Lorsque les médecins ou autres membres du personnel médical minimisent les symptômes des patients, ne les prennent pas au sérieux ou donnent l’impression que les personnes concernées exagèrent, on parle alors de Éclairage au gaz médical. Cela peut avoir de graves conséquences pour les personnes concernées : les plaintes sont traitées trop tard ou pas du tout, ce qui peut exercer une pression considérable sur le corps et l’esprit.
Le gaslighting médical n’est pas un phénomène individuel rare, mais il a souvent des causes structurelles. Entre autres choses, des préjugés profondément enracinés dans la médecine jouent un rôle, par exemple à l’encontre des femmes, des malades chroniques ou des minorités. À cela s’ajoutent les contraintes de temps dans la pratique quotidienne, les symptômes sans résultats clairs ou immédiatement mesurables et les concepts médicaux dépassés qui rejettent certaines plaintes comme étant inoffensives ou « mentales ». Le déséquilibre des pouvoirs dans la relation entre le médecin et le patient contribue également à ce que les personnes concernées ne se sentent pas entendues.
Ce sont les conséquences du gaslighting médical
Les conséquences possibles sont graves. Des diagnostics retardés ou incorrects peuvent conduire à ce que les symptômes deviennent chroniques ou ne soient pas traités. Beaucoup de personnes concernées doutent d’elles-mêmes, se sentent très stressées psychologiquement et perdent confiance dans le système de santé. Il n’est pas rare qu’ils évitent de nouvelles visites chez le médecin – avec des conséquences potentiellement dangereuses.
Ce qui est particulièrement alarmant, c’est que le risque de suicide augmente, notamment chez les personnes trans. Toute plainte qui n’est pas prise au sérieux augmente le risque que votre santé se détériore davantage.
Que pouvez-vous faire si vous ne vous sentez pas pris au sérieux
Vous avez le droit d’être pris au sérieux et bien traité par votre médecin. Si vous n’éprouvez pas ce sentiment, vous pouvez activement faire quelque chose. Les mesures suivantes sont utiles :
- Notez vos symptômes, y compris la date, l’intensité et la progression.
- Demandez spécifiquement : « Qu’est-ce que vous excluez actuellement ? », « Quelle serait votre prochaine étape ? »
- Obtenez un deuxième avis, vous avez droit à un deuxième avis.
- Emmenez une personne de confiance avec vous au rendez-vous. Cela peut aider à mieux comprendre le déroulement de la conversation plus tard.
- Faites confiance à vos sensations corporelles.
- Vous avez le droit d’être pris au sérieux et bien traité.
Certaines personnes sont particulièrement touchées par le gaslighting médical
En principe, tout le monde peut faire l’expérience du gaslighting médical, mais certains groupes sont particulièrement touchés. Il s’agit notamment des femmes, des personnes trans et LGBTQ+, des personnes atteintes de maladies chroniques ou dites « invisibles » comme le Long Covid, l’endométriose ou l’EM/SFC, mais aussi des personnes âgées, des malades mentaux, des personnes en surpoids, des personnes issues de l’immigration et des personnes de couleur.
L’éclairage médical dans le traitement du cancer
Le gaslighting médical peut être particulièrement grave pour les patients atteints de cancer. Les signaux d’alerte précoces tels qu’une fatigue persistante, des douleurs inexpliquées ou une perte de poids sont souvent classés comme stress, plaintes typiques de la vieillesse ou psychosomatiques.
Surtout lorsque les valeurs de laboratoire sont initialement normales ou que les symptômes ne semblent pas « typiques », les personnes concernées se sentent seules avec leurs inquiétudes. Cela peut retarder le diagnostic – un facteur crucial car pour de nombreux cancers, le moment du diagnostic a une influence significative sur les options de traitement et les chances de succès.
Par Davida Beatrice Fernández Fernández
L’original de cet article « Medical Gaslighting : « Vous ne faites que l’imaginer. » » vient de FOCUS Gesundheit.