Presque personne ne se sent vieux au milieu de la trentaine. La vie quotidienne fonctionne, il y a assez de force, beaucoup de choses se déroulent comme d’habitude. Et pourtant, des données suédoises à long terme le montrent : à cet âge, le corps commence lentement à s’adapter. La performance physique atteint généralement son apogée entre 20 et 30 ans.
À partir de 35 ans environ, l’endurance et la force musculaire diminuent de manière mesurable ; à partir de 40 ans, ce processus s’accélère. Cela passe longtemps inaperçu. Ce n’est que des années plus tard qu’on se rend compte à quel point les réserves physiques ont changé – et pourquoi l’exercice a toujours un effet même s’il n’est intégré à la vie que tard dans la vie.
À partir de 35 ans, la condition physique diminue considérablement
Pour l’étude, 427 femmes et hommes ont été suivis sur plusieurs décennies, depuis leur jeunesse jusqu’à leur retraite anticipée. Les chercheurs ont régulièrement enregistré l’endurance, la force musculaire et la puissance de saut. Contrairement à de nombreux travaux antérieurs, cette étude ne compare pas différents groupes d’âge mais suit les mêmes personnes sur plusieurs années.
Les données montrent une tendance claire : le pic de performance physique se produit généralement entre 20 et 30 ans. Après cela, un lent déclin commence. Au début, ce n’est que quelques dixièmes de pour cent par an. À partir de 40 ans environ, ce processus s’accélère considérablement. En vieillissant, le corps perd chaque année plus de deux pour cent de sa capacité de performance.
En moyenne, les hommes commencent avec des valeurs plus élevées, les femmes légèrement plus basses. Cependant, le processus est presque identique. La dégradation ne résulte pas d’une différence de genre, mais plutôt d’un schéma biologique fondamental. Ce qui compte, c’est le niveau de performance auquel ce processus commence – et avec quelle intensité il se poursuit au fil des années.
Pourquoi nos corps vieillissent différemment
Ce qui surprend beaucoup de gens, c’est que les différences entre les personnes augmentent considérablement avec l’âge. Alors que certains restent relativement productifs à 60 ans, d’autres perdent très tôt une force et une endurance significatives. En matière d’endurance, les différences à un âge avancé sont jusqu’à 25 fois plus grandes que chez les jeunes.
L’âge à lui seul n’explique guère cette différence. Au contraire, les habitudes s’accumulent au fil des décennies. L’exercice, le travail quotidien, le stress lié à la santé et les facteurs sociaux interagissent à long terme. Bien que le déclin physique suive un schéma général, son rythme et son étendue varient considérablement d’une personne à l’autre.
La baisse de la force musculaire est particulièrement prononcée. De leur performance personnelle maximale jusqu’à l’âge de 63 ans, de nombreuses personnes perdent entre 30 et près de 50 pour cent de leur capacité de performance initiale. La puissance de saut diminue particulièrement fortement. Il est synonyme de vitesse et de qualité musculaire – des capacités qui réagissent de manière sensible aux processus de vieillissement et restent longtemps discrètes dans la vie quotidienne.
Le mouvement fait la différence
Ceux qui font régulièrement de l’exercice ne partent pas seulement d’un niveau de performance plus élevé. Surtout, la dégradation est plus lente. Cela ne s’applique pas seulement aux personnes qui ont pratiqué un sport dès leur plus jeune âge. Même commencer plus tard a un effet.
Les participants qui sont passés d’un mode de vie sédentaire à un mode de vie plus actif à l’âge adulte ont sensiblement augmenté leurs performances physiques. Les effets étaient modérés, mais stables et durables. Ils font une différence notable au quotidien : les trajets sont plus faciles, la fatigue est moins rapide et la récupération s’améliore.
« L’activité physique peut ralentir la baisse des performances, même si elle ne peut pas l’arrêter complètement », explique Maria Westerståhl, responsable de l’étude.
Le corps récompense la régularité, pas la perfection
Les données ne montrent pas de moment idéal ni de programme d’entraînement fixe. La régularité est cruciale. Même un exercice modéré compte. Les promenades à pied, à vélo, le jardinage ou les exercices de musculation légers fonctionnent lorsqu’ils deviennent partie intégrante de la vie quotidienne.
Le corps réagit moins aux courtes périodes de forte motivation qu’aux habitudes à long terme. Quiconque intègre l’exercice dans sa vie conservera sa force et son endurance plus longtemps, même s’il commence plus tard.
La détérioration physique commence tôt, mais peut encore être influencée
Les données suédoises à long terme remettent en question deux hypothèses courantes. Premièrement : la détérioration physique commence plus tôt que prévu. Deuxièmement : son évolution est clairement liée au mode de vie. L’âge change le corps. Les muscles réagissent plus lentement et l’apport énergétique devient moins efficace. Cependant, l’exercice influence la force de ces processus.
Pour la vie de tous les jours, cela signifie :
- L’exercice régulier a un effet plus fort qu’un entraînement sporadique.
- Les efforts de force et d’endurance se complètent judicieusement.
- Même commencer plus tard apporte des avantages mesurables.
L’enquête se poursuit. Dans les années à venir, les chercheurs souhaitent réexaminer les participants afin de mieux comprendre comment les performances physiques, le mode de vie et les processus biologiques sont liés chez les personnes âgées.
En résumé :
- À partir de 35 ans, la condition physique décline lentement car la force et l’endurance diminuent de manière mesurable et ce processus s’accélère avec l’âge.
- Cependant, ce déclin peut être influencé car l’exercice régulier ralentit le déclin et améliore l’endurance et la force musculaire, même s’il commence tardivement.
- Les habitudes d’exercice à long terme dans la vie quotidienne sont cruciales, et non les performances optimales précoces ou les entraînements intensifs à court terme.
Par Eva Schmitt
L’original de cet article « Notre corps atteint son apogée à 35 ans – après quoi notre force diminue doucement » vient de Smart Up News.