Le nouvel incident survenu dans la piscine d’aventure d’Ingolstadt est rapidement raconté : deux hommes âgés de 39 et 43 ans habitant dans le quartier de Pfaffenhofen an der Ilm se seraient « cognés à plusieurs reprises la tête sous l’eau contre le corps et les fesses de baigneuses », comme le décrit régionalreporter.de. Par ailleurs, « chacun des deux a délibérément poussé l’autre dans le décolleté des baigneurs ».
Donc agression sexuelle. Les deux hommes avaient bu de l’alcool (un test a montré plus de 1,5 pour mille pour les deux). Il y avait des policiers sur place, des enquêtes sont en cours et maintenant des interdictions d’accès à la maison à vie. Ce qui suit est presque prévisible : l’indignation. demandes.
S’ensuit un autre débat que beaucoup évitent : la question de l’origine et de la nationalité des auteurs. Dans ce cas : la Hongrie. Mais c’est exactement le débat dont nous avons besoin – mais pas de la manière dont il est souvent mené.
Pourquoi les nationalités sont mentionnées
Lorsque la police mentionne les nationalités dans ses communications, il ne s’agit pas d’une déclaration politique, mais simplement d’une description factuelle. Ce sont des faits issus d’une enquête. Cacher ces faits ne les rend pas dénués de sens. Cela crée de la méfiance.
Cela ne devient problématique que lorsque les faits sont transformés en explications simples. Quiconque déclare que l’origine est la seule cause se trompe. Quiconque déclare cela tabou se trompe tout autant.
Il serait malhonnête de prétendre que l’origine ne joue jamais de rôle
Ce cas montre avant tout une chose : le comportement est le facteur décisif. L’alcool, le franchissement des frontières, l’escalade dynamique de groupe et le mépris des règles sont les ingrédients qui créent de telles situations. Le personnel de la piscine connaît ce mélange depuis des années.
En même temps, il serait malhonnête de prétendre que l’origine ne joue aucun rôle. Dans la pratique, les employés ont des idées différentes sur ce qui est acceptable dans les espaces publics, sur la manière dont l’autorité est perçue et sur la manière dont des limites peuvent être fixées. Nommer cela n’est pas un soupçon général – c’est une observation de la vie quotidienne.
Nommer ne signifie pas évaluer. Et évaluer ne veut pas dire généraliser.
La frontière entre analyse et blâme
Le débat bascule lorsque des cas individuels deviennent collectifs. C’est exactement ce qui ne devrait pas arriver.
La responsabilité est toujours individuelle. Quiconque commet une agression le fait en tant qu’individu – et doit être tenu responsable en tant qu’individu.
Ralf Großmann a grandi dans la piscine et est impliqué dans le secteur de la piscine depuis son enfance. Sur H2ohero.de, il partage son expérience des piscines allemandes – authentiques, proches du quotidien et soucieuses de la sécurité et de la qualité. Il fait partie de notre Cercle d’Experts. Le contenu représente son opinion personnelle basée sur son expertise individuelle.
Mais assumer ses responsabilités, c’est aussi reconnaître des modèles sans les rendre absolus. La prévention ne fonctionne pas avec les tabous. Cela fonctionne avec honnêteté, des règles claires et une mise en œuvre cohérente.
L’interdiction à vie de la maison est un signal clair
Pour le personnel, ce débat n’est pas une question théorique. Il se situe entre tous les fronts. Il faut intervenir, désamorcer, documenter, appeler la police – et ensuite laisser les opérations se poursuivre. Chaque décision est observée, évaluée et critiquée.
À Ingolstadt, des mesures cohérentes ont été prises. L’interdiction à vie de la maison est un signal clair. Mais de telles décisions ne sont pas prises par désir de souffrance, mais plutôt par responsabilité. Car ne rien faire n’est pas une option neutre.
Quiconque refuse de discuter des nationalités laisse le soin aux mauvaises personnes
Des incidents comme celui-ci conduisent à des règles plus strictes, à plus de sécurité et à moins de tolérance. Non pas parce que vous voulez harceler les invités, mais parce que vous devez protéger les employés et les baigneurs. Le résultat est perceptible : moins de légèreté, plus de contrôle.
Cette évolution est le prix à payer pour avoir des problèmes simplifiés ou supprimés pendant trop longtemps.
Ce cas montre que nous devons être capables de faire deux choses en même temps : énoncer des faits – tout en restant différenciés. Parlez des origines – sans en faire l’explication de tous les problèmes.
Quiconque rejette complètement le débat sur la nationalité s’en remet aux mauvaises personnes. Quiconque l’applique de manière généralisée nuit à la cohésion. Le bon chemin se situe entre les deux.
Ma conclusion après l’affaire d’Ingolstadt
Ingolstadt n’est pas un cas isolé. C’est une occasion. Une occasion de parler de sécurité, de règles et de responsabilité – mais aussi d’origines, sans tomber dans des reproches faciles.
Si vous voulez des toilettes sûres, vous devez être capable de nommer les problèmes. Si vous voulez le respect, vous devez fixer clairement les limites. Et quiconque souhaite mener des débats devrait les mener de manière à ce qu’ils permettent de trouver des solutions, et non de créer de nouvelles divisions.