Les enfants qui observent 5 choses chez leurs parents grandissent pour devenir de bons adultes

Les parents veulent que leurs enfants entrent dans l’âge adulte de manière responsable, empathique, résiliente et heureuse. Souvent, beaucoup de choses sont expliquées, réprimandées, rappelées ou exigées. Mais la « méthode éducative » la plus importante se déroule généralement en arrière-plan – dans la vie quotidienne normale.

Les enfants ne grandissent pas principalement à travers des règles, mais à travers des résonances. Ils apprennent moins de ce qui leur est expliqué, ordonné ou suggéré moralement, mais plutôt de ce qu’ils observent au quotidien : attitudes, routines, réactions, ton de voix, priorités. Pour les enfants, les parents constituent le premier modèle de vie, le plus important et le plus puissant. Non pas parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils sont réels.

Dr méd. Stefan Woinoff est spécialiste en médecine psychosomatique et psychothérapie à Munich. En tant que psychodramathérapeute, auteur et expert relationnel sur la plateforme « 50plus-Treff.de », il accompagne les personnes dans des thérapies individuelles, de couple et de groupe. Il fait partie de notre Cercle d’Experts. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.

« Apprendre à partir d’un modèle » façonne les enfants plus que ne le pensent les parents

Le concept psychologique de « Apprendre du modèle »largement inventé par le psychologue canadien Albert Bandura, décrit exactement ce processus : Les gens – en particulier les enfants – apprennent de nouveaux comportements, attitudes et évaluations en observant les autres et en les imitant intérieurement. Cet apprentissage se produit souvent inconsciemment, de manière fortuite et c’est précisément pourquoi il est particulièrement durable. Les enfants n’ont pas besoin d’être spécifiquement enseignés pour apprendre. Ils apprennent parce qu’ils sont là.

Pourquoi donner l’exemple est plus puissant qu’éduquer

L’éducation consciente s’adresse généralement à l’esprit de l’enfant : « Vous devriez… », « Vous devez… », « C’est comme ça que ça devrait être ». L’apprentissage à partir d’un modèle, quant à lui, aborde le niveau émotionnel et relationnel. Les enfants non seulement observent, Quoi leurs parents le font, mais Comment les parents le font – avec quelle attitude intérieure, quel ton émotionnel, avec quel naturel.

Plusieurs mécanismes psychologiques expliquent l’efficacité particulière de ce processus :

1. Apprentissage implicite

Une grande partie de l’apprentissage humain se produit implicitement, c’est-à-dire sans effort conscient. Les enfants stockent des modèles de comportement sans les classer linguistiquement. Ce qui est observé à plusieurs reprises devient « normal ».

2. Couplage émotionnel

Les comportements observés sont toujours liés aux émotions. Les enfants remarquent très clairement si quelque chose est fait avec réticence, calme, joie ou stress. Cette coloration émotionnelle détermine s’ils adoptent ou évitent ultérieurement un comportement.

3. Identification

Les enfants veulent être comme leurs parents – non pas dans le sens d’un projet conscient, mais sans lien. Ce que font les parents semble significatif, sensé et « juste » parce qu’ils le font.

4. Crédibilité

La vie passée est congruente. Les mots peuvent se contredire, mais pas les comportements. Les enfants croient ce qu’ils voient – ​​et non ce qui s’explique lorsque les deux ne s’accordent pas.

C’est pourquoi les parents façonnent leurs enfants chaque jour – par la manière dont ils font face aux défis, par leur manière de résoudre les conflits, par leur attitude envers le travail, la responsabilité, le plaisir, les devoirs, les relations et eux-mêmes. Ces schémas observés influencent à long terme les objectifs que les enfants développent, la manière dont ils gèrent le stress et la manière dont ils mènent ensuite leurs relations.

5. Il ne s’agit pas de parents parfaits

Un point central ici est que l’apprentissage à partir d’un modèle ne nécessite pas une parentalité parfaite. Les enfants n’ont pas besoin de modèles parfaits, mais plutôt d’adultes authentiques qui mènent leur vie avec une certaine cohérence intérieure. Les erreurs, les exigences excessives et les échecs en font partie – la manière dont vous les gérez est cruciale.

Les enfants ne bénéficient pas du fait que leurs parents font tout « correctement », mais plutôt de l’expérience :

  1. comment les adultes assument leurs responsabilités
  2. comment ils gèrent la frustration, le stress ou les erreurs,
  3. comment ils font les choses qui doivent être faites sans en faire un drame.

Cinq caractéristiques que les enfants adoptent particulièrement souvent

De la recherche et de l’expérience clinique, on peut déduire cinq caractéristiques parentales clés que les enfants adoptent particulièrement souvent – et qui les aident à être plus stables, plus heureux et plus capables d’agir en tant qu’adultes.

1. Gestion naturelle des responsabilités

Les enfants n’apprennent pas la responsabilité parce qu’on le leur demande, mais parce qu’ils réalisent que la responsabilité fait partie de la vie. Les parents qui assument des tâches nécessaires sans s’en plaindre constamment transmettent : Cela fait partie de la vie – et c’est faisable.

2. Attitude émotionnelle

Le fait que les parents abordent la vie avec amertume ou avec calme détermine le ton émotionnel des enfants. Les enfants adoptent des phrases moins concrètes et plutôt une attitude : la vie est-elle plutôt un fardeau ou est-elle plus gérable ?

3. Gérer le mécontentement et les efforts

Les enfants observent de très près la façon dont les adultes gèrent les activités qui ne sont pas agréables. Le malheur est-il dramatisé ou accepté de manière pragmatique ? À partir de là, les enfants développent leur tolérance ultérieure à la frustration.

4. Capacité à coopérer

Les parents qui font des choses ensemble – au lieu de les déléguer ou de les contrôler – véhiculent le message que le travail et la vie quotidienne sont des relations et non des questions de pouvoir.

5. Auto-efficacité

Les enfants adoptent le sentiment : « Je peux faire la différence. » Les parents qui agissent au lieu de se plaindre, qui créent au lieu d’éviter, favorisent exactement ce sentiment intérieur d’action.

Étude de cas : Deux parents – deux modèles

Anna et Clara sont des jumelles de douze ans. Après le divorce de leurs parents, ils vivaient avec leur mère et leur père sur une base hebdomadaire. En apparence, les conditions sont similaires : les deux parents travaillent, tous deux gèrent seuls leur foyer et tous deux attendent en principe que leurs filles les aident dans la vie de tous les jours. Et pourtant, les filles découvrent deux modèles complètement différents.

Avec la mère

La mère trouve les tâches ménagères un fardeau. Elle vit la cuisine, le ménage et le rangement comme une imposition dont elle souhaite « se débarrasser » au plus vite. Elle exprime souvent ses réticences : « Je déteste ça », « Tout dépend toujours de moi », « Je ne suis pas votre femme de ménage ».

Lorsqu’il s’agit de mettre la table ou de débarrasser la table, elle demande à ses filles de le faire – souvent sur un ton irrité, sans y participer elle-même. Pour les filles, c’est évident : les tâches ménagères sont quelque chose de désagréable qu’il faut éviter autant que possible. Quiconque le fait est désavantagé.

Anna et Clara apprennent inconsciemment ici :

  1. Les obligations sont quelque chose contre lequel vous devez lutter en interne.
  2. Les tâches ménagères sont chargées d’émotion.
  3. Cela vaut la peine de s’évader ou de négocier.

Avec le père

Le père vit différemment les tâches ménagères. Pour lui, cela fait partie du quotidien, parfois même de la détente. Il aime cuisiner avec ses filles, mettre la table avec elles et faire le ménage ensemble après le dîner – sans grands mots, sans jugement, sans drame.

Il n’exige rien, il le fait. Les filles sont là, elles aident, parlent, rient. Le travail ménager n’est pas un problème, ni une zone de conflit, ni une preuve d’injustice – mais plutôt une activité partagée.

Ici, Anna et Clara apprennent :

  1. Les tâches font partie de la vie.
  2. Vous pouvez les faire ensemble.
  3. Ce n’est pas la peine de s’énerver.

Effet à long terme

Les deux parents aiment leurs enfants. Tous deux veulent éduquer. Mais ce qui résonne chez les filles, ce ne sont pas les mots, mais les modèles. Sur le long terme, Anna et Clara ne décideront pas Quoi Le ménage signifie, mais Comment tu la rencontres. Plus tard, ils se souviendront moins de ce que leurs parents ont dit – mais se souviendront très bien de ce à quoi ressemblait la vie quotidienne.

Conclusion

Les enfants ne deviennent pas de bons adultes grâce à des programmes éducatifs, mais grâce à des attitudes vécues. Apprendre à partir de modèles est efficace parce qu’il est réel. Parce que ça n’exige pas, ça se voit. Pas expliqué, mais démontré.

Les parents façonnent leurs enfants chaque jour, non pas par la perfection, mais par l’authenticité. Quiconque assume ses responsabilités sans se plaindre constamment, qui gère les mécontentements avec calme, qui fait les choses ensemble et ne les dramatise pas, enseigne aux enfants quelque chose de profondément précieux : la vie est possible. Et je ne suis pas à sa merci.





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