractérisent par le fait que les gens continuent à se comporter même si cela s’accompagne de conséquences négatives. Les personnes possédant un smartphone et les réseaux sociaux en font souvent l’expérience », explique Kiefer.
Néanmoins, Léa reste fidèle à son projet de crochet et progresse rapidement. « Je me rends compte que je suis vraiment dans le moment présent », dit-elle. Elle compte également sur le sport, la lecture et la cuisine pour ressentir des stimuli positifs par d’autres moyens. Dès le troisième jour, elle sentit un changement : « Tout d’un coup, c’est très calme dans ma tête. » Le sixième jour, pour la première fois du matin, elle ne décroche pas tout de suite son téléphone portable. « Je me sens plus reposé et moins distrait. »
Léa tire une conclusion positive
Mais l’expérience de Leah comporte également des revers. Le crochet ne fonctionne pas toujours et il lui est particulièrement difficile de se passer de friandises lors d’une fête. Au bout d’une semaine, le foulard est prêt et l’expérience est terminée. « J’avais hâte de revenir sur Instagram, mais je n’ai rien raté », déclare Leah. Sa conclusion : elle souhaite utiliser les réseaux sociaux et autres récompenses rapides de manière plus consciente et moins fréquente à l’avenir. « J’ai remarqué combien de dopamine il y avait dans ma vie quotidienne, même sans les réseaux sociaux. »
La vidéo incluse dans l’article Rapport PULS (produit par Bayerischer Rundfunk) est paru le 14 janvier 2026 dans la médiathèque ARD. Plus Rapport PULS Vous pouvez regarder des vidéos gratuitement à tout moment Médiathèque ARD voir.