Une bénéficiaire d’allocations populaires a vu 3 000 euros crédités sur son compte après qu’un précédent procès ait duré beaucoup trop longtemps. L’agence pour l’emploi a évalué l’argent comme un revenu, a supprimé l’allocation citoyenne pendant plusieurs mois et a exigé un remboursement.
Mais le Tribunal social fédéral a annulé cette décision : l’indemnité ne peut pas être imputée sur l’allocation citoyenne (aujourd’hui sécurité de base) (numéro de dossier B 14 AS 15/20 R). Du point de vue des juges de Kassel, le paiement n’était pas destiné à soutenir les frais de subsistance, mais plutôt à compenser un désavantage immatériel. C’est exactement pourquoi il est resté gratuit.
De quoi parlait l’affaire
La plaignante vivait avec son mari, qui bénéficiait des prestations du Code de la sécurité sociale. Il y avait déjà eu un différend entre le couple et Pôle emploi au sujet des frais de logement et de chauffage. Estimant à l’époque que la procédure prenait un temps déraisonnablement long, ils ont tous deux intenté une action en justice pour obtenir réparation.
Le nouveau différend juridique s’est soldé par un règlement. Au total, 4 200 euros ont été convenus pour les deux époux. Selon le jugement, le plaignant a été crédité de 3 000 euros.
Pour l’agence pour l’emploi, l’affaire était claire : elle a évalué le crédit comme un revenu, a complètement annulé l’allocation de chômage II déjà accordée pour la période juin-septembre 2017 et a exigé le remboursement des allocations.
Pourquoi le Tribunal social fédéral a contredit Pôle emploi
Le Tribunal social fédéral a précisé : le paiement ne peut pas être considéré comme un revenu au bénéfice du citoyen. L’indemnisation est versée en raison d’un désavantage intangible, à savoir la durée déraisonnable de la procédure judiciaire.
Selon le tribunal, l’indemnisation n’est pas destinée à payer la nourriture, le loyer ou l’électricité en raison de la durée de la procédure, mais plutôt à compenser les conséquences d’un retard dans la procédure qui viole l’État de droit.
Son objectif est donc différent de celui de l’argent des citoyens, qui est destiné à garantir des moyens de subsistance. C’est pourquoi Pôle Emploi n’est pas autorisé à les prendre en compte.
3000 euros restent gratuits
Les 3 000 euros crédités en mai 2017 n’ont pas permis d’entraîner une réduction des prestations des citoyens. L’agence pour l’emploi n’était pas autorisée à révoquer l’agrément ni à exiger un remboursement.
Le Tribunal social fédéral a ainsi annulé la décision du Tribunal social de l’État de Basse-Saxe-Brême. La décision antérieure du tribunal social d’Hildesheim, qui avait donné raison au plaignant, est restée en vigueur.
Ce que cela signifie pour les bénéficiaires de prestations citoyennes
La décision est importante pour les personnes concernées car elle pose un principe clair : tout paiement monétaire n’est pas automatiquement comptabilisé comme un revenu dans l’allocation citoyenne.
Ce qui compte, c’est pourquoi l’argent est versé. Si un service répond à un objectif particulier et défini par la loi, il peut être protégé. Dans le cas jugé, il s’agissait d’une compensation pour des désavantages immatériels causés par une procédure judiciaire trop longue.
Le jugement montre également que les agences pour l’emploi ne peuvent pas simplement assimiler la rémunération aux revenus normaux tels que les salaires, les pensions ou l’entretien.
Les personnes concernées doivent y prêter attention
Toute personne qui reçoit une compensation, une compensation ou un autre paiement spécial doit divulguer le processus à l’agence pour l’emploi. Dans le même temps, il convient toutefois de vérifier attentivement si la prestation est considérée comme un revenu.
Trois questions sont particulièrement importantes :
- Pour quel argent a-t-on été payé ?
- Le but est-il expressément énoncé dans la loi ou la décision ?
- Le paiement est-il destiné à compenser un désavantage particulier et non à assurer sa subsistance ?
Surtout en matière d’indemnisation, la réponse peut être en faveur des personnes concernées.