Le printemps n’est pas un point de lancement marketing pour les programmes de fitness. Il s’agit d’un véritable changement biologique. Plus de lumière signifie plus d’activité dans le système nerveux. Faire plus d’exercice au quotidien se produit presque automatiquement. Et en même temps, de nombreuses personnes ont de plus en plus le sentiment que « quelque chose peut recommencer ».
Mais c’est précisément là que se pose le problème : beaucoup de gens commencent émotionnellement – et non de manière structurée. Ils veulent « retrouver leur chemin », « rattraper leur retard », « voir rapidement les résultats ».
Et c’est exactement là que j’ai appris – tant dans le sport que pendant mon expérience militaire – que la pression crée rarement un développement durable. La clarté oui.
Le Dr Michèl Gleich combine spécifiquement la science du sport, la force mentale et une foi ferme et donne des conseils pratiques pour la santé, la famille et la vie. Il fait partie de notre Cercle EXPERTS.
Pourquoi la plupart des gens échouent après l’hiver
Lorsque le corps sort d’une phase plus calme – moins de mouvements, plus de position assise, peut-être même moins de structure – alors il n’est pas « mal entraîné », mais simplement « hors rythme ». C’est une différence cruciale. Néanmoins, beaucoup font la même erreur : ils démarrent comme en mode haute performance.
Plus de formation. Plus d’intensité. Plus de discipline « dès le premier jour ».
Mais le corps ne fonctionne pas grâce à la motivation. Cela fonctionne par adaptation. Et c’est exactement là que commence le changement durable.
Les 3 leviers qui comptent
Lorsque je travaille aujourd’hui avec des gens – que ce soit dans le domaine du coaching, du conseil ou dans un contexte sportif – le printemps n’est jamais une question de « plus ».
Il s’agit d’une réorganisation. Trois niveaux sont cruciaux :
1. Ramenez le mouvement dans la vie quotidienne
Non pas comme une séance de formation, mais comme un état de base. Flâner. Escaliers. Activité courte. Petits charmes.
Le corps doit réapprendre : Je suis en déplacement.
2. La structure plutôt que l’intensité
Deux à trois séances claires par semaine suffisent amplement. Pas au maximum, mais régulièrement.
Je le constate encore et encore : les personnes qui réussissent à long terme ne sont pas celles qui s’entraînent le plus, mais celles qui le poursuivent le plus longtemps.
3. La simplicité comme principe
Le printemps n’est pas le moment des programmes compliqués.
C’est le moment de :
- Mouvements de base
- technologie propre
- des routines claires
Tout le reste vient plus tard.
Le levier sous-estimé : l’identité plutôt que la motivation
Un point sur lequel j’insiste beaucoup plus aujourd’hui qu’avant :
Pas la question « Comment puis-je me motiver ? » est crucial. Plutôt:
« Qui suis-je dans ma vie de tous les jours ? »
- Suis-je quelqu’un qui bouge ?
- Suis-je quelqu’un qui assume la responsabilité de mon corps ?
- Suis-je quelqu’un qui prend la santé au sérieux – sans vivre un style de vie extrême ?
Le printemps est une bonne occasion de répondre à ces questions d’une manière nouvelle.
Ce qui est réalistement possible d’ici l’été
Si nous sommes honnêtes, il ne s’agit pas de transformations du jour au lendemain. Mais beaucoup de choses sont possibles en huit à douze semaines :
- plus d’énergie au quotidien
- une forme sensiblement meilleure
- changements physiques visibles
- un rythme plus stable
La condition préalable n’est pas la perfection. Mais la répétition.
La régularité bat les grands efforts individuels
Ce que beaucoup de gens ressentent intuitivement est désormais aussi clairement confirmé scientifiquement : notre corps réagit moins aux grands efforts individuels, mais plutôt à la régularité et au rythme. Des études montrent que l’exercice physique agit comme une horloge centrale pour notre organisme : il influence positivement le métabolisme, l’équilibre hormonal et même notre horloge interne.
Dans le même temps, des études montrent que même un exercice modéré et régulier dans la vie quotidienne améliore des marqueurs de santé cruciaux tels que la glycémie, le système cardiovasculaire et le métabolisme des graisses.
Ce qui est intéressant, c’est que vous n’avez pas besoin d’un programme de formation parfait. Ce sont plutôt des routines simples et reproductibles qui font la différence à long terme. C’est exactement ce que montrent les recherches sur l’observance de l’exercice : les gens s’y tiennent lorsque l’exercice s’intègre dans leur vie, et non lorsqu’il la domine. Ou, pour le dire autrement : le corps ne change pas par ce que nous faisons intensément une fois, mais plutôt par ce que nous vivons de manière cohérente.
Une dernière pensée
Peut-être que le printemps n’est pas du tout un nouveau départ. C’est peut-être plus un souvenir. Parce que notre corps ne travaille pas contre nous, mais pour nous si nous le gérons correctement.
Pour moi personnellement, quelque chose de très simple s’est cristallisé au fil des années : la santé n’est pas une réussite qu’on atteint une fois. C’est une attitude que vous vivez au quotidien.
Et c’est exactement pour cela que ça ne commence pas en été. Pas le mois prochain. Mais maintenant.