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Economie parallèle et trafics

La Prévention au défi des trafics - Partie 2 sur 3

 
LA PRÉVENTION AU DÉFI DES TRAFICS?
2e partie : Economie de la rue dans les quartiers populaires – approche « substantive »
Emmanuel MEUNIER, Educateur

Août 2010
 
Entrées dans le trafic et quête de reconnaissance

Parler « d’économie de la rue » comme forme d’économie « substantive » - pour reprendre la formule de Karl POLYANI - permet d’apporter une réponse à la question essentielle : si l’économie de trafic rapporte aussi peu au plus grand nombre des acteurs, comment expliquer son succès ?

Certes, la « nécessité » apporte sa part de réponse à la question : la carte des zones de fort chômage des jeunes et de précarité coïncide avec la carte des zones de trafic. Se procurer de l’argent pour boucler les fins de mois est sans nul doute une des motivations importantes des acteurs. Mais l’explication est insuffisante si l’on considère que cette économie n’attire qu’un petit nombre de personnes eut égard aux millions de personnes qui subissent la précarité en France. Il faut alors se tourner vers un autre type d’explication : le sujet économique agit moins par calcul économique que mué ce qu’Adam SMITH appelle une « passion morale » à savoir le besoin « d’attirer le regard », d’être « reconnu » et considéré.

La satisfaction de ce besoin n’a pas de prix, car ce qui est en jeu, c’est l’estime de soi qui, comme l’amour, ne s’achète pas.

 

La plupart des observateurs attentifs constatent cette motivation « symbolique ».
Pour Pierre ROCHE (Centre d'études et de recherches sur les qualifications - CEREQ), l’économie de la rue attire des jeunes en situation d’échec, dont l’estime de soi est faible et qui vont chercher à restaurer en sentiment de dignité en accédant paradoxalement, via l’économie de la rue, à une forme de « normalité sociale ».
L’économie de la rue permet d’entrer dans un processus « de reconstruction identitaire, de transmutation affective. Pour le coup, l’image serait moins celle du décrochage ou du dévissage que celle de la sortie de l’ascenseur social en panne et de la montée par l’escalier de secours. Ajoutons encore que cette entrée dans les réseaux constituerait donc une façon de résister à l’exclusion bien paradoxale. On retrouve ici l’idée de la « résistance conformiste » déjà évoquée par certains sociologues, puisqu’on résiste en puisant, semble-t-il, tout particulièrement dans les valeurs les plus dominantes, celles du libéralisme le plus ultra, celle de l’argent facile, du consumérisme, de l’importance accordée à la marque, de la compétition, de la concurrence, de l’initiative individuelle, de l’emprise sur l’autre » (2005, p.33).

L’argent, vecteur de reconnaissance mutuelle

Participants au conformisme libéral ambiant, ces jeunes sont fascinés par l’argent et jugent qu’il est le seul vecteur de reconnaissance mutuelle : « Les femmes ? Les femmes, quoi ?, s’exclame un jeune dealer rencontré par Malika AMAOUCHE (Groupe de Recherche sur la vulnérabilité sociale - GRVS). Les femmes si tu n'as rien, elles ne te regardent pas. Les amis ? Tu vas te faire des amis comment ? Ils vont dire : « viens en bas, viens en bas ». Ils vont voir que tu n’as rien, que tu es comme un clochard, ils ne vont pas te calculer » (2010, p. 82). L’économie de la rue offre en outre le sentiment de diriger son existence, comme l’observe Pascale JAMOULLE (université de Louvain-la-Neuve) : « Dans les socialités souterraines, ils cherchent à se construire une place tant psycho-affective que sociale et économique et à donner d’eux la meilleure image possible. À court terme, les « business » les structurent et comblent leurs horizons d’attentes. Ils se bricolent des rêves de destins « hors normes », décalés sur le plan de la légalité, mais en concordance avec le modèle culturel contemporain qui nous contraint à devenir les entrepreneurs de nos propres vies, à nous inventer nous-mêmes dans le présent, dans un jeu social héroïque où la rhétorique est celle du combat pour s’arracher à sa condition et construire des positions dominantes » (2001, p. 13).

 

L’économie de la rue, en tant qu’économie « substantive », est celle qui procure sans doute du complément de revenu (celui dont on besoin pour finir la fin de mois), mais aussi - et peut-être surtout -, l’argent nécessaire pour accéder à une consommation qui permet d’affirmer une forme de dignité sociale. L’économie de la rue est un espace qui permet d’obtenir la reconnaissance d’autrui, des pairs et parfois de parents que l’on parvient à aider quelque peu. Le trafic permet d’accéder à la dignité personnelle du sujet capable de s’inscrire dans des relations d’échange et, par son caractère romanesque, les trafics permettent de s’inventer d’un devenir social « hors norme » et fantasmé.

Si le cinéma, comme on l’a vu, est sensible aux évolutions sociales, les délinquants sont réciproquement fascinés par le cinéma. En témoigne cette scène de « Gomorrah » de Matteo GARRONE (2008) où deux jeunes s’identifient à Tony Montana le héros du « Scarface » de Brian de PALMA (1983).

Capital guerrier et « droit d’entrée »

Ne devient pas dealer qui veut. S’il n’y a pas de « droit d’entrée » matériel à payer pour y entrer (pas de licence à acheter, pas de diplôme exigé…), il y a un « droit d’entrée » plus symbolique à acquitter.

On y rentre parce qu’on a pu se faire accepter par les jeunes (probablement 5 à 10% des garçons d’un quartier) qui occupent régulièrement l’espace public. Ce « droit d’entrée » a été très habilement théorisé par Thomas SAUVADET (Université Paris 8) sous l’appellation de « capital guerrier » (2007, p. 187s), capital symbolique qui confère à son porteur une réputation de crédibilité (capacité à tenir son rôle dans le trafic), de fiabilité (gère les situations de tensions, tient ses engagements, ne balance pas, etc.) et de virilité (capacité à recourir à la force quand c’est nécessaire, sait se faire respecter, etc.). Ce « capital » est fonction du regard des autres et n’existe d’ailleurs que dans le regard des pairs. D’où la nécessité de le mettre en scène périodiquement, par des « accrochages » et situations mettant en jeu des rapports de force, où il s’agit de rappeler les pairs au « respect ». Celui dont le « capital guerrier » est faible se fera inévitablement mettre à l’amende et ne pourra durer dans cette économie.

 

Plus les pairs reconnaissent un « capital guerrier » élevé à une personne, plus celle-ci peut prétendre à une part conséquente du gâteau.


Pour Pierre ROCHE, les jeunes, en entrant dans l’économie de la rue, peuvent « remanier leur identité en tentant notamment de transmuter les sentiments d’échec, de honte et d’humiliation qu’ils ont pu éprouver notamment dans les parcours scolaire en sentiment de fierté. Fierté notamment de tenir un poste, de pouvoir « grader » (monter en grade), de commercer avec des clients qui sont souvent « en place ». Fierté enfin de ne pas « balancer » les autres (qu’ils soient ses pairs ou ses patrons) en cas d’interpellation ou arrestation. On peut voir là une manière de prendre une revanche sur ceux qui ont réussi à l’école (…) Bref, nous ne saurions nier que cette entrée dans les réseaux de l’économie de débrouille puisse répondre aussi à des enjeux de reconnaissance, d’appartenance et à des besoins de remaniement identitaire. » (2005, p. 34)

Capital guerrier et liens de solidarité

Le « capital guerrier » est donc un « droit d’entrée » qui permet de « s’emparer » des ressources du quartier, de part dans le trafic local. Le nemein du mot « économie » signifie aussi  « partager ». D’où ce complément utile qu’apporte, ici, Michel KOKOREFF (2007, p. 13), dans une intervention faite à Marseille : « C’est un monde dur fait  d’amitié et d’embrouille. C’est ce que je m’étais efforcé de montrer dans mon livre « la Force des quartiers ». Ce qui fait embrouille, c’est parfois un simple regard, un mot déplacé considéré comme offense, une histoire qui risque de mal finir dans tous les cas… C’est la caractéristique d’un type de lien bien précis, qui active les chaînes de la solidarité entre jeunes de ces quartiers. Comme l’avait montré l’ethnologue Jean Monod dans son livre pionnier Les barjots (1968, réédité en 2007), la violence produit la solidarité. »

Ce qui fait « droit d’entrée » dans le « capital guerrier », c’est qu’il témoigne d’une adhésion à un système de valeurs collectives, essentiellement virilistes.

 
Par les « embrouilles » chacun renouvelle son adhésion à un principe « d’amitié virile » qui soude le groupe. Ce partage des valeurs fonde la possibilité d’un partage des tâches au sein de l’économie de la rue, d’une association pour protéger l’espace des intrusions de groupes rivaux ou des forces de l’ordre, ainsi qu’un partage des profits générés.

Les logiques de partage peuvent structurer certaines formes d’organisation du trafic, comme l’observe M. KOKOREFF (2010, p. 195) : « certaines affaires révèlent que le trafic fonctionne parfois comme concession. Trois équipes comprenant chacune trois ou quatre personnes travaillent à tour de rôle, bénéficiant d’un accord tacite entre elles, à raison d’une rotation tous les mois selon les uns, toutes les semaines selon d’autres. »
Avoir le sens de la ruse : business is business

Enfin, le nemein du mot « économie » signifie aussi  « mettre en valeur ». Savoir mettre en valeur, c’est aussi posséder le sens de la « ruse ». Pascale JAMOULLE (2003, p. 301) décrit ainsi cette « compétence » tout à fait précieuse : « La ruse est antérieure à la pensée duale qui parle du bien et du mal. Elle postule le primat de la situation. Elle relève du sens pratique qui permet de vivre une condition non privilégiée dans une situation d’asymétrie sociale, économique et culturelle. Les pratiques rusées se tissent dans l’ombre d’un pouvoir que d’autres possèdent et dont on est dépossédé. Elles reposent sur des logiques d’efficacité. Elles sont normées par un ensemble de règles du jeu, de conventions officieuses, partagées par des personnes qui vivent la même condition. Il y a quelque chose qui se passe en groupe. (...) Il y a une forme d’éloge de la manipulation (…) « Tu arrives quand tu as appris une façon de gérer les gens. C’est de la manipulation, c’est comme ça que ça fonctionne. Utiliser les capacités de chaque personne. Chaque individu, tu dois le prendre individuellement et voir ce que tu peux en tirer. Moi je dis, ça nous a rendus plus forts la cité, à un niveau profond. On a attrapé une force parce qu’on a dû s’adapter » (Teddy)…

 

«L’idée, commente P. Jamoulle, est qu’il faut développer les habilités de business, qu’il faut faire des affaires, qu’il faut être l’entrepreneur de sa propre vie, en quelque sorte. Un jeune va vous dire : « Ah oui, moi, le business c’est mon truc. J’arriverai à te vendre un aspirateur qui a la taille d’un GSM (téléphone portable) et je te dirais que tu peux aspirer une vache avec, et toi, tu me l’achèteras… ». Il faut être « psychologue » comme ils disent, c'est-à-dire essayer de vendre très cher quelque chose qu’on a acheté à bas prix. Il faut diversifier les produits, pouvoir multiplier les affaires et être capable d’avoir en tête tous ses comptes puisqu’on ne peut pas garder de trace écrite. » L’économie de la rue ne peut prospérer sans ce sens de l’opportunité, sans un art pour mobiliser les compétences disponibles et les réseaux relationnels des uns et des autres. 

On comprend bien comment on entre dans l’économie de la rue, c’est-à-dire moins par nécessité que par besoin de reconnaissance et d’une place enviable aux yeux du groupe de pairs. Il y rentre, en somme, en fonction d’un ratio « coût d’acquisition du capital guerrier / bénéfice en terme de reconnaissance ».

Inscription dans l’économie de la rue : une économie de la « dette »

Mais, le sujet fait rapidement l’expérience qu’il ne gagne pas grand-chose. Alors pourquoi y reste-il ? Comment s’inscrit-il dans l’économie de la rue ?
L’hypothèse que nous risquerons est celle d’une « économie de la dette », d’une économie des dettes matérielles et symboliques. Dette matérielle, car la plupart des jeunes imprégnés du mythe d’un trafic qui « rapportent » distinguent mal leur « chiffre d’affaire » de leur « marge bénéficiaire ». Ils « flambent » de l’argent, alors qu’ils devraient, en comptables rigoureux, l’affecter sur des lignes « investissement dans des produits », « remboursement de telle avance reçue », « provision pour frais d’avocat », etc. Si bien que les petites mains du système sont, périodiquement, contraint de courir après l’argent pour rembourser des sommes prêtées ou des marchandises avancées. Si de telles situations sont fréquentes, la dette matérielle importe certainement moins que la dette « symbolique » : l’économie de la rue, comme moyen plus ou moins fantasmés d’accéder à une forme de réussite matérielle, semble être une issue pour satisfaire une attente des parents à voir leur enfant « réussir » socialement.

 

Les liens d’amitié virile noués avec les pairs ne peuvent être rompus sans générer un sentiment de trahison. Quitter l’économie de la rue se serait renoncer à tout ce qui a été investit matériellement et personnellement pour acquérir des compétences dans les trafics, pour se créer un réseau relationnel et faire une croix sur tout ce qui a été risqué pour y acquérir une place. En outre, quitter l’économie de la rue peut s’avérer compliqué, surtout si le sujet à connu des périodes de prison.


Autrement dit, abandonner l’économie de la rue s’avère coûteux si bien que l’inscription dans l’économie de la rue ne dépend pas d’un ratio « bénéfice/risque », mais d’un ratio « coût du maintien/coût de sortie » de l’économie de la rue, ces coûts s’exprimant tant au plan matériel que psychique.

Processus de sortie « naturelle » de l’économie de la rue

L’étude Malika AMAOUCHE constate un processus « naturel » de sortie de l’économie de la rue (2010, pp 23-24). Elle observe trois facteurs qui facilitent cette sortie :

1. un changement des représentations sur l’argent, et à la possibilité d’envisager de reconstruire une estime de soi sur autre chose que l’argent.
2. une lassitude face à une existence envahie par l’angoisse
3. des parents qui réinvestissent leur rôle éducatif et leur indiquant une autre voie, celle d’une reconnaissance par le travail.

On pourrait ajouter que la perspective d’une vie en couple et de fonder une famille peut aussi être une motivation à sortir de l’économie de la rue. Ce constat est partagé par Pascale Jamoulle : « la plupart des jeunes « bandes au départ » (qui sont en processus de sortie) n’ont jamais souhaité devenir des marginaux. Au contraire, ils rêvaient d’ « amasser de la thune » puis, à dix-huit ans, de monter leur affaire et de rentrer dans les « business légaux ». Ils voyaient les activités délinquantes comme une étape de la vie, pas comme une fin en soi. Ils se « légalisent » lentement, par palier, après la majorité légale. Généralement, ils s’éloignent de la bande quand ils rencontrent une fille qu’ils ne veulent pas partager avec les autres » (2008, p. 123).

Malika AMAOUCHE nous permet d’accéder à la subjectivité de ces dealers qui ont compris qu’ils sont engagés dans une voie sans issue : « On a du mal à dormir avec toutes les questions qu'on se pose : « comment je vais m'en sortir ». Tous les soirs, on se pose 100 000 questions : qu'est-ce que je peux faire ? Après, t'as le vice qui te démange aussi : « je suis sûr que si je faisais ça, je pourrai m'en sortir mais... ». Mais je ne serai pas fier mais au moins, je pourrai m'en sortir. Tu vois tu parles à toi-même, tes deux consciences, elles se confrontent à un moment. (...) »

 

« Nous, ce qu'on ne sait pas, poursuit le jeune homme, c'est si à trente ans, on sera encore là, nous. On se pose des questions comme ça, malheureusement le soir quand on dort. Tu vois, le soir quand on dort, on se dit mais est-ce que je vais atteindre mes trente ans déjà. Est-ce que je ne vais pas être victime de quelque chose, gratuit, comme ça. Est-ce que demain, quand je vais sortir, ma mère ne va pas être victime d'une balle perdue ? On vit avec ces idées-là en tête, nous (…) Le seul moyen de faire de l'argent ici c'est quoi, le fond de commerce c'est quoi ? C'est de nuire à l'autre. C'est vendre de la mort. Est-ce que tu vois déjà le terme : vendre de la mort. Mais ça fait plaisir à qui ? (…) En plus, nous, on croit en Dieu, encore pire, on a peur de Dieu. Tous ici. Tu vois, c'est ce qui rend la chose encore plus difficile et plus dure. Donc on sait qu'il y a un dieu et on sait qu'on va payer après, tôt ou tard. Nos pensées dans nos actes, elles vont encore plus loin. Nous, on se dit quoi ? Je me dis je vends tant de gramme par jour, j'ai une clientèle de 20 personnes qui me prennent un gramme par jour. Imagine-toi les familles de ces gens-là. Chaque personne qui doit prier pour qu'il arrive malheur à celui qui la refourgue. Pour 20 familles et compte dans une famille, combien il y a des personnes qui prient pour qu'il t'arrive une galère. Il y a au moins une prière qui sera écoutée. BAM ! Tu vas tomber dans un gouffre. » (2010, p. 87)
A l’aune de ce dernier témoignage, on mesure ce qu’islamistes et autres évangélistes, ont à gagner en accompagnant le processus de sortie « naturelle » du deal : dans un contexte où le discours social stigmatise ces jeunes comme « irrécupérables » ; ils ont beau jeu à leur tendre la main et à leur proposer un cadre aidant et structurant, pour attribuer ensuite au dieu miséricordieux un changement qui avait toutes les chances d’advenir ! Bref, ce qu’une prévention timorée ne fait pas, d’autres y pourvoient !

La prévention comme stratégie d’accélération du processus de sortie de l’économie de la rue

En somme, la répression, en tant qu’activité rationnelle, a pour objet d’élever le niveau de risque pour peser sur le ratio « bénéfices/risques ». Les limites de la répression, tiennent au fait que nombre de ces jeunes n’agissent pas en « homo oeconomicus » rationnel, mais en sujets de « passions morales » : ils entrent dans l’économie de la rue en fonction d’un ratio « coût d’acquisition du capital guerrier / bénéfice en terme de reconnaissance » et ils y demeurent en fonction d’un ratio « coût du maintien/coût de sortie » de l’économie de la rue.

 

 

C’est, ici, que l’on perçoit que seule une politique qui équilibrerait répression et prévention pourrait agir efficacement, d’une part, en offrant des alternatives en terme de reconnaissance sociale et, d’autre part, en abaissant le coût de sortie de l’économie de la rue en favorisant l’insertion ; ce qui est loin d’être hors de portée du fait que l’offre d’insertion est en concurrence avec une économie de la rue qui rapporte peu et qui à un coût psychique élevé (stigmatisation, angoisse liés à la répression, aux tensions avec les pairs, les concurrents, etc.).

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