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Alcool - Actualité 2012 - 1er Semestre

ALCOOL - ACTUALITÉ 2012 - 1er SEMESTRE

L'actualité vue par la cyberpresse
par Emmanuel Meunier


Epidémiologie et évolutions des usages

Un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de la Commission européenne a récemment indiqué que l'Europe est le continent sur lequel la consommation d'alcool est la plus élevée au monde par habitant. Les Européens consomment en moyenne plus de 12 litres de boissons alcoolisées par an et par personne, soit l'équivalent de trois verres de vin par jour.

L'Europe de l'Est devance ainsi les autres régions avec une moyenne de 14,5 litres par personne et par an, contre 12,4 à l'Ouest de l'Europe, 11,2 au Sud de l'Europe et 10,4 dans le Nord du continent.

Ces différences s'expliqueraient notamment par les différences dans les usages. Alors qu'à l'Ouest, il est plus fréquent de boire à heures fixes – comme la prise d'un verre de vin lors des repas -, les Européens de l'Est et les Scandinaves préfèrent, eux, consommer l'alcool de manière plus aléatoire.

Le rapport récemment dévoilé a également indiqué que plus de 10% des décès chez les 15-64 sont liés à l'alcool. Ce qui représente à peu près 1 décès sur 7 chez les hommes et 1 sur 13 chez les femmes.

Le baromètre 2012, publié par l'association professionnelle Entreprise et Prévention, constate, depuis plusieurs années, la diminution régulière des achats de boissons alcoolisées. Dans le même temps, le budget moyen consacré à ce poste a constamment progressé, pour atteindre 312 euros par foyer l'an dernier. « Les Français consomment moins, mais de manière plus qualitative. » Un sondage constate aussi que le buveur quotidien tend à devenir minoritaire. 31 % des personnes interrogées dans le cadre d'un sondage Ifop déclarent ainsi boire « au moins une fois par semaine, mais pas tous les jours », tandis qu'un Français sur quatre s'adonnerait à la boisson selon un rythme mensuel. 20 % de l'échantillon affirme ne jamais boire d'alcool.

Parallèlement, émerge le phénomène du binge drincking dans la population jeune [Voir "Alcoolisation et binge drincking" in Conduites à risque – actualité – 1er semestre 2012].

Sources :
29.03.12. France Soir. Alcools : Les Européens, plus gros buveurs du monde (OMS)
19.04.12. Le Figaro. Les Français boivent de moins en moins d'alcool (association professionnelle "Entreprise et prévention")

Alcool & Périnatalité

La consommation excessive d'alcool pendant la grossesse est bien connue (et documentée) pour augmenter le risque de fausse couche et de syndrome d'alcoolisation fœtale (SAF) qui peut entraîner un large éventail de problèmes chez l'enfant, des malformations congénitales aux  difficultés d'apprentissage et troubles moteurs et du comportement [Voir "Alcool et grossesse" in Alcool - Actualité 2011 - 1er Semestre]. L’association AMPTA a d’ailleurs mis en ligne un PDF très documenté et illustré sur les troubles causés par une alcoolisation fœtale et sur le devenir des enfants.

Une étude britannique parue dans le Journal of Epidemiology and Community Health  relativisait les effets d’une consommation modérée sur l’enfant [Voir "Alcool et grossesse" in Alcool - Actualité 2010]. Une nouvelle étude financée par les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et publiée dans l’édition de juin du British Journal of Obstetrics and Gynaecology (BJOG) interroge la question des niveaux de consommation qui occasionnent les syndrome d'alcoolisation fœtale. 

L’étude constate qu’une consommation hebdomadaire d'alcool faible à modérée n’aurait pas d’effet sur le développement neurologique des enfants à l'âge de cinq ans et ne trouve également aucune association entre la consommation ponctuelle excessive d'alcool, soit 5 verres ou plus en une seule occasion, et le développement neurologique des enfants et les scores de développement cognitif...  

Par contre l’étude constate une association significative entre 9 verres ou plus par semaine et le risque de troubles de l’attention chez l'Enfant et autre étude identifie une association entre 9 verres ou plus par semaine et un risque accru de QI faible de l’enfant. Il est à noter cependant, qu’en raison d'échantillon relativement réduit, des recherches complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Sources :
Avril 11. Ampta. Alcool Grossesse et Périnatalité (Actes de la journée du 15 avril 2011)
21.06.12. Santé Log. Alcool et Grossesse : L’étude qui dédramatise une consommation modérée

Enfance et alcoolisation précoce

La Société Française de Pédiatrie avait souligné un très fort risque pour des initiations avant 14 ans, surtout si l’alcoolisation est un moyen pour l’adolescent de réinterroger la généalogie alcoolique familiale [Voir "Consommations précoce" in Alcool - Actualité 2010]. L’IREB (Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons) consacre sa lettre d’information n°42 a la question de l’alcoolisation précoce. Question complexe, car s’il y a souvent corrélation entre alcoolisation précoce et alcoolo-dépendance, il est difficile de déterminer si l’alcoolisation précoce est une cause (d’un alcoolisme futur) ou un marqueur (d’une vulnérabilité accrue à une dépendance ultérieure).

Question impossible à trancher car, d’une part, des événements de vie négatifs durant l’enfance sont significativement associés à une consommation précoce, mais la précocité est aussi associée au « tempérament. » Des facteurs génétiques sont aussi très probablement impliqués, à la fois dans la précocité de la consommation et la dépendance à l’alcool, mais il semble que ce soit l’interaction entre ces facteurs génétiques et des événements de vie (facteurs environnementaux) qui constitue un modèle explicatif de la précocité et de la dépendance. L’IREB préconise une prévention précoce, dès l’école primaire.

Mike Steinberger, œnologue, s’interroge sur l’origine du mythe de « l’initiation précoce » à l’alcool comme facteur de protection contre l’alcoolisme. Il en trouve une première trace dans « The Natural History of Alcoholism » (1983) du Dr. George Vaillant, qui a comparé les parcours d’hommes alcooliques et non-alcooliques vivant dans la région de Boston. Il y affirme que ceux qui avaient grandi dans des familles interdisant toute forme d’alcool avaient sept fois plus de risques de devenir alcoolo-dépendants que ceux qui venaient de familles où l’on pouvait boire. Vaillant en a conclu que le fait d’autoriser les adolescents à consommer de l’alcool (avec modération) à la table du dîner favorisait les comportements responsables.

Pour David Rosenbloom, professeur à la School of Public Health de l’Université de Boston et expert des troubles addictifs, cette théorie à tout d’une « légende urbaine. » En réalité, « un enfant qui commence à boire à treize ou quatorze ans est jusqu’à neuf fois plus susceptible de développer une alcoolo-dépendance qu’une personne commençant à en boire à vingt-et-un ans. »

Sources :
Janvier 2012. IREB. Alcool et stéréotypes - Lettre d'information : Recherche & Alcoologie, N°42
04.04.12. Slate. Pour lutter contre l'alcoolisme, faut-il initier les enfants au vin ?

Alcool et personnes âgées

Une étude menée à l’Université de Nimègue, aux Pays-Bas montre que pour les plus de 60 ans, la coordination des gestes était fortement réduite dès le deuxième verre d’alcool [Voir "Alcool et vieillesse" in Alcool - Actualité 2010]. L'Enquête suisse sur la santé 2007 (ESS) révèle que la consommation d’alcool est l’un des rares plaisirs qui subsiste pour bien des personnes âgées et que près d'un homme sur dix (9 %) âgé de 65 à 69 ans a une consommation problématique d'alcool ; chez les femmes de cette même tranche d'âge, elles sont 6,6 %. L'ESS montre que 6,4 % des hommes et des femmes âgés de plus de 60 ans, soit une personne sur seize, connaît une consommation problématique d'alcool (5,8 % des femmes et 7,1 % des hommes). On parle de consommation problématique lorsqu'un homme boit plus de 40 grammes d'alcool pur par jour (20 grammes par jour pour les femmes). Cette quantité correspond à environ quatre verres de vin pour un homme et à deux pour une femme. Cette consommation peut aggraver les pathologies (cancer, diabète, hypertension, dépression, etc), modifier l'effet des médicaments ou provoquer des interactions dangereuses, induire des complications neuropsychiatriques, états de confusion, chutes, dénutrition. Enfin, les relations sociales, souvent appauvries, se détériorent.

Une étude de l'Institut central de santé mentale de Mannheim (Allemagne) étayait l’hypothèse qu’une consommation modérée d’alcool (à raison de 2-3 verres par jour) pourrait réduire les risques de démence chez la personne âgée, et réduirait jusqu’à 40% le risque de maladie d’Alzheimer. [Voir "Neurobiologie : alcool, mémoire subconsciente et Alzheimer" in Alcool - Actualité 2011 - 1er Semestre]. Une nouvelle étude, publiée par la revue Psychiatry Investigation, menée à partir de méta-analyses d’études longitudinales et d’études à partir d’imagerie cérébrale, montre que chez le patient âgé une consommation excessive d'alcool augmente le risque de dysfonctionnement cognitif et de démence. Mais qu’une consommation faible à modérée, mais régulière, d'alcool pourrait protéger contre le déclin cognitif et la démence (de l’ordre de 35 à 45%). Néanmoins, les auteurs appellent à la prudence dans l’analyse des résultats et à poursuivre les recherches.

Sources :
24.05.12. Santé Log. Alcool et Déclin Cognitif : Y-a-t-il une consommation optimale? (Psychiatry Investigation)
14.06.12.bag.admin.ch. Suisse : L'alcool et les personnes âgées : résultats de deux enquêtes

Alcool et expériences subjectives

Une étude de Universités de Paris-Descartes, Paris-VIII, et l'Université d'Etat de l'Ohio, qui sera publiée par le British Journal of Psychology, intitulée "Beauty is in the eye of the beer holder" (la beauté est dans les yeux du buveur de bière), apporte un éclairage sur l’alcoolique « beau et con à la fois » de Jacques Brel. Après une première étude à la sortie d’un bar auprès de consommateurs d’alcool invités à évaluer leur pouvoir de séduction sur une échelle de 1 à 7, puis à souffler dans un éthylotest, il fut constaté – mais on s’y attendait – que plus les gens avaient bu, plus ils se trouvaient séduisants. Plus intéressante est la deuxième phase de test, où des personnes étaient invitées par un fabriquant de boisson fictif à venir tester leur produit. Certaines reçurent une boisson non alcoolisée qui leur était présentée comme étant une boisson alcoolisée et d’autres, au contraire, reçurent une boisson présentée comme non alcoolisée, mais qui l’était en fait (dose d'alcool équivalente à 1 g/l de sang). Invité à mesurer leur pouvoir de séduction, c’est le groupe qui croyait avoir bu de l’alcool qui s’évaluait mieux que celui qui ignorait avoir bu de l’alcool.

« Le concept d'alcool est lié à la lubrification sociale, au fait de se sentir bien avec les autres », observe les auteurs de l’étude.

Une étude de l’université de Wellington, de Harvard et de l’université de Plymouth, publiée par le magazine universitaire Current Directions in Psychological Science, s’appuie sur un test qui montre que le fait de penser à du vin permet de se relaxer. Pour les auteurs, il y a là un effet d’autosuggestion : parce que nous nous attendons à ce que l’alcool nous relaxe, nous répondons automatiquement en devenant plus ouvert et bavard «dans un essai subconscient d’atteindre nos attentes».

Sources :
29.03.12. AFP Google. Boire de l'alcool, ou croire qu'on en a bu, fait se sentir beau (chercheurs grenoblois, Universités de Paris-Descartes, Paris-VIII, et l'Université d'Etat de l'Ohio)
25.06.12. Slate. La simple pensée de prendre un verre peut aider à se relaxer

Alcool & conduite automobile

D’après une étude du Pacific Institute for Research and Evaluation (Maryland), publiée dans l’édition de mai du Journal of Studies on Alcohol and Drugs, alors que les femmes étaient traditionnellement moins impliquées dans les accidents automobiles où l’usage d’alcool est impliqué, les jeunes conductrices ont aujourd’hui des risques d’accident semblables à ceux des garçons de leur âge. Leur risque c’est multiplié par 3 en dix ans. 

« Les jeunes femmes qui boivent se comportent aujourd’hui davantage comme les jeunes hommes qui boivent et conduisent », résume l’auteur principal, le Pr Robert B. Voas, de l'Institut du Pacifique.

En cause, également, pour tous les jeunes, garçons ou filles, l’utilisation au volant des smartphones et autres.

La progression des conduites d’alcoolisation chez les jeunes femmes est aussi observée en France [Voir "Alcoolisation et binge drincking" in Conduites à risque – Actualité 2012 – 1er semestre].

 

Source :
03.04.12. Santé Log. Alcool au volant : Hécatombe chez les jeunes femmes

Alcool & Pathologies

Cancer colorectal. Une étude de la Memorial University de Newfoundland, publiée dans l’édition de février de la revue BioMed Central, constate que la consommation d'alcool augmente le risque de cancer colorectal (CCR) chez les personnes obèses (3,4 fois plus élevé).

Par contre, chez les personnes non obèses, la consommation d’alcool n’a pas été associée à une augmentation du risque de CCR.

Cœur : Le syndrome dit « du cœur de vacances » des palpitations cardiaques graves survenant chez les patients atteints de fibrillation auriculaire, la forme la plus fréquente d'arythmie, à l’occasion d’une consommation excessive d'alcool (qui donc peut survenir dans un temps festif, durant les vacances)

Sources :
27.02.12. Santé Log. Obésité, consommation d'alcool et risque de cancer colorectal, un trio infernal (BioMed C)
10.06.12. Santé Log. Syndrome du cœur de vacances : L'alcool responsable de graves palpitations

Le baclofène bientôt reconnu dans le traitement de l’alcoolisme

La polémique autour du baclofène [Voir"Polémique autour du blaclofène" in Alcool - Actualité 2011 - 2nd Semestre] est passée à un cran supérieur avec l’intervention du Pr Bernard Granger, spécialiste de psychiatrie à l’hôpital Cochin, qui n’a pas hésité à évoquer la « non assistance à personne en danger » pour qualifier les atermoiements du ministre de la Santé, Xavier Bertrand et du directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), Dominique Maraninchi.

Le Pr Philippe Jaury (Université Paris-Descartes) et le Dr Renaud de Beaurepaire (Centre hospitalier Paul-Giraud) ont en effet rendu les résultats de leur étude préliminaire à l’essai clinique comparatif en double aveugle qui doit être prochainement menée. Pour l’étude préliminaire, 181 patients, gros consommateurs d'alcool se sont vu administrer, durant une année, de fortes doses de baclofène. Au final, 132 patients ont pu faire l'objet d'une évaluation : après l'année de traitement, 80% d'entre eux étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés (28). Même en assimilant à des échecs les patients perdus de vue, le taux de succès atteint encore 58%, ce qui est meilleur que les traitements classique, le taux de succès du naltrexone et de l’acamprosate, étant estimé entre 20 et 25%.

En avril, l’Afssaps fait un revirement, en affirmant que la poursuite des traitements par baclofène dans l’alcoolo-dépendance n’est plus remise en question parce que les données de pharmacovigilance sont limitées : il y aurait, en effet, d’ores et déjà entre 20.000 à 50.000 patients traités par le baclofène et seulement 69 cas déclarés, soit un taux de notification que se situant entre 0.14 et 0.35%, ce qui est très faible au regard des chiffres communément admis (5 à 10%).

L’essai clinique comparatif devrait démarrer en mai et se terminer fin 2013. D’après l’étude préliminaire, la dose moyenne efficace à un an serait estimée entre 130 et 140 mg. Une autre étude devrait se mettre en place pour objectif de comparer l’efficacité du Baclofène à des doses inférieures (90 mg/j vs placebo) dans le maintien de l’abstinence.

Sources :
25.01.12. Santé Log. Alcoolo-Dépendance : Le Baclofène reste sous surveillance de l’Afssaps
20.03.12. Maxisciences. Alcoolisme : le baclofène confirme son efficacité au cours d'une étude préliminaire (Pr Philippe Jaury, Université Paris-Descartes)
16.04.12. Slate. Alcoolisme: le scandale du Baclofène (par Jean-Yves Nau, Dr en médecine)
24.04.12. Afssaps. Utilisation du baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance : actualisation - Point d'information
25.04.12. Santé Log. Alcoolo-dépendance : Les bénéfices du baclofène désormais reconnus par l’Afssaps

D'autres pistes de traitements

Le laboratoire français D & A Pharma, mettra bientôt mis à la disposition des centres d'addictologie l'Alcover, un médicament dérivé de la molécule du GHB. Le laboratoire Lundbeck développe le Selincro (nalmefene) qui ne vise pas l'abstinence totale, mais tente de supprimer l'envie irrépressible de boire qui peut survenir après quelques verres.

Une étude de Norwegian University of Science and Technology (NTNU) et de la Harvard Medical School publiée dans le Journal of Psychopharmacology fait la méta-analyse de 6 études scientifiques menées entre 1966 et 1971, à l’époque où le LSD était encore utilisé pour traiter certains troubles psychiatriques, pour examiner l’intérêt du LSD, ou acide lysergique diéthylamide, lors d’un sevrage alcoolique. 

Les résultats consolidés des 6 essais démontrent une probabilité accrue et pratiquement double, de réduction de l'abus d'alcool, avec un traitement par LSD par rapport au placebo (OR : 1,96, IC : 95% de 1,36 à 2,84). Les chercheurs concluent néanmoins qu’une seule dose de LSD, donnée dans le cadre d’un programme de sevrage de l’alcool, est associée à une diminution de la consommation abusive d'alcool. Mais ces améliorations significatives n'ont été observées qu'à suivi à court et à moyen terme. Mais les études rapportent aussi 8 cas d’effets indésirables au moment de la prise du médicament, l’agitation, un comportement anormal, des crises.

Sources :
10.03.12. Santé Log. Alcool et dépendance: Le LSD efficace pour arrêter de boire
08.06.12. Santé.Le Figaro. Les labos s'attaquent au traitement de l'alcoolisme

Vin rouge et Resvératrol

Une étude des National Institutes of Health (NIH) publiée dans l’édition du 3 février de la  revue Cell, contribue à éclairer le mécanisme d’action du resvératrol, un polyphénol que l’on trouve dans le vin rouge et qui semble jouer un rôle préventif face au diabète, aux maladies cardiovasculaires ainsi que certains cancers. Le resvératrol ciblerait les protéines PDE (phosphodiestérases) qui, lorsqu’elles sont inhibées par le resvératrol, déclenchent une série d'événements dans la cellule, dont l’activation indirecte des sirtuines, des enzymes qui s'expriment lorsqu’il y a une restriction calorique et qui contribue alors à l’optimisation métabolique de la cellule. 

L’objectif est de découvrir un nouveau médicament, car les niveaux de resvératrol présents dans le vin ne sont pas suffisamment élevés pour produire des bénéfices suffisamment importants pour la santé et les essais cliniques utilisant le resvératrol prennent pour base 1 g de resvératrol par jour, soit la quantité contenue dans…667 bouteilles de vin rouge. Des effets toxiques sont néanmoins possible avec le resvératrol, aussi des essais portent-ils sur un autre inhibiteur de la PDE appelé roflumilast.

Source :
05.02.12. Santé Log. Vin rouge et Resvératrol : Mais pourquoi c’est si bon…pour la santé (Cell- NIH- Nature)