Un médecin donne des conseils pour vivre longtemps et sans douleur avec une hanche artificielle

Presque aucune question ne préoccupe plus les personnes concernées que : « Combien de temps dure une prothèse de hanche ? Cette considération est plus que justifiée, car après tout, une endoprothèse totale (PTG) est une grande étape.

De nombreuses personnes souhaitent savoir si l’implant durera toute une vie, s’il existe un risque d’opération de remplacement ultérieurement, quel est le niveau d’avancement des implants actuels et ce qu’ils peuvent faire pour garantir leur longévité. La réponse peut être trouvée dans de nombreux facteurs : les données actuelles des études, les principes mécaniques et biologiques, les innovations matérielles, les techniques chirurgicales modernes et un examen attentif des faits.

Prof. Dr méd. Karl Philipp Kutzner, chirurgien orthopédiste et fondateur d’ENDOPROTHETICUM Rhein-Main, est spécialiste des endoprothèses de la hanche et du genou. Il fait des recherches et enseigne à Mayence et est considéré comme l’un des principaux experts en endoprothèses à tige courte en Allemagne. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.

Prothèses de hanche modernes et ce que signifie la durabilité

Les experts comprennent que la durabilité d’une articulation artificielle de la hanche ne se limite pas à la simple présence de l’implant dans le corps. L’essentiel est la durée pendant laquelle il fonctionne sans douleur, de manière stable et sûre. Deux aspects centraux jouent ici un rôle : la durabilité mécanique et biologique.

D’un point de vue mécanique, la résistance à l’abrasion et la stabilité de l’ancrage sont parmi les points les plus importants. La sensibilité à l’usure des paires coulissantes et une éventuelle fatigue des matériaux en titane ou en céramique sont ici importantes. D’un point de vue biologique, la qualité osseuse, la cicatrisation, les processus inflammatoires et les effets de l’âge déterminent si la prothèse peut durer 15, 20 ou même 30 ans.

Des études montrent une durée de vie prothétique étonnante

Selon des revues systématiques, des données de registres et des registres internationaux d’endoprothèses, les chiffres sont clairs : plus de 90 pour cent de toutes les articulations artificielles de la hanche durent 15 ans sans aucun problème, 80 à 85 pour cent durent 20 ans et environ 75 à 80 pour cent restent intacts pendant 25 à 30 ans. Pour certaines paires de roulements céramique-céramique modernes, une durée de vie supérieure à 30 ans est même possible.

Ces succès peuvent être observés principalement avec les prothèses en titane sans ciment, les revêtements contemporains en polyéthylène et les têtes en céramique. Les techniques chirurgicales établies telles que AMIS, ALMIS ou une approche latérale contribuent également de manière significative à améliorer la durabilité. Cependant, le facteur le plus déterminant reste l’expérience opérationnelle et la précision.

Pourquoi les matériaux durent plus longtemps aujourd’hui

La durée de vie des articulations artificielles de la hanche a considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies. La raison en est une multitude d’avancées techniques et matérielles :

Le chirurgien et la technologie chirurgicale sont essentiels

Diverses études à long terme montrent qu’une expertise exceptionnelle en matière d’endoprothèses pour implants de hanche peut réduire les taux de révision jusqu’à 40 pour cent. Les facteurs importants sont l’alignement précis de l’implant, une longueur de jambe équilibrée et la tension correcte des tissus mous. Les complications sont également réduites si la prothèse choisie s’ajuste individuellement.

Les approches mini-invasives telles qu’AMIS ou ALMIS protègent les tissus mous, réduisent la perte de sang et simplifient la mobilisation précoce. Parallèlement, ils réduisent le risque de luxation et améliorent la reproductibilité des résultats. À long terme, cela entraîne un taux de descellement global plus faible et une durée de vie accrue de l’implant.

Facteurs patients et risques de relaxation

La durée de vie d’une prothèse de hanche dépend en grande partie de la personne elle-même. L’âge joue un rôle particulièrement important : les personnes plus jeunes ayant une activité accrue génèrent un peu plus d’usure, tandis que les personnes plus âgées ont tendance à exercer moins de pression sur l’implant. L’excès de poids n’influence que légèrement la durée de vie, même si ce n’est pas seulement le poids corporel, mais surtout l’activité qui est déterminante.

Un exercice modéré comme le vélo et la marche a souvent un effet positif, tandis que le saut ou les sports discontinus augmentent potentiellement l’usure. De plus, une mauvaise qualité osseuse, comme l’ostéoporose, peut rendre la guérison plus difficile.

Médicalement, on distingue le descellement mécanique et biologique. Dans le premier cas, les particules d’abrasion peuvent déclencher une réaction dans l’os qui conduit à sa dégradation au fil des années. Le relâchement biologique, quant à lui, se produit par des processus inflammatoires et métaboliques. Cependant, grâce à des géométries sophistiquées, des matériaux à faible abrasion, des ancrages à pression stables et une technologie chirurgicale précise, les taux de descellement diminuent continuellement depuis environ 20 ans.

Pour les patients de plus de 70 ans, il existe une très forte probabilité que l’articulation artificielle de la hanche reste intacte à vie. Dans le groupe des 50 à 70 ans, de nombreuses prothèses modernes durent 20 à 30 ans sans problème majeur. Les personnes de moins de 50 ans sont plus susceptibles de changer, mais cela est souvent dû à une longue attente globale plutôt qu’à un échec de la prothèse.

Opérations de remplacement et erreurs courantes

Les révisions d’une articulation artificielle de la hanche sont particulièrement nécessaires en cas de descellement mécanique, d’infections, de luxations, de surfaces d’appui usées ou de fractures au niveau de la prothèse. Mais certaines hypothèses s’avèrent tout simplement fausses.

La rumeur persiste selon laquelle la prothèse s’use dans le corps « comme une chaussure ». En fait, cela ne s’applique guère aux modèles modernes, car l’abrasion est aujourd’hui extrêmement faible. L’affirmation selon laquelle l’exercice raccourcit généralement la durée de conservation est également fausse. Tout au plus, les sports à fort impact peuvent avoir un impact négatif. La limite de 10 à 15 ans, souvent évoquée dans le passé, est désormais également considérée comme dépassée : les progrès techniques conduisent à des durées de vie nettement plus longues.





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