Les hormones sexuelles féminines – appelées à juste titre hormones stéroïdes – sont fabriquées à partir du cholestérol. Les plus importants sont l’estradiol, la progestérone et, dans une moindre mesure, la testostérone. Ils affectent non seulement le cycle menstruel, mais aussi la peau, les os, les vaisseaux sanguins, le cerveau, l’humeur et le sommeil.
Dans la première moitié du cycle, l’estradiol assure le développement de la muqueuse utérine, une bonne circulation sanguine dans la peau et un effet améliorant l’humeur. Peu avant l’ovulation, il atteint son apogée et déclenche l’ovulation via l’hormone lutéinisante (LH).
Après l’ovulation, la progestérone du corps jaune prend le relais : elle a un effet calmant, favorisant le sommeil, diurétique et régule la dégradation de la muqueuse.
Le Dr Katharina Merker, spécialiste en chirurgie, allie dans son cabinet privé à Aschaffenburg savoir-faire médical et sensibilité esthétique pour des résultats naturels et individuellement harmonieux. Elle fait partie de notre Cercle d’Experts. Le contenu représente leur opinion personnelle basée sur leur expertise individuelle.
Changements hormonaux avec l’âge
Cette interaction finement réglée commence à changer 10 à 15 ans avant la ménopause. Tous les cycles ne sont plus ovulatoires, ce qui entraîne un déficit progressif en progestérone, souvent alors que les règles sont encore présentes.
Enfin, vers 50 ans, la production d’estradiol diminue également de manière significative. Ces changements hormonaux sont physiologiques, mais peuvent avoir un impact important sur le bien-être et la qualité de vie. (1, 2)
Quels symptômes découlent d’un déficit hormonal ?
Les symptômes se développent généralement progressivement et ne sont donc pas toujours immédiatement associés aux hormones. Les symptômes typiques d’un déficit en progestérone et/ou en estradiol sont :
- Difficulté à s’endormir et à rester endormi
- Agitation intérieure, nervosité, irritabilité
- Humeurs dépressives et instabilité émotionnelle
- Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
- Épuisement et résilience réduite au stress
- Difficulté à se concentrer (« brouillard cérébral »)
- Peau et muqueuses sèches
- Perte de cheveux et prise de poids
Des études montrent qu’une baisse de la progestérone est notamment associée à des troubles du sommeil et à une tendance à l’anxiété, tandis qu’une carence en estradiol favorise les symptômes vasomoteurs, les interruptions du sommeil et les sautes d’humeur (3).
Diagnostic : Comment diagnostiquer un déficit hormonal ?
Cela commence toujours par une anamnèse détaillée. Les schémas de cycle, les schémas de saignement, la qualité du sommeil, l’humeur et les symptômes végétatifs fournissent des informations importantes sur la phase hormonale.
De plus, des diagnostics hormonaux peuvent être réalisés. En plus de la détermination classique dans le sang, le test des hormones salivaires est également utilisé. Les composants hormonaux libres biologiquement actifs de l’estradiol et de la progestérone peuvent être mesurés dans la salive – même à de faibles concentrations – c’est-à-dire la fraction qui agit réellement sur les organes cibles.
L’étude « Estradiol salivaire et progestérone pendant le cycle menstruel ovulatoire normal chez les femmes chinoises (4) » a pu montrer que les changements cycliques de l’estradiol et de la progestérone dans la salive reflètent de manière fiable l’évolution connue du cycle menstruel. Les pics d’hormones dans la salive étaient bien corrélés aux valeurs sériques et reflétaient clairement l’ovulation et la phase lutéale.
Malgré ces données, le test salivaire n’a pas encore été établi comme la seule norme en médecine de référence car les méthodes de mesure varient et les plages de référence ne sont pas définies de manière uniforme. De nombreuses sociétés spécialisées recommandent donc de toujours interpréter les valeurs hormonales dans un contexte clinique et de les combiner avec les symptômes et l’anamnèse.
Options thérapeutiques : hormones substitutives et hormones bio-identiques
Si un déficit hormonal cliniquement significatif apparaît, différentes approches thérapeutiques peuvent être envisagées. Le traitement hormonal substitutif (THS) classique utilise des préparations standardisées d’œstrogènes et de gestagènes pour soulager les symptômes typiques de la ménopause. Des études montrent une bonne efficacité, notamment contre les bouffées de chaleur et les troubles du sommeil (5).
Alternativement, les hormones bio-identiques sont de plus en plus discutées. Celles-ci sont chimiquement identiques aux hormones du corps et sont dosées individuellement. Les partisans y voient une forme de substitution plus physiologique, tandis que les critiques soulignent le nombre limité d’études et les normes de qualité incohérentes.
Quelle que soit l’approche adoptée, les principes suivants s’appliquent : la substitution hormonale doit toujours être individualisée, limitée dans le temps et supervisée par un médecin, en pesant les avantages et les risques possibles.
Conclusion: La fatigue, les troubles du sommeil et les changements émotionnels sont l’expression de processus de changements hormonaux pour de nombreuses femmes. Une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents, des diagnostics structurés et une thérapie personnalisée peuvent aider à façonner cette phase de la vie d’une manière médicalement solide et autodéterminée.