L’étude révèle comment le parasite de Chagas envahit les cellules humaines

Des chercheurs de l’Université d’Auburn, dans une collaboration historique avec la Fondation brésilienne Oswaldo Cruz (Fiocruz), la principale institution de recherche mondiale sur la maladie de Chagas, ont publié une étude importante dans la revue Biochimie. L’étude jette un nouvel éclairage sur la façon dont le parasite de la maladie de Chagas envahit les cellules humaines – une étape cruciale vers le développement de traitements efficaces pour cette maladie tropicale négligée.

La maladie de Chagas, causée par le parasite Trypanosoma cruzi, est traditionnellement endémique pour l’Amérique latine, mais devient de plus en plus un problème de santé mondial. « Avec les voyages internationaux et la migration poussant la maladie au-delà de ses frontières d’origine, cela devient une menace silencieuse dans des régions comme les États-Unis et l’Europe où elle n’est souvent pas reconnue en raison de symptômes précoces non spécifiques », explique le Dr Bernardi, chercheur principal à l’Université d’Auburn.

La recherche collaborative a utilisé une nouvelle simulation de dynamique moléculaire pour examiner l’interaction entre la protéine GP82 du parasite et le récepteur humain LAMP2. Cette interaction est essentielle pour l’entrée du parasite dans les cellules humaines. L’étude, la première à modéliser cette interaction à un tel détail atomique, identifie de nouvelles cibles potentielles pour une intervention thérapeutique qui pourrait conduire au développement de médicaments pour bloquer le processus d’infection.

« Cette recherche ne concerne pas seulement la découverte scientifique », souligne le Dr Bernardi. « Il s’agit de résoudre un problème de santé mondial majeur, mais négligé.

Auburn et Fiocruz relèvent le défi mondial croissant de la maladie de Chagas

Le partenariat de Fiocruz dans cette étude souligne l’impératif mondial de combattre la maladie de Chagas. « La collaboration avec l’Université d’Auburn nous permet de mélanger la technologie de pointe avec des décennies d’expertise dans la recherche de Chagas », explique le Dr Leal da Silva, co-auteur et professeur à Fiocruz et à Universidade Federal Do de Janeiro. « Cette étude est une étape critique vers une compréhension plus complète des mécanismes moléculaires de la maladie de Chagas, qui est essentiel pour le développement de traitements efficaces. »

Raisa Rosa, une étudiante diplômée de la Fiocruz et de l’Université d’Auburn, ajoute: « Cette collaboration a été incroyablement éclairante. Elle nous a permis de relier les résultats expérimentaux connus avec des travaux de calcul qui nous ont permis de visualiser l’interaction au niveau atomistique. Nous avons pu voir des choses qui non seulement expliquer les résultats expérimentaux mais aussi au-delà de la révolution des nouveaux aspects de l’interaction parasite-hoste qui ne devait jamais être jamais vue. »

Auburn et Fiocruz relèvent le défi mondial croissant de la maladie de Chagas

L’étude met également en évidence le potentiel de collaborations internationales de recherche pour relever des défis de santé complexes. « La maladie de Chagas est négligée depuis trop longtemps », ajoute le Dr Bernardi. « Mais avec les efforts combinés d’institutions comme Auburn et Fiocruz, nous faisons des progrès importants dans la compréhension et éventuellement atténuer cette maladie. »