Intelligents, créatifs, sportifs, courageux, empathiques, émotifs, drôles : les enfants ont tellement de capacités. Néanmoins, ils ne suffisent pas à eux seuls pour atteindre leurs objectifs plus tard. C’est pourquoi les parents doivent doter leurs enfants d’une chose avant tout : la force mentale.
La psychothérapeute et assistante sociale Amy Morin écrit dans un article invité sur la plateforme d’information américaine « CNBC » comment les parents peuvent y parvenir avec dix phrases simples mais efficaces. Grâce à ceux-ci, vous pouvez promouvoir la résilience, l’intelligence émotionnelle et les compétences en résolution de problèmes.
Ce dont les enfants ont besoin pour devenir forts mentalement
Selon elle, élever des enfants mentalement forts ne consiste pas à leur dire de « s’endurcir ». Il est plutôt essentiel de les doter des compétences nécessaires pour relever les défis, contrôler leurs émotions et croire en eux-mêmes.
Morin croit que vous pouvez aider vos enfants à développer leur force mentale avec les mots que vous choisissez. Intégrez ces dix affirmations et questions dans votre vie quotidienne. En faisant cela, vous créez un environnement dans lequel les enfants peuvent apprendre, échouer et grandir en toute sécurité. Parce que de petits mots peuvent faire de grands changements.
1. « Que diriez-vous à votre ami qui a ce problème ? »
Lorsqu’un enfant est bouleversé, il se lance souvent dans un discours intérieur négatif. Ils disent des choses comme « Je ne réussirai jamais en mathématiques ». Le psychothérapeute explique qu’il est tentant de les calmer. Cependant, les enfants apprennent alors à compter sur nous pour recadrer leurs pensées négatives.
Elle recommande plutôt : Apprenez aux enfants à reformuler leurs propres pensées. À mesure qu’ils utilisent cette question pour réfléchir à la façon dont ils réconforteraient un ami avec des mots gentils, leur perspective change et ils apprennent à se parler avec auto-compassion.
2. « Il est logique que vous pensiez de cette façon. »
« L’affirmation est puissante », dit Morin. Reconnaître et comprendre les sentiments de votre enfant l’aidera à se sentir vu et compris. Valider leurs sentiments renforce également la confiance et peut les rendre plus disposés à partager leurs problèmes avec leurs parents.
Cette phrase dit aux enfants que leurs émotions sont valables, même si elles peuvent être un peu disproportionnées.
3. « C’est bien d’être en colère, mais ce n’est pas bien d’agir de cette façon. »
Selon l’expert, il est important que les enfants sachent qu’il existe une différence entre les sentiments et le comportement. D’une part, cette phrase confirme les sentiments de l’enfant et, d’autre part, fixe des limites à son comportement.
La colère ou la tristesse sont normales, mais il n’est pas acceptable de déranger ou de blesser les autres. Pour se réguler, les parents devraient proposer à leurs enfants des stratégies d’adaptation alternatives, comme respirer profondément ou parler de leurs sentiments. Le contrôle de l’expression des émotions est une compétence clé dont un enfant a besoin pour faire face aux inévitables hauts et bas de la vie.
4. « Résolvons cela ensemble. »
Si votre enfant est frustré ou a des problèmes, vous ne devriez pas intervenir pour arranger les choses. Selon Morin, les enfants devraient acquérir des compétences en résolution de problèmes et apprendre qu’il existe différentes façons de résoudre les difficultés.
En proposant d’y travailler ensemble, vous rassurez votre enfant sur le fait qu’il n’a pas à traverser la situation seul, tout en lui offrant une approche utile.
5. « J’espère que vous êtes fier de vous et de votre travail acharné !
Les enfants apprennent à être heureux de leurs efforts. Cela les aide à apprendre à se motiver. Le psychothérapeute Morin explique qu’il est important de privilégier la persévérance plutôt que la perfection – et de ne pas se contenter d’évaluer les résultats. Par exemple, si les parents félicitent uniquement leurs enfants pour leurs bonnes notes, ils peuvent penser que les notes inscrites sur leur bulletin sont plus importantes que l’honnêteté ou l’intégrité.
6. « Quelle expérience vous a rendu assez courageux pour échouer ? »
Les enfants résilients comprennent que l’échec fait partie du développement. Cette question interprète l’échec comme un signe de courage.
Parler ouvertement de l’échec encourage les enfants à essayer de nouvelles choses et à développer leur confiance grâce à leurs efforts, quel que soit le résultat.
7. « Que pouvons-nous en tirer ? »
Cette phrase déplace l’attention vers la croissance et l’apprentissage, explique l’expert en éducation. Cela leur apprend à considérer les échecs comme des opportunités d’amélioration et les aide à développer une attitude de curiosité plutôt que d’autocritique.
8. « Avez-vous besoin de résoudre le problème ou devez-vous gérer ce que vous ressentez ? »
Selon Morin, cette question introduit une distinction importante entre les défis externes et les réponses internes. Apprendre aux enfants à reconnaître si le problème réside dans leur situation (comme un devoir de mathématiques) ou dans leurs sentiments (peur de se tromper) les aiderait à mieux contrôler leurs réactions.
9. « Et si ce n’était pas vrai ? »
Cette question les aide à remettre en question et à reformuler leurs croyances. Il met l’accent sur les exceptions. Parce que les enfants ont souvent des idées absolues comme « Je ne suis pas intelligent » ou « Personne ne m’aime ». La question leur permet de se regarder eux-mêmes et de regarder le monde avec plus de flexibilité.
10. « Parlons de ce pour quoi nous sommes reconnaissants aujourd’hui. »
La gratitude aide les enfants à développer leur résilience émotionnelle tout en recherchant le bien du monde. Selon Morin, cela en fait un moyen éprouvé pour accroître le bien-être. Une dose quotidienne de gratitude apprend aux enfants à se concentrer sur le positif dans leur vie, même dans les moments difficiles.
Amy Morin est psychothérapeute, travailleuse sociale clinicienne et chargée de cours à la Northeastern University. Elle est l’auteur de plusieurs livres, dont « 13 choses que font les enfants forts : penser grand, se sentir bien, agir avec audace » et « 13 choses que les parents mentalement forts ne font pas ».