Crucial dans les premières semaines : comment le fer façonne le développement du bébé

Le fer est l’un des nutriments que de nombreuses femmes enceintes connaissent très tôt. L’accent est généralement mis sur l’anémie. Si les valeurs classiques restent discrètes, tout a un effet apaisant. Cependant, une nouvelle étude scientifique montre que même en l’absence d’anémie, une carence en fer peut jouer un rôle en début de grossesse, avec des conséquences possibles pour l’enfant.

L’accent est mis sur une phase au cours de laquelle de nombreuses femmes se sentent en bonne santé et où la vie quotidienne continue normalement. Dans le même temps, des structures importantes pour le langage, les mouvements et le développement du cerveau se développent déjà dans le corps du bébé.

Le professeur Klaus Günther, spécialiste de l’alimentation et biochimiste, effectue des recherches et enseigne sur les micronutriments et la recherche nutritionnelle innovante à l’Université de Bonn et travaille au niveau international en tant que professeur honoraire et expert. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.

Pourquoi le fer est-il nécessaire si tôt

Le fer soutient l’apport d’oxygène, la croissance cellulaire et le développement du système nerveux de l’enfant. Le besoin augmente considérablement pendant la grossesse. Les réserves de fer de la mère peuvent diminuer lentement sans que les symptômes n’apparaissent immédiatement.

L’étude montre : Même dans les populations bien approvisionnées, une telle carence en fer « silencieuse » n’est pas rare – et elle peut affecter l’approvisionnement en fer du nouveau-né.

Autotests en laboratoire : première orientation pour la maison

Un point important de la discussion : la carence en fer reste souvent longtemps indétectable car elle n’apparaît pas nécessairement dans les valeurs standard. Les autotests en laboratoire peuvent être utiles comme orientation initiale. Un petit échantillon de sang est généralement prélevé par piqûre au doigt et évalué en laboratoire.

De tels tests déterminent souvent la valeur de ferritine, qui fournit des informations sur les réserves de fer. C’est précisément cette valeur qui a joué un rôle central dans l’étude. Un faible taux de ferritine peut indiquer des réserves vides, même si le taux d’hémoglobine se situe toujours dans la plage normale.

Ce qui est important c’est :

Les autotests en laboratoire ne remplacent pas un diagnostic médical. Cependant, ils peuvent indiquer si le sujet de l’approvisionnement en fer doit être abordé à un stade précoce, notamment en début de grossesse ou en cas d’incertitude.

Ce que montre l’enquête

Les chercheurs ont observé que les femmes ayant des réserves de fer plus faibles en début de grossesse étaient plus susceptibles de donner naissance à des bébés ayant des réserves de fer plus faibles. Cela est devenu évident dès la naissance. Ce qui était important n’était pas une anémie sévère, mais plutôt le niveau des réserves de fer.

Cela montre clairement que le statut en fer de la mère a un impact direct sur l’alimentation de l’enfant – bien avant la naissance.

Deux ans plus tard : aperçu du développement

Lorsque les enfants avaient environ deux ans, le langage et les capacités motrices ont été examinés. En moyenne, les enfants de mères présentant une carence en fer précoce avaient des valeurs de développement légèrement inférieures. Il ne s’agissait pas d’anomalies dramatiques, mais plutôt de différences subtiles qui restent scientifiquement significatives.

Ils soulignent à quel point la première phase de la grossesse est sensible et à quel point de très petites carences nutritionnelles peuvent jouer un rôle à long terme.

Pas un souci, juste une opportunité

Les résultats ne sont pas alarmants. Au contraire : ils montrent que la carence en fer est un facteur facilement influençable. Si vous regardez tôt, vous pouvez agir. C’est exactement là que réside l’intérêt des tests précoces – que ce soit au cabinet du médecin ou comme auto-test en laboratoire pour une première orientation.

L’étude suggère qu’une approche consciente de l’apport en fer peut avoir du sens au début de la grossesse, même s’il n’y a pas encore de symptômes.

Ce que les femmes enceintes peuvent en retenir

Un premier coup d’œil aux magasins de fer peut assurer la sécurité. Les valeurs de laboratoire, les conseils médicaux et, si nécessaire, des mesures simples pour améliorer l’apport en fer peuvent aider l’enfant à prendre un bon départ. De petites mesures prises tôt peuvent avoir un impact à long terme.

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  • Source des images : Klaus Günther

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    « Nutrition en cas de carence en fer : métabolisme – biodisponibilité – diagnostic » par le professeur Klaus Gunther.





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