Quatre facteurs nous rajeunissent biologiquement – ​​aucun d’entre eux ne coûte de l’argent

L’amitié agit comme un facteur anti-âge. Une étude américaine portant sur des données portant sur plus de 2 100 adultes montre que les personnes ayant des relations sociales stables vieillissent plus lentement au niveau cellulaire. En moyenne, leur âge biologique est plusieurs années plus jeune que leur âge réel, quel que soit leur revenu ou leur mode de vie. Les amitiés étroites réduisent les niveaux d’inflammation, renforcent l’ADN et protègent contre les maladies qui augmentent généralement avec l’âge.

L’équipe de recherche a développé un nouvel indice, le « Cumulative Social Advantage » (CSA). Il mesure le degré d’intégration sociale des gens, c’est-à-dire le degré de confiance, de soutien et d’appartenance dont ils font l’expérience dans la vie quotidienne. Résultat : ceux qui entretiennent des amitiés stables vieillissent biologiquement plus lentement, même dans des conditions de vie comparables.

Quatre facteurs sociaux ont un fort effet sur la longévité

Le nouvel indice CSA est composé de plusieurs éléments constitutifs : plus il y en a, plus la protection est forte. Quatre facteurs sociaux sont cruciaux :

  • Affiliation : Quiconque se sent membre d’une communauté – que ce soit dans une famille, un quartier ou un club – en bénéficie physiquement.
  • Confiance: La confiance mutuelle renforce le sentiment de sécurité et stabilise l’organisme.
  • Échange régulier : Les amitiés étroites, les conversations fréquentes et la fiabilité favorisent la santé.
  • Fiançailles: Qu’il s’agisse de bénévolat, d’une communauté religieuse ou d’un groupe sportif, ceux qui y participent mènent une vie sensiblement plus saine.

Plus la valeur CSA est élevée, plus les cellules des participants paraissent jeunes. Les scientifiques ont comparé les informations sur l’âge biologique avec les informations sur l’âge réel. Ils ont utilisé deux méthodes établies : GrimAge et DunedinPACE. Les deux utilisent des échantillons de sang pour mesurer la rapidité avec laquelle un corps vieillit au niveau moléculaire.

Résultat : les personnes ayant des contacts sociaux nombreux et stables avaient un âge biologique nettement inférieur, même si elles étaient déjà plus âgées.

Les personnes socialement intégrées présentaient des niveaux d’inflammation plus faibles

L’équipe a également examiné les valeurs sanguines pour trouver des signes d’inflammation chronique, comme l’interleukine-6 ​​(IL-6) ou la CRP. Ces marqueurs sont considérés comme des signes avant-coureurs de maladies telles que les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux ou le diabète.

Ici aussi, il a été démontré que ceux qui étaient bien intégrés socialement présentaient des niveaux d’inflammation plus faibles. Cela indique un système immunitaire plus fort et une meilleure protection contre les maladies liées à l’âge.

L’étude le montre en détail :

  • Les personnes issues de cercles sociaux proches ont un âge biologique inférieur.
  • Les marqueurs inflammatoires tels que l’IL-6 et la CRP y sont plus faibles.
  • La proximité sociale protégerait apparemment du stress « interne » et des processus inflammatoires néfastes.

Les relations à long terme ont une plus grande influence sur le processus de vieillissement

Des hormones telles que le cortisol ou l’adrénaline, qui indiquent un stress aigu, ont également été mesurées. Mais ici, il n’y avait pas de lien clair avec les contacts interpersonnels. Cela suggère que ce sont les relations à long terme plutôt que le stress à court terme qui influencent le processus de vieillissement.

Ce qui est frappant, cependant, c’est que les personnes ayant un niveau d’éducation plus élevé ont systématiquement de meilleures valeurs. L’éducation semble être un facteur plus important que le revenu.

Les expériences de l’enfance jouent également un rôle

L’étude montre également que tout le monde n’a pas les mêmes exigences pour vieillir en bonne santé. Les participants d’origine afro-américaine présentaient en moyenne des niveaux d’inflammation plus élevés et vieillissaient plus rapidement. Les chercheurs soupçonnent que les désavantages structurels, la discrimination, un accès réduit aux soins de santé et le stress quotidien chronique pourraient en être la cause.

L’enfance joue également un rôle. Ceux qui bénéficient d’un soutien et d’une sécurité dès leur plus jeune âge sont souvent mieux intégrés socialement à l’âge adulte, avec des effets positifs sur la santé physique.

Par Eva Schmitt

L’original de cet article « L’amitié fonctionne comme un anti-âge – elle ralentit de manière mesurable le vieillissement cellulaire » vient de Smart Up News.





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