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Cocaïne et crack

Cocaïne - Actualité 2011 - 2nd Semestre

COCAÏNE - ACTUALITÉ 2011 - 2nd SEMESTRE

L'actualité vue par la
cyberpresse
par Emmanuel Meunier

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Cocaïne et développement du fœtus et de l’enfant

Une étude du Département de neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l’UNIGE (Genève), publiée dans la revue Nature Neuroscience, s’est penchée sur les effets de la cocaïne sur le développement de l’enfant. On sait que la cocaïne traverse le placenta et cible directement le cerveau du fœtus, avec des conséquences qui se manifesteront bien plus tard. Des études épidémiologiques avaient déjà identifié que l’exposition à la cocaïne in utero était corrélée avec des comportements d’impulsivité, des retards dans le développement, des déficits d’attention, de l’hyperactivité ou l’entrave les capacités d’apprentissage. Toutefois, en raison des facteurs socio-économiques concomitants à la consommation de drogues, ces études n’ont pas réussi à évaluer spécifiquement l’effet de la cocaïne associée à la consommation in utero.

L’étude genevoise a permit d’observer, dans le cerveau d’un souriceau, l’effet de la cocaïne sur le développement des cellules produisant la dopamine, un neuromédiateur libéré en présence d’un signal associé à une récompense. Il apparait que la maturation des transmissions neuronales est très ralentie. « A la naissance, chez le mammifère, le système de transmission de la majorité des synapses n’est pas encore arrivé à maturité. Or, le processus de maturation, qui a lieu pendant les premières semaines de la vie postnatale, est crucial au développement de l’enfant », explique Christian Lüscher.

Source :

02.10.11. Relierpresse. Les effets de la cocaïne in utero étudiés à Genève

Effacer l’ « emprunte » de la cocaïne ?

Une étude de l'Université de Genève, publiée par Nature, ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques. La cocaïne modifie les contacts entre les cellules nerveuses dans le noyau accumbens et provoque ainsi la recherche compulsive de drogue. Les chercheurs genevois ont développé, grâce au laser, une méthode qui permet d' « effacer » l'empreinte laissée par la cocaïne sur le cerveau des animaux, en l’occurrence des souris. Ils ont utilisé un traitement par commutateurs génétiques qui consiste à stimuler, à l'aide d'un laser, les terminaisons nerveuses du cortex. 

Grâce à cette technologie novatrice, les souris auxquelles on avait injecté de la cocaïne ont retrouvé un comportement normal, comme si elles n'avaient jamais été exposées à la drogue. La recherche compulsive de drogue a ainsi complètement disparu. Cette nouvelle technique ayant recours au laser en est encore à ses débuts. Elle est expérimentée sur des animaux. Sur l'homme, elle n'a été testée jusqu'à ce jour que pour le traitement des maladies de la rétine.

Source :
07.12.11. Relierpresse. Effacer l'addiction à la cocaïne chez des souris