Une erreur lourde de conséquences – mais pas pour les personnes concernées : une famille a reçu plus de 3 000 euros d’argent du citoyen supplémentaire parce que Pôle emploi avait confondu le brut et le net lors du calcul des revenus. Les autorités ont exigé le remboursement de l’argent et la famille a intenté une action en justice.
Le cas : il y avait un contrat de travail, Pôle emploi a mal calculé
Depuis 2020, la famille de trois personnes perçoit des allocations pour assurer ses moyens de subsistance. Lorsque le mari prend un emploi de vendeur en février 2021, il soumet dûment son contrat de travail à Pôle emploi. Le contrat de travail contenait un montant net, dont le montant brut réel n’était révélé que par le biais de la feuille de paie.
C’est exactement là que se produit l’erreur : Pôle emploi utilise ce montant de 1 600 euros comme salaire brut, en déduit les impôts et calcule ainsi un revenu net nettement inférieur, à savoir : 1 276 euros. En conséquence, les prestations de l’État sur une période de dix mois étaient plus élevées qu’elles ne l’auraient été si elles avaient été calculées correctement.
L’erreur est découverte plus tard : Jobcenter exige un remboursement
Lorsque l’homme a ensuite soumis une fiche de salaire, il est devenu clair que le revenu brut réel était d’environ 2 000 euros, alors que le revenu net était exactement de 1 600 euros indiqués. Pôle emploi corrige rétroactivement son calcul.
Elle réclame plus de 3 000 euros à la famille pendant dix mois car ses revenus ont été mal pris en compte dès le départ. La famille aurait dû reconnaître elle-même l’erreur, ont soutenu les autorités.
La première instance tranche contre la famille
Le tribunal social de Berlin a initialement donné raison à l’agence pour l’emploi. Les juges expliquent que l’erreur de calcul ressortait des avis. Les bénéficiaires de prestations sont tenus de lire les avis d’approbation et de constater les erreurs évidentes.
Le tribunal social de l’État contredit
Le Tribunal social de l’État de Berlin-Brandebourg a vu les choses fondamentalement différemment (numéro de référence L 3 AS 772/23). L’erreur était évidente après une inspection très minutieuse. Ce qui est crucial, cependant, est de savoir si la famille peut être accusée de négligence grave – et le Sénat dit non.
Ce qui importe n’est pas de savoir si une erreur pourrait théoriquement être constatée, mais si les personnes concernées ont « violé les soins requis dans une mesure particulièrement grave ». Ce n’est absolument pas le cas.
Verdict : les bénéficiaires des allocations citoyennes n’ont pas besoin de mieux calculer que les agences pour l’emploi
Au cœur de la décision se trouve la question de savoir ce que l’on peut attendre des juristes profanes. Le tribunal souligne : En particulier dans le cas de calculs complexes dans les notifications concernant la sécurité de base, on ne peut pas s’attendre à ce que les bénéficiaires de prestations comprennent chaque ligne de calcul : « Le fait que l’erreur ait pu être constatée ne suffit pas à supposer une ignorance par négligence grave », dit-il dans le jugement.
Confusion entre brut et net
Particulièrement important : Dans la famille, la femme s’occupait du courrier des autorités. Elle avait lu les avis et vu le montant de 1 600 euros. Lors de l’audience, elle a cependant déclaré de manière crédible qu’elle ne pouvait pas clairement distinguer les termes brut et net.
Le tribunal considère cette représentation comme compréhensible. Le Sénat précise qu’une personne qui connaît fondamentalement ses obligations n’est pas automatiquement obligée de comprendre des calculs complexes de revenus : « Ne pas remarquer l’erreur ne constitue pas un niveau exceptionnellement élevé de manquement aux obligations dans le cas particulier », ont déclaré les juges.
Mais la décision ne s’applique pas à tout le monde !
Comme la famille avait fourni des informations correctes et que l’erreur était uniquement imputable à l’agence pour l’emploi, elle pouvait être sûre que les avis étaient corrects. Une annulation rétroactive de l’agrément à leur détriment est donc inadmissible. Le tribunal a complètement annulé les ordonnances de recouvrement.
Mais le Sénat le précise également : cette décision n’est pas une carte blanche. L’existence d’une négligence grave dépend toujours des capacités et des circonstances de chacun. L’affaire aurait pu se dérouler différemment pour d’autres destinataires – par exemple ayant une formation commerciale ou fiscale.
Le verdict n’est cependant pas encore tout à fait définitif : l’agence pour l’emploi peut encore s’adresser au Tribunal social fédéral.