Quand faut-il arrêter de manger le soir ?

Beaucoup de gens mangent tard le soir. La journée est longue, le dîner est repoussé et une collation suit souvent. Dans le même temps, les chiffres de l’hypertension artérielle, de l’hyperglycémie et de l’obésité augmentent. Les maladies cardiovasculaires restent la cause de décès la plus fréquente en Allemagne. Dans ce contexte, un facteur jusqu’alors sous-estimé se révèle : selon une nouvelle étude, l’heure des repas peut avoir une influence directe sur le cœur.

L’étude montre que ce n’est pas seulement le nombre de calories qui compte, mais surtout l’heure du dernier repas. Si vous arrêtez de manger trois heures avant de vous coucher et prolongez ainsi votre pause alimentaire nocturne, vous pouvez améliorer sensiblement votre tension artérielle, votre fréquence cardiaque et votre glycémie.

Le rythme naturel détermine le moment des repas

L’étude provient de Northwestern Medicine. Trente-neuf adultes en surpoids âgés de 36 à 75 ans y ont participé. Ils étaient considérés comme particulièrement à risque de maladies dites cardiométaboliques telles que les maladies cardiaques ou le diabète de type 2. Certains membres du groupe ont modifié leurs horaires de repas. Les participants ont terminé leur dernier repas au moins trois heures avant le coucher et ont jeûné un total de 13 à 16 heures pendant la nuit. Le groupe témoin avait une pause repas de 11 à 13 heures.

Important : personne n’a réduit la quantité de calories. Tout était question de calendrier. Les deux groupes ont également baissé les lumières trois heures avant de se coucher. Cela devrait soutenir le rythme naturel jour-nuit.

Le jeûne prolongé la nuit abaisse la tension artérielle et la fréquence cardiaque

Après quelques semaines, de nettes différences sont apparues. Dans le groupe à jeun prolongé, la tension artérielle nocturne a chuté de 3,5 pour cent. La fréquence cardiaque a diminué de 5 pour cent. Dans le même temps, la variabilité de la fréquence cardiaque augmente. Cette valeur décrit la capacité du cœur à réagir avec souplesse au stress. Une variabilité plus élevée est considérée comme le signe d’un système nerveux bien régulé.

Normalement, la tension artérielle et la fréquence cardiaque diminuent pendant le sommeil. Les experts parlent de « trempage ». Ce naufrage nocturne est considéré comme sain. S’il échoue ou est trop faible, le risque de problèmes cardiaques augmente. La baisse était plus prononcée dans le groupe à jeun. Le cœur et la circulation suivaient à nouveau plus étroitement le rythme naturel.

De plus, les niveaux de cortisol nocturnes étaient plus faibles. Le cortisol est une hormone du stress. Une valeur inférieure la nuit indique un meilleur repos. L’auteur de l’étude, le Dr Daniela Grimaldi, explique : « Si nous coordonnons notre fenêtre de jeûne avec le rythme veille-sommeil naturel, la coordination entre le cœur, le métabolisme et le sommeil s’améliore et cela protège la santé cardiaque. »

A également un effet positif sur la glycémie

Ce n’est pas seulement le cœur qui en a bénéficié. Le métabolisme du sucre a également changé de manière mesurable. Le test oral de tolérance au glucose a montré une baisse du taux de sucre dans le sang. Le corps réagit plus rapidement en libérant de l’insuline. L’indice dit insulinogénique sur 30 minutes a augmenté. Cela signifie : Le pancréas libère l’insuline plus rapidement.

Cependant, la sensibilité générale à l’insuline n’a pas changé de manière significative. Cependant, la réponse à court terme au sucre s’est nettement améliorée. Ceci est particulièrement pertinent pour les personnes présentant un risque accru de diabète. « Il ne s’agit pas seulement de la quantité et de ce que vous mangez, mais aussi du moment où vous mangez par rapport au sommeil », explique la co-auteure, le Dr Phyllis Zee.

Les repas tardifs retardent le mode passif de récupération

Le corps humain suit un cycle de 24 heures. Les hormones, la tension artérielle et le métabolisme sont orientés vers l’activité pendant la journée et la récupération la nuit. Les repas tardifs peuvent retarder ce processus. Le corps reste plus longtemps en mode actif, même s’il devrait déjà se préparer au repos.

Si le dernier repas est significativement avancé, l’organisme peut mieux préparer la nuit. Le cœur, le système nerveux et le métabolisme travaillent ensemble de manière plus coordonnée. Ces mesures peuvent être facilement mises en œuvre dans la vie de tous les jours :

  • Dernier repas au moins trois heures avant le coucher
  • Visez 13 à 16 heures de repas le soir
  • Réduire la lumière le soir

Des produits spéciaux ne sont pas nécessaires. Les calories ne doivent pas non plus être comptées. Le facteur décisif est le moment du repas par rapport au sommeil. L’équipe de recherche prévoit des études de suivi plus vastes pour tester davantage les résultats.

En résumé :

  • Si vous terminez votre dernier repas au moins trois heures avant de vous coucher et jeûnez pendant 13 à 16 heures la nuit, vous pouvez améliorer sensiblement votre tension artérielle, votre fréquence cardiaque et votre glycémie, même sans réduire les calories.
  • Dans l’étude de 7,5 semaines menée auprès de 39 adultes en surpoids, la tension artérielle nocturne a chuté de 3,5 pour cent et la fréquence cardiaque de 5 pour cent ; Dans le même temps, le corps réagit plus efficacement au sucre.
  • Le moment de manger est crucial : un rythme alimentaire basé sur le cycle veille-sommeil naturel soutient le cœur, le métabolisme et la régénération nocturne.

Par Eva Schmitt

L’original de cet article « Si vous ne mangez rien 3 heures avant de vous coucher, vous soulagez apparemment la tension de votre cœur » vient de Smart Up News.





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