Parfois, c’est simplement de la malchance, parfois c’est de la négligence : si une fusée ou un pétard du réveillon du Nouvel An explose beaucoup trop près de votre corps, dans le meilleur des cas, vous vous retrouverez avec un choc. Dans le pire des cas, vous commencez la nouvelle année avec une blessure grave.
« Des brûlures, des blessures aux yeux, aux mains, parfois même des parties du corps déchirées », explique le médecin fédéral du DRK, Bernd Böttiger. Ce sont les blessures que les médecins urgentistes voient et traitent chaque année à la fin de l’année.
Comment agir correctement en cas d’accident impliquant des feux d’artifice ? Un aperçu.
Peau rouge vif, cloques : que faire en cas de brûlure ?
Il est maintenant temps de laisser refroidir – pendant au moins 20 minutes. Ce qui compte :
- L’eau froide convient. Mais il ne peut pas être glacial, sinon il y a un risque d’hypothermie.
- Des serviettes mouillées peuvent être utilisées sur le visage pour le rafraîchir. Mais les voies respiratoires doivent toujours rester dégagées, selon le médecin fédéral du DRK.
- La brûlure doit ensuite être recouverte de manière lâche et – si possible – sans germes, par exemple avec un bandage.
- Une prudence particulière s’applique aux brûlures importantes et lorsque les enfants et les bébés sont touchés. «Dans ce cas, il faut faire particulièrement attention lors du refroidissement pour éviter toute hypothermie», explique le médecin urgentiste. Dans ces cas en particulier, une aide médicale rapide est souvent importante.
À propos d’aide : en cas de brûlures mineures, vous n’aurez peut-être pas besoin de vous rendre immédiatement aux urgences, mais vous pourrez attendre et voir. L’intuition aide à la décision. «Beaucoup de gens ont une bonne idée de la gravité des blessures», explique Böttiger. Mais c’est important si beaucoup de champagne, etc. a déjà coulé à flot : « La décision doit toujours être prise par la personne qui a consommé le moins ou pas du tout d’alcool. »
Saignement abondant de la main : ce qui est crucial maintenant
Les saignements abondants méritent d’appeler le 112. Il est important que le corps ne perde pas une quantité dangereuse de sang.
Par conséquent, les secouristes doivent traiter la blessure en conséquence. «Si une plaie saigne beaucoup, il faut appuyer sur le saignement pour l’arrêter», explique Böttiger. La meilleure façon de procéder est d’utiliser un chiffon stérile provenant d’une trousse de premiers secours. La personne blessée doit lever la main ou les secouristes peuvent l’aider à le faire.
La blessure continue-t-elle à saigner ? Ensuite, il est temps d’appliquer un bandage compressif – comme ceci :
- Remplacez le matériau préalablement pressé sur la plaie par un pansement.
- Enroulez un bandage de gaze deux ou trois fois pour fixer le pansement.
- Placez un coussinet de pression sur la zone de la plaie et enveloppez la gaze deux fois de plus. Puis attachez.
Doigts arrachés par des pétards : que faire maintenant
C’est également le cas du numéro d’urgence 112. « Au début, on peut supposer qu’il y aura beaucoup de saignements », explique Böttiger. Il est donc important de s’occuper d’abord du saignement.
Une fois cela effectué, les secouristes s’occupent de l’amputation, comme les médecins appellent une partie du corps arrachée. La procédure suivante augmente les chances que le doigt ou le bout du doigt puisse être réimplanté :
- Enveloppez la partie du corps dans un morceau de tissu aussi exempt de germes que possible, «ne la nettoyez pas au préalable et ne la lavez pas», explique Böttiger. Si vous n’avez pas de pansement à portée de main, un mouchoir en tissu propre ou une pochette de costume de votre costume fera l’affaire, « n’utilisez simplement pas de mouchoirs en papier, sinon les peluches resteront collées à la personne amputée ».
- Placez la personne amputée dans un sac en plastique et fermez-le hermétiquement.
- Placez ce sac plastique dans un deuxième sac plastique. Ce deuxième sac est rempli d’eau froide – et si disponible – de glace. « La personne amputée doit se trouver sous la surface de l’eau du sac intérieur pour qu’elle soit refroidie. Mais elle ne doit pas entrer en contact avec l’eau du sac extérieur – d’où le principe du sac dans le sac », explique Böttiger.
Fusée dans l’oeil : voici comment procéder
Y a-t-il « juste » une abrasion dans la cornée ou un corps étranger a-t-il été percé dans le globe oculaire ? «Les deux font très mal», dit Böttiger. C’est précisément parce qu’il est difficile pour les profanes d’évaluer la gravité des blessures oculaires dans ce cas : « Rendez-vous immédiatement à l’hôpital ou appelez les services d’urgence au 112 », explique l’expert.
L’œil de la personne blessée doit être immobilisé jusqu’à l’arrivée des secours. Ou pour être plus précis : les deux yeux. « Si vous n’en connectez qu’un, la personne peut toujours voir l’autre – et alors les deux yeux bougent », explique Böttiger.
Comment pouvez-vous réduire le risque de toutes ces blessures ?
Un début important pour manipuler en toute sécurité les pétards, les roquettes, les batteries, etc. : lisez attentivement les instructions d’utilisation et suivez-les, conseille la Société allemande d’orthopédie et de chirurgie accidentelle (DGOU).
Vous ne devez allumer que des feux d’artifice testés. Vous pouvez les reconnaître grâce au marquage CE et au numéro de test. En revanche, les fusées artisanales ou manipulées, etc., sont taboues : elles peuvent exploser plus tôt ou plus puissamment que prévu.
Autre conseil de la DGOU pour réduire les risques de blessures : privilégiez les feux d’artifice qui ne s’allument pas dans la main.
Quiconque transporte des pétards, des roquettes, etc. à l’extérieur ne doit pas le faire directement sur son corps, par exemple dans les poches de sa veste ou de son pantalon. S’ils s’y enflamment accidentellement, ils exploseront directement sur votre corps.
Autre point important : n’allumez pas de pétards qui n’ont pas explosé du premier coup – une règle que les parents doivent impérativement sensibiliser à leurs enfants.