Peu de choses touchent autant le cœur d’un parent que de voir son enfant travailler dur – sans toutefois faire partie de l’équipe.
Qu’il s’agisse de football, de crosse, de basket-ball ou de volley-ball, être coupé peut être un coup dur pour un jeune athlète. Et honnêtement ? Cela peut aussi piquer les parents. Vous les avez vu s’entraîner, se bousculer et se présenter – alors entendre « non » semble injuste, décevant et émouvant pour tout le monde.
La bonne nouvelle est la suivante : se faire couper ne doit pas nécessairement être la fin de l’histoire. Avec le soutien approprié, cela peut devenir un tournant qui renforce la résilience, la confiance et la motivation à long terme.
Voici cinq façons d’aider votre enfant à rebondir après avoir été exclu d’une équipe sportive.
1. Commencez par un câlin (pas un discours)
Lorsque les enfants souffrent, ils n’ont pas toujours besoin de conseils immédiats : ils ont besoin de réconfort. Vous pouvez vous sentir en colère contre l’entraîneur, frustré par le système ou écrasé pour votre enfant. Mais avant d’essayer de « réparer », offrez-lui un câlin ou asseyez-vous simplement à côté d’eux. Une présence calme peut faire plus que des mots parfaits.
Lorsque vous parlez, restez simple : « Je suis fier de toi. Je sais que ça fait mal. »
Cela seul peut les aider à se sentir en sécurité et soutenus.
2. Aidez-les à trouver le côté positif
Même si les sports pour les jeunes profitent aux enfants, le revers de la médaille est qu’ils peuvent être intenses et conduire à l’épuisement professionnel – en particulier dans la culture sportive des jeunes d’aujourd’hui, pratiquée toute l’année. Des études ont montré que 70 pour cent des enfants abandonnent les sports organisés avant l’âge de 13 ans, souvent alimentés par la déception de devoir toujours jouer dans un environnement axé sur la performance.
Bien que personne ne veuille entendre « tout arrive pour une raison » juste après une déception, une fois les émotions initiales calmées, il peut être utile de souligner gentiment certains points positifs. Ne pas avoir à assister aux entraînements donne aux enfants la possibilité d’essayer une nouvelle activité, de rejoindre un club et de passer plus de temps avec leur famille et leurs amis.
Parfois, une pause peut être exactement ce dont ils ont besoin.
3. Rappelez-leur qu’il n’y a rien de mal à ne pas être le meilleur
C’est une question difficile, car les enfants croient souvent qu’être « bon » signifie être le meilleur joueur. Mais voici la vérité : la plupart des athlètes atteignent un point où la compétition devient plus difficile. Ne pas faire partie de l’équipe ne signifie pas que votre enfant n’est pas talentueux, cela signifie simplement qu’il est mis au défi.
Il existe de nombreuses occasions pour votre enfant de pratiquer le sport qu’il aime à un niveau inférieur : une ligue récréative ou des équipes de club de niveau inférieur. Jouer à un niveau légèrement inférieur peut renforcer la confiance en soi, donner aux enfants la possibilité de développer leurs compétences, d’avoir plus de temps de jeu, de rencontrer de nouveaux amis et de devenir un leader.
4. Aidez-les à garder le sport en perspective
La culture sportive des jeunes d’aujourd’hui compte de nombreux entraîneurs qui poussent les enfants à s’entraîner comme des athlètes professionnels de plus en plus jeunes. Entre coaching privé, équipes de voyage et entraînements constants, il est facile pour les jeunes de commencer à se sentir comme un travail à temps plein.
Mais les enfants ne sont pas des athlètes professionnels, et cette culture peut avoir un impact sur la santé mentale de votre enfant. Aidez-les à trouver un équilibre pour favoriser leur bien-être général en les encourageant à passer du temps avec des amis, à continuer d’être actifs, à pratiquer un passe-temps et à sortir dehors.
5. Donnez-leur de l’espace – et soyez là pour écouter
Après une déception, certains enfants veulent parler tout de suite. D’autres veulent fermer la porte de leur chambre et rester seuls pendant un moment. Les deux réactions sont normales.
Donnez à votre enfant un peu de répit et lorsqu’il est prêt, laissez-le se défouler. Ils peuvent être frustrés, embarrassés, jaloux ou en colère. Ils pourraient même dire des choses qui vous surprendront. Votre travail ne consiste pas à résoudre le problème, mais à écouter sans jugement. Se sentir entendu aide les enfants à gérer leurs émotions et à avancer.
Ce n’est pas la fin
Se couper fait mal, cela ne fait aucun doute. Mais cela peut aussi être une puissante leçon de vie – une leçon qui enseigne la résilience, le courage et la façon de gérer les revers avec confiance.
Avec votre soutien, votre enfant peut apprendre que la décision d’une équipe ne le définit pas. Et qui sait ? C’est peut-être le moment qui alimente leur retour – ou les aide à trouver une nouvelle passion.
L’article Se faire virer d’une équipe sportive : comment réconforter votre enfant est apparu pour la première fois dans le magazine Our Children.