Muriel Baumeister est sobre depuis une dizaine d’années. Après des années d’addiction à l’alcool et trois tentatives de sevrage, elle a franchi le pas. Mais l’homme de 54 ans le sait : l’alcool vous tentera pour toujours. « Il y a un moment chaque jour où les choses pourraient basculer », a-t-elle déclaré dans une interview accordée au format de discussion « Wendepunkt » de l’association d’entraide SEKIZ eV de Potsdam.
Afin de minimiser le risque de rechute, l’initiative suisse « Stop-éthanol.ch » a rassemblé cinq conseils.
1. Renforcez régulièrement votre propre motivation
L’abstinence stable commence dans l’esprit. Par conséquent, rappelez-vous régulièrement pourquoi vous avez arrêté de boire de l’alcool. Cela vous aidera à mieux traverser les moments difficiles. Notez les raisons personnelles pour lesquelles vous faites cela, telles que :
- meilleure santé
- plus d’énergie au quotidien
- des relations plus stables
Lisez cette liste régulièrement, surtout lorsque les envies d’alcool deviennent plus fortes.
2. Évitez systématiquement le premier verre
Ne buvez même pas le premier verre. De nombreuses rechutes commencent à ce stade. Une fois que vous commencez à boire, vous perdez souvent le contrôle plus rapidement que prévu. C’est pourquoi il est bien plus facile de refuser le premier verre que d’arrêter après le deuxième ou le troisième.
3. Préparez un plan d’urgence
Préparez-vous à la façon dont vous réagirez si vous buvez à nouveau ou si vous ressentez de fortes envies. Un plan d’urgence clair permet de prendre rapidement des contre-mesures et de limiter une rechute :
- N’achetez pas d’alcool et jetez les fournitures existantes à la maison.
- Recherchez activement le contact avec la famille ou les amis et demandez du soutien.
- Structurez consciemment votre vie quotidienne pour que l’alcool ne joue plus un rôle.
- De nombreuses personnes se tournent vers l’alcool pour faire face à l’anxiété, au stress ou aux sentiments de dépression. Apprenez à percevoir ces émotions et à les traiter de manière plus saine.
4. Reconnaissez tôt les signaux d’alarme et prenez-les au sérieux
Portez une attention particulière aux éventuels signaux d’avertissement. Les rechutes sont souvent annoncées par certains signes :
- Nervosité ou agitation intérieure
- Problèmes de sommeil
- Difficulté à se concentrer
- forte envie d’alcool
5. Analyser les rechutes au lieu d’abandonner
Si une rechute survient, essayez d’examiner la situation avec calme et objectivité autant que possible. Ce qui compte, ce n’est pas l’erreur elle-même, mais ce que vous pouvez en tirer.
Par exemple, posez-vous les questions suivantes :
- Dans quelle situation est-ce arrivé ?
- Quels sentiments ou stress ont joué un rôle ?
- Comment réagir différemment à l’avenir dans une situation similaire ?
Il est également important que vous ne vous culpabilisiez pas excessivement. Une rechute ne signifie pas que votre plan a échoué. Si vous constatez que certains problèmes vous causent une grande détresse, il peut être utile de demander l’aide d’un professionnel.
Aide aux alcooliques
Si vous êtes dépendant à l’alcool et que vous cherchez de l’aide, vous trouverez ici des lignes d’assistance téléphonique et des centres de conseil téléphonique :
- Hotline toxicomanie et toxicomanie (dans tout le pays et 24 heures sur 24) : 01806 313031 (20 centimes/appel depuis le fixe, 60 centimes/appel depuis le mobile)
- Téléphone d’information BZgA pour la prévention des addictions : 0221 892031 (Prix selon la grille tarifaire de votre opérateur téléphonique pour les appels vers les lignes fixes allemandes) : du lundi au jeudi de 10h à 22h, du vendredi au dimanche de 10h à 18h
- Vous pouvez trouver de l’aide en ligne auprès du Centre fédéral d’éducation pour la santé (BZgA) ou des Alcooliques anonymes.
- Le site Internet Know Your Limit du BZgA propose de nombreux conseils pour boire moins d’alcool.