L’Éthiopie confirme la première épidémie de Marburg alors que l’OMS salue l’action rapide du pays

L’Éthiopie a confirmé vendredi sa première épidémie de Marburg après que neuf cas ont été identifiés dans une région du sud du pays frontalière du Soudan du Sud.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué l’action rapide du gouvernement éthiopien, affirmant qu’elle démontrait son « engagement à maîtriser rapidement l’épidémie ».

Le gouvernement éthiopien a annoncé jeudi qu’il enquêtait sur une éventuelle épidémie de fièvre hémorragique virale non identifiée et a été félicité par l’organisme continental d’urgence sanitaire, Africa CDC, pour sa transparence.

L’OMS a envoyé jeudi une équipe technique pour aider ce pays d’Afrique de l’Est dans les tests et la réponse à l’épidémie.

« L’OMS fournit également des fournitures essentielles, notamment des équipements de protection individuelle pour les agents de santé et des fournitures de prévention des infections, ainsi qu’une tente d’isolement rapidement déployable pour renforcer les soins cliniques et les capacités de gestion », a indiqué l’agence des Nations Unies dans un communiqué.

L’épidémie a été signalée dans la région méridionale d’Omo, frontalière du Soudan du Sud. Le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a déclaré jeudi que l’épidémie était préoccupante car « le Soudan du Sud n’est pas loin et dispose d’un système de santé fragile ».

Aucun autre pays africain n’a signalé de cas de virus de Marburg ces dernières semaines.

Comme Ebola, le virus de Marburg provient des chauves-souris frugivores et se propage entre les personnes par contact étroit avec les fluides corporels d’individus infectés ou avec des surfaces telles que des draps contaminés.

Les symptômes comprennent de la fièvre, des douleurs musculaires, de la diarrhée, des vomissements et, dans certains cas, la mort par perte de sang importante. Il n’existe aucun vaccin ni traitement autorisé pour Marburg.