L’agence pour l’emploi doit payer la nourriture pour animaux et l’assurance pour le chien

Une femme souffrant de maladies mentales graves – notamment de troubles de stress post-traumatique (SSPT) avec épisodes dépressifs et états dissociatifs – et d’un handicap à la marche est accompagnée au quotidien par un chien d’assistance. Cependant, en raison d’une intolérance alimentaire, le chien a besoin d’une nourriture spéciale hypoallergénique.

Le cas : Jobcenter refuse de prendre en charge les frais du chien

La femme avait déjà acheté le chien à titre privé et l’avait fait dresser. Elle souhaitait au départ que Pôle Emploi lui rembourse ses frais d’acquisition et de formation, mais l’administration a refusé.

Elle a également demandé que les frais courants de nourriture et d’assurance de son chien soient pris en charge, soulignant que seul ce chien d’assistance spécialement dressé pour le SSPT compensait ses limitations médicales et sociales. Il l’aide à se rendre dans les lieux publics, à socialiser et à faire face aux crises de panique. Mais l’agence pour l’emploi n’a pas accepté non plus et a refusé de prendre en charge les frais, alors la femme s’est adressée au tribunal.

La décision : le tribunal oblige Pôle emploi à payer

Le tribunal social d’Hildesheim a décidé que l’agence pour l’emploi devait prendre en charge les frais courants liés à la nourriture, aux soins vétérinaires et à l’assurance (numéro de dossier S 5 KR 2092/24). En conséquence, le chien est une aide à la participation sociale « adaptée et nécessaire pour permettre ou faciliter une participation égale à la vie de la communauté ».

Un chien normal sans dressage particulier ne suffit pas : « En fonction de sa taille et de son tempérament, un chien sans dressage défendrait peut-être aussi le plaignant contre des étrangers (…) Cependant, un chien d’assistance doit assurer la sécurité en établissant une distance et non par un comportement agressif envers les tiers. »

Jobcenter doit payer 40 euros par mois et les frais vétérinaires si nécessaire

De plus, un chien d’assistance dressé pour le SSPT peut reconnaître les dissociations et les interrompre au toucher, calmer les crises de panique et, lorsqu’il est signalé, créer une distance avec les étrangers sans devenir agressif. Le chien aide spécifiquement le plaignant à visiter les lieux publics, à entretenir des contacts sociaux et à surmonter les défis quotidiens.

Le forfait mensuel pour la nourriture et l’assurance est de 40 euros. Les frais vétérinaires seront pris en charge en fonction des besoins réels. Puisque la plaignante bénéficie de l’allocation citoyenne, elle n’a à payer aucune contribution personnelle. Les juges ont ainsi veillé à ce que les personnes souffrant de déficiences mentales et physiques reçoivent le soutien nécessaire pour participer à la vie quotidienne et sociale.





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