Des scientifiques convaincus que « ne rien faire » réduit le risque d’Alzheimer

Le neuroscientifique londonien, le Dr Joseph Jebelli, est convaincu qu’un repos ciblé peut réduire le risque de maladie d’Alzheimer et d’autres démences. Il décrit que le cerveau à côté d’un « « Réseau de tâches » (responsable du travail concentré et de la résolution de problèmes) également appelé « Réseau en veille ou inactif » possède. Cela devient actif lorsque nous nous promenons, rêvons ou laissons nos pensées se déchaîner.

Ce réseau se met en place lorsque les gens semblent « ne rien faire » – comme regarder par la fenêtre ou se promener tranquillement dans la campagne, rapporte le « Telegraph » britannique.

Toutes les informations sur la recherche sur la maladie d’Alzheimer fournies par le neuroscientifique Dr Joseph Jebelli :

  • Selon des études, les cerveaux surmenés ressemblent à des cerveaux âgés
  • La surcharge provoque le rétrécissement du cortex cérébral et l’élargissement de l’amygdale de stress.
  • Jusqu’à trois ans de récupération sont nécessaires pour compenser les dommages causés par un stress constant
  • L’exercice régulier renforce le réseau par défaut et améliore les fonctions de mémoire
  • Seulement quatre minutes d’exercice doux par jour peuvent réduire le risque de maladie d’Alzheimer
  • Les entreprises bénéficient de plus de périodes de repos grâce à des salariés plus productifs

Alzheimer et démence : comment ne rien faire consciemment protège le cerveau

Selon Jebelli, c’est précisément cette forme de repos qui est hautement productive pour le cerveau. Il favorise la création de nouvelles synapses, renforce la mémoire et la créativité et peut contrecarrer les processus dégénératifs. Pour lui, regarder des écrans sur le canapé ne compte pas comme une pause détente car le cerveau continue d’être stimulé de manière dirigée vers l’extérieur.

Jebelli lui-même a réduit ses heures de travail à quatre à cinq heures par jour après avoir travaillé jusqu’à l’épuisement professionnel au début de sa carrière. Il utilise ses expériences et ses recherches actuelles dans son livre « The Brain at Rest », qui est devenu un best-seller et, selon le Telegraph, a reçu un excellent écho.

Le « repos actif » comme médicament quotidien pour le cerveau

Le « Telegraph » cite Jebelli disant que le « repos actif » – comme la marche, le jogging léger ou le vélo – non seulement soulage le cerveau, mais peut l’augmenter de manière mesurable. Environ 15 centimètres cubes de volume cérébral supplémentaire sont possibles si le réseau par défaut est activé régulièrement. L’hippocampe en particulier, central à l’apprentissage et à la mémoire, bénéficie d’une protéine appelée BDNF, libérée lors de l’exercice.

Jebelli fait une comparaison avec le fait de ne pas fumer : tout comme arrêter de fumer réduit le risque de cancer, le repos actif peut réduire le risque de maladie d’Alzheimer. Il met en garde contre le fait de considérer le repos comme un luxe.

Vingt minutes par jour à la campagne suffisaient pour obtenir des effets neurologiques mesurables.

Face à l’augmentation du nombre d’épuisements professionnels et aux centaines de milliers de décès dus au surmenage dans le monde, il appelle à repenser la culture du travail. Selon le Telegraph, il considère l’inaction délibérée non pas comme une faiblesse, mais comme une forme de prévention – pour les personnes concernées, les entreprises et une société vieillissante.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer et comment la reconnaître

La maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus courante. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative progressive dans laquelle les cellules nerveuses du cerveau meurent au fil des années. Elle est déclenchée, entre autres, par des dépôts de protéines bêta-amyloïdes et tau, qui perturbent la communication entre les cellules nerveuses.

Crucial : la maladie débute souvent 15 à 20 ans avant le diagnostic – initialement inaperçue. Au début, les personnes concernées signalent seulement un sentiment diffus que « quelque chose ne va pas » : les noms sont plus difficiles à retenir, les conversations sont oubliées plus rapidement et la concentration diminue.

Dans les phases ultérieures, des symptômes plus clairs apparaissent, tels que des questions répétées, des problèmes de planification et d’organisation quotidienne, des difficultés d’orientation ou des changements de personnalité. Les experts distinguent trois stades : de la phase précoce invisible à la déficience cognitive légère et à la démence manifeste.

Ce qui est crucial pour les personnes touchées et leurs proches, c’est que tous les oublis ne sont pas la maladie d’Alzheimer, mais que les changements persistants et croissants doivent être clarifiés médicalement, car un diagnostic et une prévention précoces peuvent ralentir de manière mesurable la progression de la maladie.





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